Test – L’escalier hanté

 

Est-ce bien moi sous ce drap blanc ? 

Des enfants aventureux décident d’escalader un vieil escalier hanté pour y surprendre le vieux fantôme qui vit à l’étage. Mais ce dernier n’est pas tombé de la dernière pluie et réserve une jolie surprise aux visiteurs.

Edité en 2003 par Drei Magier et repris en 2016 par Gigamic, l’escalier hanté est un jeu de parcours d’apparence classique, mais qui repose avant tout sur la mémoire. En  effet, chaque joueur va progressivement devoir remplacer son jeton de couleur en jeu par un jeton anonyme. Il devra donc tenter de se souvenir quel est son pion parmi les quatre qui se trouvent sur le plateau.

Un matériel tout à fait adapté

Un matériel sobre et  efficace

Simple et efficace, c’est en effet ainsi que l’on peut qualifier le matériel de l’escalier hanté. Il est composé :

  • d’un plateau de jeu fort joliment illustré qui représente un escalier en colimaçon,
  • 4 jetons de couleur,
  • 4 jetons fantômes,
  • 1 dé à 6 faces

Et c’est tout. (Mais ça suffit amplement). Les règles, colorées et bien rédigées, permettent de comprendre le déroulement du jeu à la première lecture.

On notera que l’édition actuelle simplifie la précédente, dans laquelle les fantômes s’emboîtaient sur les pions. Dans l’édition de 2016, les pions fantômes sont en bois, avec un cercle de couleur dissimulé. Un peu moins « magique », mais au final bien plus pratique.   

Déroulement de la partie de l’escalier hanté

Et voilà, le joueur orange devient un fantôme !

Chaque joueur commence à gravir les marches de l’escalier avec un jeton de couleur. Il jette donc le dé pour effectuer son déplacement. S’il obtient un chiffre, il monte du nombre de cases correspondant. Jusque là tout va bien. Mais s’il tombe sur une face spéciale (2 chances sur 6), alors le pouvoir de fantôôômas se déchaîne. 

Ce pouvoir, quel-est-il ? Celui de semer la zizanie, tout simplement. Concrètement, le joueur doit remplacer l’un des pions de couleur (le sien ou celui de ses adversaires) par un pion fantôme. S’il désigne par exemple le joueur jaune, le jeton jaune est retiré du jeu et remplacé par le pion fantôme qui possède une marque jaune. Bien évidemment, cette marque n’est pas visible lorsque le pion est posé sur le plateau de jeu.

Assez rapidement, donc, les 4 pions initiaux des joueurs seront remplacés par des pions fantômes. Et là, vous l’aurez compris, c’est le drame. Pourquoi? Parce que si le pion fantôme se déplace tout à fait normalement, rien ne le distingue plus d’un autre pion fantôme. Comme vous n’aurez (évidemment !) pas le droit de soulever un fantôme pour vérifier quelle est sa couleur cachée, il vous appartiendra de vous souvenir sur quelle case était posé votre pion et de suivre le moindre de ses déplacements.

Mais puisque tout cela est trop facile, on va compliquer un peu les choses.

Je dois me souvenir où je suis…

Si un joueur retombe sur la face spéciale du dé, et que tous les joueurs sont déjà transformés en fantômes, alors il peut intervertir deux fantômes de son choix, afin de brouiller les pistes. Le jeu prend alors des faux airs de bonnetau hystérique où il devient vital de ne plus lâcher “son” fantôme des yeux. Autrement, comment être sûr en effet que le pion que vous menez héroïquement à la victoire est bien le vôtre ?

Petits et Grands Fantômes

Rares sont les jeux qui sont autant amusants à jouer pour les adultes que les enfants. L’escalier hanté fait partie de cette élite et mérite donc une distinction d’emblée.

Disons-le tout net : c’est un jeu que tout parent se doit de posséder. La mémoire des enfants fait ici merveille, confrontée à la perfidie des adultes pour essayer de les perdre en route. Le jeu est réellement pensé pour que l’on perde son pion de vue assez vite, et que l’on se déplace “ un peu au hasard”, devant le regard narquois de votre progéniture qui sait pertinemment, elle, à qui appartient le pion que vous déplacez. Et c’est probablement pas le vôtre.

L’avis de Plateau Marmots

Car ça va vite se compliquer

Bien pensé, bien équilibré, bien réalisé : l’escalier hanté est clairement une réussite. Littéralement bardé de titres depuis 2004, (dont entre autres le Kinderpsiel des Jahres) c’est un jeu qui mérite de figurer dans toute ludothèque familiale.

Mais, car il y en a un, ce jeu perd rapidement sa saveur s’il n’est pas joué avec le maximum de joueurs, c’est à dire 4. En dessous, il perd en effet graduellement de son intérêt. La règle prévoit évidemment de jouer avec 4 pions quoiqu’il arrive (pour maintenir le risque de confusion des pions) mais le fun diminue très nettement à 3 ou 2 joueurs. En clair, veillez à vous assurer d’être 4 autour de la table avant de vous lancer à l’assaut de l’escalier. 

Intérêt ludique : Exceptionnel
Intérêt pédagogique : Faible, à moins de croire aux fantômes
Notre avis : Une réussite incontestable de simplicité et de fun pour 4 joueurs.

Fiche technique 

Edité par Gigamic
De 2 à 4 joueurs (mais seulement intéressant à 4)
À partir de 4 ans
Durée d’une partie : environ 15 minutes
Prix indicatif : 25 euros

Pour aller plus loin

Une variante particulièrement retorse donne un pouvoir supplémentaire aux fantômes : celui d’obliger un joueur à échanger son jeton de couleur avec un autre joueur. En gros, vous vous unsez les yeux à suivre le fantôme « présumé » rouge, et on vous annonce à quelques mètres de l’arrivée que vous allez finalement incarner le joueur vert. Magique ! 

La règle du jeu est disponible ici

Voir la vidéorègle de l’escalier hanté

 

2 commentaires sur “Test – L’escalier hanté

  • 8 octobre 2017 at 7 h 24 min
    Permalink

    encore une fois je suis bien d’accord avec l’article : un jeu magnifique . l’editeur drei magier nous a quasiment à chaque fois bluffé. par contre gros bemol je parle de l’ancienne edition et suis tellement decue de la nouvelle….
    alors ce jeu remue les meninges!! mais allie petits et grands a la perfection

    Reply
  • 9 novembre 2017 at 9 h 57 min
    Permalink

    Bonjour,
    J’ai personnellement été plutôt déçu par ce jeu.
    Est-on trop concentrés ? Mais franchement ça n’arrive quasiment jamais que l’on perde de vue son fantôme.
    Dommage.
    JiDul

    Reply

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