Comment choisir un jeu de société pour enfants ?

On ne va pas se mentir, la profusion actuelle de jeux de société, en supermarché, boutiques spécialisées ou sur Internet rend la sélection de jeux pour enfants de plus en plus difficile. En effet, beaucoup de nouveaux jeux sortent chaque mois, on trouve de moins en moins de conseil auprès des professionnels, et les marmots subissent un matraquage publicitaire parfois violent pour des jeux sans intérêt. Ne vous découragez pas toutefois, car il y a d’excellents jeux sur le marché, à la fois amusants à jouer et enrichissants pour le développement des enfants. Oui oui, les deux sont compatibles, quoi qu’on en dise. Encore faut-il faire l’effort de ne pas systématiquement se laisser happer par la dernière pub pour « Réveille pas Papa » ou « Baf la mouche » (pour ne citer qu’eux), et de prendre en compte un certain nombre de facteurs qui détermineront votre choix. 

Voici donc mes conseils, en tant que Papa Gamer, pour la sélection de jeux de société que vous offrez à vos enfants, et aux enfants des autres 🙂

1 – L’âge du marmot

Chaque boîte de jeu de société pour enfants comporte, en évidence, l’âge à partir duquel le jeu peut-être joué. Les jeux de société pour enfants, en effet, sont en général adaptés à des âges précis, correspondant à l’évolution de leurs capacités à comprendre, analyser et interagir avec d’autres personnes. Il est donc fondamental de s’intéresser à l’âge de l’enfant à qui vous allez offrir un jeu de société… ne serait-ce que pour vous assurer qu’il ne risque pas d’ingérer certaines pièces de jeux ou d’être choqués par le thème abordé. 

Attention, l’âge indiqué sur les boîtes n’est évidemment pas une science exacte ! Certains enfants pourront parfois jouer sans souci à des jeux réservés à des âges « supérieurs », et d’autres auront parfois du mal à intégrer certains points de règles précis alors qu’ils ont atteint ou dépassé l’âge « recommandé ». Pour parler plus clairement : « non, votre fils n’est pas débile parce qu’il n’arrive pas à comprendre la règle d’un jeu prévu pour son âge », pas plus que son cousin ne serait un surdoué parce qu’il joue intuitivement à un jeu prévu pour un âge plus élevé que le sien. La fierté des parents est souvent exacerbée par les progrès de leur progéniture : n’allez pas en rajouter 🙂

Mais aussi arbitraire qu’il puisse paraître, l’âge indiqué sur les boîtes de jeux (défini par les éditeurs après de nombreux tests) est une base indispensable avant tout achat et mérite donc d’être pris en compte. Et si les plus grands s’amuseront volontiers en jouant à des jeux pour les petits, les petits auront toujours du mal à s’intéresser aux jeux des plus grands.  

2 – On joue à quoi, et quand ? 

En terme d’âge, les premiers jeux que vous offrirez à vos enfants se situera aux alentours de leur troisième année. Plusieurs éditeurs (notamment Haba et Ravensburger) ont décidé d’introduire très tôt le jeu de société dans la vie de l’enfant avec des jeux accessibles aux enfants de 2 ans. S’ils sont tout à fait manipulables par des joueurs de cet âge, n’imaginez pas vos bouts de choux s’installer à table et démarrer une partie : cela leur est tout simplement impossible. Ils s’amuseront volontiers avec le matériel et vous imiteront en lançant le dé, mais 2 ans est un âge bien trop précoce pour comprendre le concept de « partie », ou pour avoir la concentration nécessaire à ce type d’exercice. Cela reste néanmoins un moment privilégié avec les tout-petits que de pouvoir observer leurs réactions très instinctives face à des éléments ludiques qui les sortent de leurs jouets habituels. 

— Le « vrai » jeu commence donc autour de 3 ans.

Pour les premières parties des marmots, mon conseil est de privilégier les jeux coopératifs (voir plus loin) aux jeux compétitifs. Cela les incitera à développer les stratégies de groupe (avec toute la famille en premier lieu), le dialogue constructif, et d’assumer des victoires (et des défaites) collectives.

En général ils se fightent entre eux bien assez dans la cour de récré et n’ont pas encore besoin des jeux compétitifs pour renforcer leur besoin montrer qu’ils sont les plus forts.  

— A partir de 4 – 5 ans, les jeux compétitifs peuvent être introduits en douceur. Le choix devient plus vaste et va, pour beaucoup, dépendre de ses univers privilégiés (animaux, chevaliers, pirates, cuisine, voitures, etc.).

