Test – Hubywoky

Il existe, quelque part au fond d’un volcan éteint, un sombre repaire secret au sein duquel des génies du mal se rassemblent autour d’une table. Leur but ? Confronter leurs idées diaboliques, destinées à créer des drogues dures pour les marmots du monde entier. C’est le genre d’endroit où l’on a l’idée de mixer les dinosaures et les trains, de créer des Monopolys Mario ou de créer les Fruit Shoots.
Bien qu’ils soient tous rompus aux pires ignominies, personne n’était préparé à ce qui fut proposé lors de la dernière réunion, celle qui changea pour toujours la face du monde. Ce jour-là, les génies du mal pensaient avoir tout entendu. Les idées fusaient, sans grande originalité.
« Et si on faisait des toupies démontables qui se battent dans des arènes ? »
Applaudissements polis. 
Et si on faisait un dessin animé avec des dinosaures qui se transforment en robots ninjas qui crachent du slime par le cul ? »
Applaudissements et sifflements enthousiastes.
C’est alors que les Lyonnais d’Hubvious, conviés pour la première fois à cette sinistre réunion, prirent la parole :
« Et si on faisait un jeu de cartes à collectionner pour enfants, avec des cartes communes, rares et légendaires, des paquets de démarrages et des paquets recharge ? Les cartes, ce seraient des sortes de pokemons qui se battraient avec des bonus cachés, et les bonus auraient aussi un coefficient de rareté.
Un moment d’effroi venait de parcourir l’assistance. C’était de loin le combo le plus diabolique que l’on puisse imaginer…
Les créateurs du jeu reprirent la parole.
« Ah oui aussi, le jeu fonctionnerait en binôme avec une application smartphone dans laquelle on pourrait gérer ses cartes, s’entraîner à jouer. Et on pourrait plus tard y implémenter des microtransactions… »
La foule hurla comme un seul homme : le mal absolu venait d’être engendré.

Le rôdeur devant le seuil… de la cour d’école

Vous me pardonnerez  j’espère cette longue introduction facétieuse, mais j’avoue qu’elle retranscrit assez fidèlement l’image que j’ai eue en tête lorsque j’ai été contacté par les créateurs d’Hubywoky pour m’inviter à découvrir leur jeu. Pour ceux qui connaissent les ravages (financiers) du jeu de cartes à collectionner, envisager un jour que notre progéniture puisse commencer à jouer à Magic a de quoi faire frémir n’importe quel porte-monnaie. Et l’association entre Jeu de Cartes à collectionner et Application (et donc possibilité d’avoir un jour accès à un « store » permettant de changer la couleur de cheveux de son avatar pour la modique somme de 30 euros) a de quoi filer des cauchemars à n’importe quel parent, surtout s’il a déjà eu le malheur d’installer Pokemon Go sur son téléphone.

C’est donc avec une certaine putain de méga méfiance que je me suis laissé convaincre d’y jeter un oeil, afin de savoir si les messieurs d’Hubvious étaient des créateurs de jeux responsables ou bien des suppôts des enfers ayant pris forme humaine et poilue. L’enquête m’a fait perdre pas mal de points de santé mentale, mais voici ce que j’en ai conclu…

Engie coupe le jus d’Hubania

Quoiqu’il arrive, quoi que l’avenir décide pour nos portes-monnaies effrayés, on ne pourra pas reprocher aux créateurs d’Hubywoky d’avoir lésiné sur la pédagogie pour faire passer la pilule de la collectionnite aux parents apeurés.

La découverte d’Hubywoky commence en effet par un texte à destination des parents, remarquablement bien écrit, afin de les caresser dans le bon sens du poil. C’est malin et très bien fait : et cela montre que les auteurs ont pleine conscience des critiques qui pourraient leur être formulées quant au contenu addictif de leur jeu.

Mais le background a également été soigneusement travaillé pour séduire les marmots, au moyen d’une histoire (un peu beaucoup tirée par les cheveux, certes) d’obscurité éternelle et de petites créatures lumineuses en galère dans le monde d’Hubania. Ces créatures, sortes de petits monstres charismatiques entre les Pokémon et Monstres et Cie sont divisées en 3 clans aux noms inutilement compliqués, qui correspondent en fait aux trois couleurs de cartes, rouge, bleu ou jaune.