Les jeux comporteront souvent quelques finesses de règles permettant aux plus attentifs (ou aux plus malins) de tirer leur épingle du jeu. Les enfants ont toutefois encore du mal à se concentrer pour des parties dépassant le quart d’heure, et les jeux qui équilibrent les chances (c’est à dire basés sur de l’aléatoire) sont à privilégier. 

Entre 6 et 8 ans, avec l’apprentissage de la lecture, les jeux plus sophistiqués commencent à arriver sur les tables, avec des règles souvent plus complexes qui mettent en avant les capacités de réflexion des marmots. C’est la période où les enfants sont capables de développer leur concentration sur la durée entière d’une partie et où ils vont pouvoir commencer à jouer en totale autonomie, dans la compréhension des règles comme dans le déroulement des parties.

Les adultes, autrefois indispensables pour l’explication et la mise en place, peuvent observer leur progéniture lancer les dés comme des grands. Cette période est aussi celle où les mécanismes de jeu commencent à compter autant que l’univers. On ne joue plus seulement « à un jeu de pirates » mais « à un jeu de cartes avec des pirates ». C’est aussi, le moment où les enfants peuvent commencer à structurer leur imaginaire et découvrir les jeux narratifs.

Entre 9 et 12 ans, les enfants sont quasiment capables de jouer à des jeux « pour les grands ». Seuls les thèmes abordés ou la complexité excessive du jeu ou du matériel à manipuler fera véritablement la différence. C’est l’époque des découvertes de styles de jeux aux parties longues, le début des premiers Wargames (RISK…) des grands jeux d’aventure (Talisman…), des jeux de cartes complexes… A 12 ans, l’enfant peut totalement s’investir dans une partie longue et devenir un adversaire de taille, même pour les vieux briscards que vous êtes.

Et c’est à ce moment, après votre soixantième défaite consécutive, que vous regretterez de leur avoir montrés tout ce que vous saviez faire 🙂 Il faudra alors de toute urgence refaire un enfant et recommencer de zéro.  

3 – L’univers du marmot ?

La plupart des jeux de société sont composés de deux éléments : une mécanique de jeu, et un univers. La mécanique de jeu est évidemment importante (c’est souvent elle qui va définir si le jeu est amusant ou non) mais les enfants sont avant tout sensibles à des univers. Et là où vous avez de la chance, c’est que les jeux de sociétés couvrent tous les univers possibles et imaginables : enquêtes, animaux, pompiers, fruits, chevaliers, science-fiction, ninjas, gestion, zombies, courses de voitures, construction, shopping, fantômes, princesses, pirates, contes de fées, fantasy, lettres, chiffres, ferme, cuisine, etc. : tout ce dont vous pouvez rêver pour un marmot existe déjà ou sera probablement sorti la semaine prochaine. 

Un jeu de courses de coccinelles pour un amoureux de la nature ? Ca existe. Un jeu de foot avec des dés ? Ca existe. Un jeu de cartes sur les jus de fruits ? Ca existe.  La vie de Robinson Crusoé sur son Île ? Ca existe. Un jeu avec plein de jeux dedans ? Ca existe. Une fourmi de dix-huit mètres avec un chapeau sur la tête ? Ca existe.  Enfin non, mais ça pourrait arriver plus vite qu’on ne le pense.

Bref.  

A partir du moment où vous vous intéressez un peu à l’âge de l’enfant, et au choix d’un univers de jeu (soit parce qu’il l’affectionne, soit pour lui faire découvrir), vous aurez fait l’essentiel du travail. Entre parenthèses, laissez immédiatement tomber le concept du « jeu pour fille » ou « jeu pour garçon ». Les petits marmots aiment les princesses autant que les petites marmottes aiment les courses de voitures. Donc ne tombez pas dans les pièges marketing des boîtes bleues et des boîtes roses : tant que le jeu est bon, tout le monde s’y amusera. Fin de la parenthèse.  

A présent, faisons le tri ! 

4 – « Bons jeux » et « mauvais jeux »

Derrière cette appellation volontairement provoc’ se cache néanmoins un fait irréfutable : tous les jeux sont loin de se valoir et beaucoup ne proposent rien d’autre qu’un défouloir qui va exciter les marmots au lieu de les calmer. Ces jeux, on les reconnait facilement puis qu’ils sont immanquablement en tête de gondole des supermarchés, rayon jouets.

Cela pose de nombreuses questions :

  • la plupart de ces jeux sont des jeux d’adresses plutôt simplistes, totalement dépourvus de subtilité
  • la plupart de ces jeux sont en plastique, fragiles et donc hautement périssables, ce qui opposé à ce que doit être un jeu de société
  • la plupart de ces jeux fonctionnent avec des piles, ce qui n’est pas courant dans le monde des jeux de société
  • Conclusion : ces jeux, rangés aux rayon des jouets, ne sont pas des jeux de société, ce sont des jouets.   

Un jouet a pour fonction d’accompagner l’enfant dans son imaginaire, de lui laisser libre cours à toutes ses fantaisies. Un jeu de société, au contraire, soumet le marmot à des règles et à un cadre de jeu très délimité. Les deux produits ne doivent donc pas être associés, encore moins confondus.

Pour tenter une comparaison facile, les jeux de supermarché (pour lesquels les marmots sont abreuvés de publicités) sont le fast food du jeu de société. Vite joués, vite oubliés, ils seront la star d’un goûter d’anniversaire bruyant mais ne seront que rarement ressortis en famille. Ce n’est pas grave en soi, mais c’est toujours dommage d’acheter des produits purement marketing quand des vrais jeux existent par ailleurs.    

Un jeu de société suppose un petit rituel à chaque ouverture de boîte : c’est un moment calme, concentré, où l’on va devoir faire appel à son sens de la stratégie, de l’analyse et maudire son manque de chance. Ce n’est en rien un moment où l’on pousse des hurlements hystériques en tentant de faire en sorte que son hippopotame daigne avaler plus de billes que ses concurrents. 

Beaucoup de parents offrent des jeux à leurs bambins sans même regarder la boîte, saoulés d’entendre des demandes incessantes. Il faut dire que nos poussins sont littéralement assaillis de publicités pour ce type de produits dès qu’ils regardent un dessin-animé. Ayez bien conscience que ces jouets ne sont pas des jeux : ils participent à leur propre logique de consommation urgente.  

5 – Compétitif ou Coopératif ? 

A présent que vous avez bien cerné le sujet, essayez encore d’affiner votre recherche. Car si les jeux de notre enfance étaient la plupart du temps centrés sur la compétition, nombreux sont les jeux aujourd’hui qui axent au contraire leur mécanisme sur la coopération. Dans ce dernier cas, tous les joueurs vont faire partie d’une seule et même équipe et vont donc devoir allier leurs forces pour affronter le jeu lui-même. 

C’est bien évidemment vers les jeux coopératifs que l’on dirigera les joueurs les plus jeunes, afin de privilégier le développement de leur sens de l’entraide et d’aider à la communication entre les plus grands et les plus petits. Dans ce type de jeux, tout le monde gagne ensemble ou perd ensemble, ce qui évite de nombreux drames d’après parties.

A titre personnel, ce style de jeux est clairement mon préféré, car il participe à la création d’une cohésion de groupe devant un objectif commun à surmonter. 

Les jeux compétitifs ne sont pas à proscrire, loin de là, car un compétiteur acharné sommeille en chacun de nous, mais il n’est pas idiot d’attendre que le marmot ait atteint les 5 ans pour le diriger vers ce type de jeux. La compétition implique qu’il n’y ait à chaque fois qu’un vainqueur et beaucoup de perdants. Il sera alors malin de privilégier les jeux proposant des parties très courtes, afin que les adversaires puissent rapidement retenter leur chance. 

6 – C’est quoi un « bon jeu » alors ? 

Le fait de pointer du doigt « les jeux de supermarché » (Hippogloutons, Réveille pas Papa, etc.) ne doit pas non plus faire tomber dans l’excès inverse et vous inviter à vous précipiter sur les jeux pseudo éducatifs qui ne sont que des leçons de lecture ou de maths déguisées. Un jeu est fait pour se détendre, jouer et s’amuser, pas pour réviser ses leçons de la veille. Donc fuyez comme la peste les jeux qui vous promettent « d’apprendre en s’amusant », car il est très rare qu’ils proposent des jeux présentant le moindre intérêt ludique. 

Pour les plus petits, concentrez-vous en premier lieu sur les produits des éditeurs qui connaissent leur job (Haba, Gigamic, Ravensburger, Djeco, Auzou...) et voyez comment chacun a pu mettre en place un catalogue de jeux qui lui est propre et qui tient compte des spécificités de chaque âge. Ensuite, il n’y a pas de secret, il faut se faire sa propre opinion en lisant ou en visionnant les tests qui ont été faits par les professionnels ou les utilisateurs. Sur plateau marmots, évidemment, mais également sur trictrac ou chez ludovox, ou chez les très nombreux blogueurs et vidéastes qui partagent leurs impressions sur la toile. 