Pour aller vite, on va dire que certains humains décident d’aider les créatures à retrouver la lumière en… les faisant se bastonner entre elles, ce qui m’échappe un brin. Mais qu’importe : le scénario suffira sans doute aux marmots, qui seront de toute manière déjà en train de déballer leurs cartes plutôt que de s’intéresser à ces obscures explications. Qui leur en voudrait ?

Isocèle ou équilatéral ?

Hubywoky est distribué en starters et boosters, c’est à dire en boîte de démarrage de 36 cartes et en paquets recharge de 6 cartes, qui permettront petit à petit de constituer une collection de bestioles. La boite de démarrage est absolument magnifique dans son look d’écrin triangulaire coloré. Mais on a un peu un effet « soufflé qui retombe » à l’ouverture, lorsque l’on extrait les 36 cartes du jeu, triangulaires elles aussi, qui semblent en comparaison bien petites. Je sais bien que la taille ne compte pas (on me le répète curieusement très souvent), mais quelques millimètres de plus n’auraient pas été du luxe pour y gagner en plaisir de jeu et de manipulation. C’est un peu dommage, mais peu importe.

Toute la dynamique du jeu d’Hubywoky tourne autour des « Deltas », c’est à dire ces petites cartes à jouer triangulaires. Chaque Delta représente une petite créature qui peut être bleue, jaune ou rouge. Mais attention : même les monstres bleus ont une force d’attaque jaune ou rouge, même si elle est le plus souvent inférieure à la force d’attaque de leur propre couleur.

Au verso de certaines cartes, on trouve des bonus qui vont changer la physionomie de la partie en cours. Soit en octroyant un bonus offensif à votre monstre, soit en modifiant l’environnement de jeu (changer la couleur de l’attaque, choisir un autre attaquant, etc.).

Bien qu’un peu petites à mon goût, les cartes sont jolies et lisibles : les 3 valeurs d’attaque sont clairement indiquées et les bonus sont rapidement identifiables après une partie ou deux, si on garde l’aide de jeu pas trop loin

Préparer une partie

La mise en place du jeu est plutôt rapide : chaque joueur doit constituer un deck de 12 cartes dans lequel il va placer des cartes simples et des cartes avec bonus.

Si chaque joueur dispose de sa propre collection de cartes, il sera bien évidemment conseillé de préparer un deck personnalisé avec vos meilleurs soldats. Mais il est également possible de drafter ses cartes à partir d’une collection commune, pour pouvoir jouer avec une seule boîte de démarrage, ce qui est très bien vu de la part des auteurs.

Les douze cartes de chaque joueur sont réparties en 3 piles de quatre cartes, présentées face cachée. Les bonus au verso des cartes seront donc apparents, mais ils doivent être camouflés sous une première série de cartes sans bonus, histoire de ne rien dévoiler de vos sordides manigances.

Chaque pile de cartes va affronter son vis-à-vis, et lui seul. Il faut donc veiller à ce que chaque pile soit homogène en bestioles et bonus.

Notez également qu’il est possible de jouer à 3 joueurs, ce qui va légèrement modifier la mise en place (3 decks de 8 cartes), mais le fond de jeu reste identique, donc je mets ce mode de côté pour le moment. 

Le combat

Le combat débute en retournant la première carte de chaque pile. On effectue alors le compte des couleurs en présence afin de déterminer la couleur de la partie. Par exemple, s’il y a 3 cartes rouges, 2 jaunes et 1 bleue, la partie sera « rouge » et c’est la valeur de combat rouge qui sera utilisée pour tous les combats à venir. Toutes les cartes doivent alors pivoter de telle sorte que la valeur de combat correspondant à la couleur de la partie soit orientée vers l’adversaire.

Le premier joueur choisit ensuite quelle carte de son adversaire il décide d’affronter. Les valeurs de cette carte et de celle en vis-à-vis sont alors comparées. La perdante est immédiatement défaussée. Bref, c’est une bonne vieille « Bataille » des familles, à ceci près que si les deux cartes ont la même valeur, elles sont toutes les deux défaussées…

Ahahahahah, tu es tombé dans mon pièèègeuuuu

Pour pimenter la partie, donc, un certain nombre de bonus vont se déclencher une fois dévoilés. Concrètement, quand vous défaussez l’un de vos monstres tristement battus, vous dévoilez le bonus qui va bien et qui va peut-être renverser le cours de la partie. Le seul souci, c’est que votre adversaire va faire de même, le fourbe !