N’hésitez pas surtout à visiter le site vidéorègles de yahndrev, qui met très régulièrement en ligne des vidéos de présentation des jeux pour grands et petits. Il vous permettra, en quelques minutes de visionnage, de savoir si le jeu que vous comptez acheter plaira à votre marmot. 

7 – Et un bon vieux coffret à l’ancienne avec plein de jeux dedans ? 

La plupart d’entre nous a connu cette petite valisette ou grosse boîte en bois avec une roulette en plastique, des cartes fatiguées, des jetons de toutes les couelurs et des jeux en veux-tu en voilà, avec des dames, des échecs, du nain jaune (pour qui s’en souvient encore), du backgammon, les petits chevaux, le yam’s, le jeu de l’oie, etc. En soi, c’est une excellente idée, car sur les 150 jeux présents dans la boîte, il y en aura toujours un ou deux qui intéresseront le marmot (statistiquement, le risque d’échec total est faible). Le problème, c’est que la plupart des familles ont déjà une mallette de ce type et vous risquez fort de faire doublon.

Plusieurs éditeurs, en revanche, ont creusé le problème et décidé de décliner ce concept du « plusieurs jeux dans la boîte », en proposant des jeux originaux. C’est le cas par exemple d’Haba (encore eux !) avec « Mon premier Trésor de jeux » ou « Ma grande collection de jeux Le verger« , de Schmidt avec « 6 jeux d’éveil« , ou de Djeco avec une compilation de ses jeux de cartes. 

Bref, il y a toujours moyen de « viser large » et de s’assurer de faire plaisir. 

8 – Et moi dans tout ça ? 

Le dernier conseil que je peux vous donner n’en est pas le moins important : dans la mesure où c’est vous qui offrez le jeu, prenez un jeu auquel vous aurez du plaisir à jouer. C’est vous qui allez mettre le jeu en place, expliquer les règles, partager les premières parties. Et si vous deviez faire cela avec un jeu qui vous indiffère ou qui vous insupporte, cela sera ressenti par l’enfant comme du dédain vis à vis de lui. Donc prenez des jeux qui sauront également vous séduire et vous distraire, et ne vous contentez pas de lui offrir froidement la dernier jeu qu’il a vu dans une publicité sans même savoir de quoi il retourne. Intéressez-vous à ses goûts, faites-lui découvrir toutes les merveilles du jeu de société, et vous vivrez ensemble des parties toujours plus passionnantes qui vous aideront à vous découvrir et à vous comprendre chaque jour davantage.

Alors bon jeu !  

7 commentaires sur “Comment choisir un jeu de société pour enfants ?

  • 11 juin 2017 at 7 h 05 min
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    Merci pour ton analyse détaillée. C’est argumenté et bien présenté. On sent le passionné qui est là pour nous aiguiller. Bravo!

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  • 11 juin 2017 at 13 h 15 min
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    Merci beaucoup pour le commentaire. Ce sont des sujets souvent complexes à synthétiser, mais j’aime beaucoup essayer de le faire, plus ou moins adroitement. Très vite un article sera en ligne ayant pour thème : « faut-il tricher pour les laisser gagner » ou encore « peut-on laisser les enfants jouer seuls ? »

    C’est toujours « touchy » d’aborder ces sujets car cela touche de près le sujet supersensible de l’éducation. Mais bon, je suis là pour ça, hein ? 🙂

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  • 12 juillet 2017 at 18 h 46 min
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    Une fois de plus, je prends beaucoup de plaisir à te lire ! C’est un sujet complexe mais très bien abordé, qui va à l’essentiel.
    Je suis presque d’accord avec toi quand tu parles des jeux « apprendre en s’amusant ». Il y en a beaucoup qui sont plutôt rébarbatifs mais (et oui, le fameux « mais »), quelques uns permettent malgré tout de « réviser » de manière ludique. Je pense que le problème vient du fait que ces jeux sont catalogués comme tels. Il y a une différence entre « Viens on va faire une partie de Truc, comme ça tu réviseras en même temps tes tables de multiplication » et « Viens on va faire une partie de Truc, un petit jeu rapide et original »…. J’ai testé ce genre de jeux auprès d’enfants, quand le thème, le graphisme, le concept…. sont sympas, ça passe tout seul ! Mais je suis d’accord avec toi, ils sont rares.

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    • 12 juillet 2017 at 21 h 47 min
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      Hello !

      Merci pour le commentaire !
      J’ai envie de te prendre au mot : si tu as en tête des jeux qui permettent d’apprendre des notions scolaires de manière ludique, je t’invite à nous les signaler ou, mieux encore, de rédiger un petit avis (voire un très grand) sur eux 🙂
      Bref : les colonnes de Plateau marmots te sont grandes ouvertes 🙂

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      • 14 juillet 2017 at 13 h 00 min
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        Oups…je suis meilleure joueuse que rédactrice 😉 Je n’ai pas osé citer de jeux, je ne savais pas si j’avais le droit !?!
        Bref, le jeu auquel j’ai pensé dans mon commentaire est « Multipli Potion » chez ONtheGO où le but du jeu est de capturer les monstres de son adversaire grâce aux multiplications. Je l’ai testé auprès d’enfants de CM2. J’ai tenté l’approche brute « Voici un jeu pour réviser ses tables »….il y a eu chez les enfants une déformation faciale qui exprimait de façon évidente leur 1ère impression « Beurk, l’horreur !! ». La 2ème tentative « Voici un petit jeu rapide et sympa » auprès d’un autre groupe a eu plus de succès. Malgré une mécanique de jeu essentiellement basée sur les maths, il y a aussi un côté stratégie qui plait. On ne se contente pas de faire des calculs, il faut aussi réfléchir à ses actions et essayer d’anticiper celles de son adversaire. Bilan: certains n’ont pas trop accroché et d’autres oui. Toute est une question d’approche, il y a des mots tabous même dans le monde merveilleux du jeu ….
        Il y a aussi le « Tam Tam Safari » chez AB Ludis qui se joue un peu comme le Dobble, sauf qu’au lieu d’associer 2 images, il faut constituer une paire mot-image. Donc plutôt axé vers les enfants en plein apprentissage de la lecture. Le seul inconvénient: faire jouer des enfants qui ont le même niveau.
        Et puis il y a les jeux qui ne sont pas catalogués « éducatifs » mais qui permettent pourtant de réviser. Je pense notamment à « Mot pour Mot » chez Le scorpion masqué qui allie culture générale et orthographe.
        Quoiqu’il en soit, je pense que d’une certaine manière tous les jeux permettent de « réviser » un peu: lecture, orthographe (pour les jeux de lettres), calculs (ben oui, faut bien compter ses points)….
        Pour finir, je dirai qu’un vrai jeu (pas les jeux « pipicacaproutmorve ») véhicule de bonnes valeurs telles que le respect des autres, des règles, du matériel, la coopération, savoir accepter l’échec (merci les jeux coopératifs !), savoir être fairplay, le partage …….et surtout savoir se détendre (ça a l’air bête mais il y en a qui ont du mal…), s’amuser, rire, en plus il parait que c’est bon pour la santé! Alors pourquoi se priver ? Qu’en penses-tu ?

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  • 13 juillet 2017 at 8 h 08 min
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    Bonjour bel article! Le prince motordu par exemple est un bon jeu où on apprend et qui amuse les enfants, les jeux tiptoi aussi sont sympas! Gtp compèt par exemple permet de consolider les notions de solides, de géométrie dans l’espace tout en étant ludique. Bref évidemment beaucoup de jeux dits éducatifs sont ennuyeux mais d’autres non estampillés éducatifs le sont ! De même que le Monopoly qui chez nous fait un carton de 6 à 90 ans permet vraiment de jongler avec les nombres de manière concrète et progressive…

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  • 9 novembre 2017 at 11 h 48 min
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    Bonjour,
    Très bon article, merci.

    Je voudrais compléter ce qui n’a été qu’effleuré…. le point primordial, essentiel, crucial, vital, dans le choix d’un jeu pour un marmot, c’est la durée !
    Je pense que nous avons tous pu être espoutanflés par la capacité des enfants à jongler avec des règles/mécanisme pas si simple, ou à avoir retenu par cœur des cartes à effet compliqués. Par contre il est vraiment indispensable d’adapter la durée du ou des jeux à la capacité de concentration de l’enfant. Il faut que le jeu soit un plaisir, et donc il ne faut pas dépasser cette limite.

    Côté mécaniques, je ne mettrais par contre quasiment pas de limites. Pour moi l’aspect le plus compliqué pour les enfants, le seul pour lequel on peu dire qu’il ne s’agit plus d’un enfant si ça ne lui pose plus de problème c’est la négociation pure. (même le bluf est acquis super tôt)

    PS : si ça vous intéresse, je vous engage à lire de nombreux articles de Bruno Faidutti (auteur « historique » de jeux de société en France) sur les thème compétitif vs coopératif et sur les jeux éducatifs : (que l’on partage ou pas ses avis, ceux-ci sont toujours argumentés ! )
    http://faidutti.com/blog/?p=1021
    http://faidutti.com/blog/?p=2264

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