Ces bonus peuvent être offensifs (des bonus à la valeur d’attaque, par exemple), ou des crasses un peu plus vicieuses (attaquer ou défendre avec un autre monstre que celui qui est face à l’adversaire, changer la couleur du jeu, détruire un monstre adverse sans même le combattre, etc.). Ce sont ces bonus qu’il faut essayer de faire apparaître au moment opportun pour tenter de déstabiliser l’ennemi. Ce qui nous amène bien évidemment au principal intérêt du jeu : la construction du deck.

J’aime qu’un plan se déroule sans accroc

Eh oui, qui dit jeu de cartes à collectionner dit « beaucoup de cartes », et pour que le jeu prenne tout son sens, il est important de passer du temps à fignoler son deck. Là, vous allez me dire qu’un marmot de 8 ans est trop jeune pour customiser un deck, mais je vous répondrai que depuis deux ans il monte et démonte sans relâche des toupies Beyblade pour créer une arme de destruction massive, alors croyez-moi, il est prêt.

Construire un deck, dans Hubywoky, cela veut dire essayer de mettre en place des bonus pour qu’ils se combinent avec les cartes encore enfouies en dessous. Par exemple, si vous avez des cartes super fortes sur leur valeur jaune, cela vaut le coup de les planquer sous un bonus qui va changer la couleur de la partie en jaune. CQFD.

Il faudra évidemment subir de nombreuses défaites et effectuer pas mal d’heures d’école buissonnière, mais vous comprendrez petit à petit comment certains effets peuvent s’enchaîner plutôt bien, si l’adversaire a la bienséance de se laisser faire sans rien dire.

Magic 2.0

Pour s’entraîner à composer des decks solides sans subir des séries de défaites aussi humiliantes que déprimantes, Hubywoky vous permet bien heureusement de les tester sur une application smartphone ou tablette contre des IA plus ou moins retorses : les « boss ».

Cette application permet en effet de scanner le QR Code situé au verso de chacune de vos cartes physiques pour les retrouver au format numérique. Vous pourrez alors les manipuler, les classer, et constituer des decks basés sur votre collection. Vous aurez le loisir de les modifier encore et encore jusqu’à trouver celui qui vous permettra de battre l’ensemble des boss. L’affrontement avec les vraies gens pourra alors commencer.

L’application vous permet également de vous situer sur un classement mondial de dresseur des monstres au format part de pizza, ce qui est quand même la grande classe. Des challenges sont aussi disponibles, du type « scanner tel ou tel type de monstre », afin de vous inciter à en trouver un au plus vite pour monter au classement. Le jeu venant d’être lancé, on suppose que des fonctionnalités seront implémentées au fur et à mesure. Reste à voir lesquelles ?

– Professeur Evil je présume ?
– Euhhhh non, moi c’est Matthieu, enchanté !

Si l’on combine (nous aussi) les quelques éléments qui précèdent (Jeu de cartes à collectionner, monstres rigolos, application smartphone, etc.), on pourrait doucement arriver à la conclusion qu’Hubywoky n’est en fait rien d’autre qu’une cash machine soigneusement marketée pour nous ruiner, que ce soit dans les boutiques physiques ou via l’appli. C’est donc porté par ces interrogations légitimes d’ex-joueur de Jeu de Cartes à collectionner aujourd’hui devenu parent super responsable (et qui ne claque pas des centaines d’euros dans ls boutiques de jeux à chaque visite) que je suis parti à la rencontre des créateurs du jeu pour leur faire part de mon indifférence devant leur stratagème perfide.

Manque de bol, ces messieurs de chez Hubvious n’ont rien à voir avec des markéteux sans scrupules et ressemblent avant tout à des joueurs, soucieux de faire le meilleur jeu possible. Damned, diantre et mortecouille ! Très sympathiques, attentifs et concernés, ils ont pris le temps d’éclaircir plusieurs points qui me posaient question, sans me jeter de caillou ni même se moquer. Autant vous dire que j’ai été confondu par tant de gentillesse et de prévenance, et que j’ai dû ravaler mes griefs de papaparano. J’en fus fort déçu, mais la vie est comme ça : il y a parfois des gens bien dont il est difficile de se faire des ennemis. C’est frustrant, mais il faut faire avec.

Un jeu, tout simplement

Hubywoky n’est donc pas (qu’) une cash machine qui va vous inciter à vendre un rein pour trouver la carte rare qui vous fait défaut pour enfin battre votre fille à l’heure du goûter. C’est avant tout un jeu, un vrai jeu, simple et accessible, qui pourra tout à fait trouver sa place auprès des 8 -10 ans. Loin de tout machiavélisme, on pourra à la limite lui reprocher sa trop grande simplicité, puisqu’il s’agit avant tout d’un jeu de bataille avec quelques cartes à effets qui pourront modifier certaines valeurs ou certaines conditions de jeu, sans jamais remettre en cause la mécanique de base, aussi universelle que « la carte la plus forte gagne sur la moins forte ».

Les créateurs m’ont rassuré avant tout sur l’appli : non, elle n’a pas vocation à créer un store pour vendre du virtuel, mais permettre aux parents de commander des boosters facilement. En effet, contrairement aux cartes Pokemon ou Yugi-oh, Hubywoky ne se trouve pas en supermarché et doit lutter avec des adversaires ayant des moyens bien plus imposants. Le fait de commander des recharges par l’appli permettra donc de les recevoir à l’ancienne, dans sa boîte aux lettres, et pas uniquement dans sa boîte mail. C’est un excellent point.

Les auteurs m’ont également affirmé ne pas vouloir créer des cartes inutiles dans le seul motif de leur donner un coefficient de rareté. Chaque carte a son intérêt en terme de gameplay, et s’il est clair qu’un simple starter est un peu léger pour savourer le jeu sur le moyen terme, il n’y aura absolument pas besoin de posséder la collection complète pour générer de nombreuses parties endiablées à 2 ou 3 joueurs. Ouf ! 

Attrapez les touuussss !

La collection, soyons honnêtes, fait toutefois totalement partie du plaisir de jeu, et la question ne doit pas être évacuée. Oui, Hubywoky coûtera plus cher qu’un simple starter, de la même manière qu’il coûtera bien moins cher qu’un album de foot Panini complété à 100 %.

Il y a 60 monstres différents dans Hubywoky, 45 communs, 9 rares et 6 légendaires. Mais il y a aussi un coefficient de rareté dans les bonus qui peuvent être oui ou non imprimés sur les cartes. Donc si vous chopez un monstre légendaire qui possède en plus un super bonus, vous avez gagné votre journée.

Le coût des boîtes de démarrage a été fixé à 18 euros et celui des recharges de 4 euros.  

Donc soyons clairs : si en tant qu’adulte je ne me sens pas forcément de faire mes soirées jeux autour d’Hubywoky, je sais que la collectionnite me guette à tout moment. Est-ce un mal ? Evidemment pas. C’est un plaisir qui se mêle parfaitement à l’esprit du jeu. Peut-être que nos amis d’Hubvious auront à coeur de permettre aux joueurs d’échanger leurs doubles via un forum dédié, comme le fait Panini ? 

La collection n’est pas un mal en soi. C’est au contraire un moteur. A nous, en tant qu’adultes, de poser les limites et de dédramatiser la déception d’une collection incomplète. Ca peut aussi être une jolie leçon de vie… 

Et si on demandait l’avis des premiers concernés ?

Mes parties d’Hubywoky avec des marmots ont été agréables, vraiment. Passée l’excitation de la manipulation des cartes, on a pu s’y coller pour de vrai et enchaîner les combats. Ces derniers m’ont permis de pointer du doigt que la règle fournie dans la boîte est un chouïa laconique et que quelques exemples de plus n’auraient pas été superflus, au vu des questions qui m’ont ensuite été posées. Mais le jeu tourne bien, clairement.

Pour les plus petits, 7 – 8 ans, c’est avant tout le plaisir de faire des batailles entre monstres qui était apprécié. Mais dès 9 ans, les rouages du cerveau turbinaient déjà à plein pour essayer de créer quelques combos. Il serait bon qu’Hubvious en fournisse quelques-uns, histoire d’aider les parents non joueurs à mettre le pied à l’étrier. J’en ai fait part aux responsables qui m’ont promis d’étudier la question. Je pense que quelques vidéos de tuto sur la meilleure manière d’utiliser les bonus serait un vrai plus, pour que parents novices et marmots débutants puissent fourbir leurs armes et ne pas se faire massacrer dans la cour de récré… ou à la pause déjeuner au bureau. Wait and see ! 

Oui, mais moi j’étais venu pour râler !

Ne vous inquiétez pas, il y a toujours moyen de rendre un jeu perfectible et Hubywoky n’échappe pas à la règle. On peut commencer par pointer la simplicité du jeu, qui le rend accessible aux marmots de 7-8 ans, un âge où ils ne sont pas censés trop tartouiller les écrans tactiles de leurs doigts pleins de nutella. Mais bon, ils le font déjà, alors à quoi bon ? On pourrait aussi dire que c’est dangereux d’introduire des Jeux de Cartes à collectionner dans les mains des marmots, sauf que Pokemon et Yugi-Oh n’ont pas attendu Hubywoky pour siphonner les porte-monnaies des parents affligés.

Tout ce que l’on pourra faire, c’est surveiller que la collection de monstres n’enfle pas de manière exponentielle et sans raison ludique (60 cartes actuellement), que l’appli ne prend pas soudain l’avantage sur les bonnes vieilles cartes en carton et que l’ajout – inévitable – de nouveaux bonus ne vienne pas complexifier un jeu qui gagne à rester simple s’il ne veut pas se tromper de public.

Sur le fond de jeu, on pourra déplorer que la stratégie reste sommaire, et surtout très aléatoire. Si vous ne parvenez pas à faire disparaître les cartes qui recouvrent vos bonus, vos belles manoeuvres resteront vaines. A l’usage, il sera possible de créer ses propres combos, mais leur efficacité est parfois capricieuse. Rien de choquant toutefois, a fortiori si l’on se rappelle en sursaut que ce sont nos marmots qui sont censés y jouer. 

A propos des marmots, la règle propose de mettre une carte « en jeu » à chaque partie, qui sera gagnée par le vainqueur. Si cela peut-êtr eun moyen sympa de refiler ses vieux doubles, c’est aussi la porte ouverte à pas mal d’emmerdes. Je suggère donc de passer outre. 

Reste la taille des cartes, un peu petite, et la boîte inutilement grande. On pourra râler (pour de vrai) sur le thermoformage un peu trop serré qui empêche de récupérer les cartes tout au fond. Un véritable scandale, évidemment 😉

L’avis de Plateau Marmots

Déception : Hubywoky n’est donc pas l’incarnation mercantile du mal 2.0 sur lequel on aurait aimé se faire les dents. Bien au contraire, c’est un jeu de cartes, simple et agréable, qui permet de s’amuser rapidement entre marmots de 8 ans. On aurait certes pu apprécier une règle plus explicite, une application plus complète ou un accompagnement plus étendu (vidéos tutos, univers plus fouillé, etc.), mais c’est du chipotage pour un jeu au final aussi sympathique que ses auteurs.

Le challenge qui repose sur les épaules d’Hubywoky est désormais immense : renvoyer Pikachu à la niche et empêcher Beyblade de tourner en rond. Rien que pour voir ce jour arriver, j’ai envie de jouer la carte « chauvinisme » et de vous inciter à passer immédiatement commande d’une vingtaine de starters ! Mais je vais rester sérieux deux minutes, et vous affirmer que oui, vous vous amuserez avec Hubywoky, que la gestion de la collection sur l’appli (non obligatoire) sera un petit plaisir finalement bien innocent, et que vous aurez largement de quoi vous amuser un bon moment avec un starter et 2 ou 3 boosters, qui vont permettront de défier la terre entière et de mettre au point des stratégies infaillibles… jusqu’à ce que vous croisiez votre premier adversaire, évidemment.

Ca fait plaisir

  • Un jeu  simple et accessible
  • Les cartes triangulaires, originales et jolies
  • Les bonus camouflés
  • La collectionnite, doux plaisir de tout âge

Ca fait pas plaisir

  • La collectionnite, drogue dure qui peut vous coûter un rein
  • Des cartes un peu petites
  • On voudrait des aides et des tutos pour les parents non joueurs

Fiche technique

Un jeu de Matthieu Pérréard et Cédric Sanchez
Edité par Hubvious
Visiter le site d’Hubywoky
Distribué par Atalia
Pour 2 à 3 joueurs
A partir de 8 ans
Durée d’une partie : 10 mn

Pour aller plus loin…

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