Test – Cottage Garden

 Un inconnu vous offre des fleurs… C’est l’effet magique Impulse Uwe !

Car oui, l’auteur du fameux Agricola ou Le Havre et jeux de gestion bien ventrus est capable de poésie printanière et rhabille pour nous le concept du malin Patchwork d’une livrée florale.

Mais en ce début de printemps, commençons par le commencement : de quoi parlons-nous au juste ?

Ah oui. De la demande du maître potager de Plateau Marmots, tout d’abord, qui nous a tenu ce discours :

« Alors, Coco [oui il appelle tous les rédacteurs Coco], c’est bientôt le printemps, et du coup, le comité rédactionnel, donc moi tout seul, a décidé de faire une édition spéciale, j’attends vos propositions d’articles pour avant-hier sur mon bureau »

Bien évidemment, comme il nous fait peur physiquement parce qu’il ressemble au prof de math de Breaking Bad [je valide la ressemblance, on me le dit souvent – note du chef], nous avons décidé d’obtempérer, j’ai trouvé un jeu qui parlait de pots de fleurs et voici le résultat de mon travail. Mais je m’excuse par avance de ma prose, produite sous la menace [là, Krinie bluffe : elle est impossible à menacer – note du chef].

Eh ben dis donc, je ne savais pas que la vie était si dure à Plateau Marmots… mais quand même, tu nous en dis plus sur ton jeu ?

Oui, je m’égare un brin. Alors, donc, revenons à Cottage Garden.

Il s’agit d’un jeu d’Uwe Rosenberg, le 2ème d’une série de jeux à mécaniques similaires, où l’on doit remplir un plateau avec des tuiles venues en droite ligne d’un Tetris sous stéroïdes. Si Patchwork (jeu à deux initiateur de la série), vous met dans la peau d’un.e couseur.se qui doit produire le plaid le plus chaud et Indian Summer nous place plutôt à l’automne, Cottage Garden nous propose de faire pousser des fleurs dans notre jardin. Pile ce qu’il fallait au Maître Potager pour un thème de printemps.

Le jeu se joue d’un à quatre apprentis jardiniers et vous propose donc de remplir vos parterres de jolies tuiles fleurs. Le jardinier qui remplira le plus intelligemment ses parterres remportera la partie.

Ah c’est prometteur tout ça ! Et tu nous parles de ce qu’il y a dans la boîte ?

Oui, j’y viens.

Donc, bonne nouvelle, la boîte contient tout le nécessaire pour jouer. D’un autre côté, c’est bien normal.

Des tuiles, donc, de plantations de fleurs. Des jetons chats (ouiiiiiii), des jetons pots de fleurs. Des parterres à remplir avec les précédents et des réglettes individuelles pour le comptage des points. Une grande pépinière carrée. Des cubes compteurs de points. Les règles du jeu, bien sûr.

Et, surtout, surtout, une brouette à monter soi-même.

L’ensemble est en carton plutôt épais, assez bucolique car à dominante vert tendre, plaisant à manipuler, même si j’aurais personnellement préféré une réalisation un peu moins sombre, plus colorée, plus pétante.

OK, c’est super. Et on y joue comment, à Cottage Garden ?

Alors, c’est là qu’il faut s’accrocher un petit peu. En effet, chacun va tour à tour récupérer une tuile fleurs et la placer sur son parterre. Ou prendre un pot de fleur et le placer sur son plateau parterre.

Jusqu’ici, c’est très simple. Sauf qu’on ne peut pas choisir n’importe quelle tuile. Non. Il faut la prendre dans la ligne ou colonne de pépinière indiquée par le dé jardinier. Dé qui va se promener tout autour de la pépinière à chaque fin de tour, indiquer le nombre de tours déjà effectués et déterminer la colonne ou ligne à re-remplir si vide ou presque. C’est d’ailleurs là que la brouette est utilement décorative car elle marque les tuiles qui peuvent servir à re-remplir.

Ensuite, on place sa tuile, mais pas n’importe comment non plus. Pas sur une autre tuile. Pas en dehors du parterre non plus. Logique.

Les pots de fleurs et les jetons chats servent à remplir les trous. Et les premiers permettent même d’engranger des points lorsqu’un parterre est tout rempli.

C’est d’ailleurs à ce moment-là qu’on compte les points pour un joueur : on déplace des petits cubes sur les échelles individuelles, fonction du nombre de pots de fleur sur le parterre et de tuiles spéciales, les cloches. Et on recommence avec un autre parterre vide, jusqu’à ce que le dé jardinier finisse 6 tours de pépinière.

À cette issue, on continue jusqu’à ce que tous les jardiniers aient fini leurs parterres et on procède au décompte final, fonction de la position des petits cubes sur les échelles et de jetons ruches qui sont donnés aux premiers joueurs à atteindre le score maximal avec un de leurs cubes.

Ok, c’est très bien, mais est-ce que tu penses que je peux y jouer avec des marmots ?

Hum. Question difficile.

Le matériel bucolique et les chatons peuvent laisser penser que oui. Mais je ne le conseillerais pas forcément pour les tout jeunes marmots de moins de 9/10 ans. Parce que même si le système de placement de tuile est attrayant, le bon choix de tuile ou de pots de fleurs me parait un peu subtil.

En outre, le marmot qui n’est pas à l’aise avec des chiffres et des concepts abstraits pourra être perdu :

« J’ai mon cube bleu sur la 3ème case, comment ça il vaut déjà 6 points ? Et pourquoi j’ai 3 cubes bleus et 3 cubes rouges ? Je dois avancer lequel ? »

Même les grands Marmots peuvent finir par être un peu perdus devant la méthode de comptage des points qui ne me semble pas hyper intuitive.

Donc, grande disciple du Maître Potager, tu es dubitative ?

Oui, j’avoue. Pour moi, le jeu s’est calé dans un positionnement très étrange : ni aussi simple qu’un Patchwork qui utilise la même mécanique, ni aussi riche que son cousin Indian Summer qui revient à une méthode de comptage des points plus évidente tout en rajoutant des tuiles trésors de la forêt rigolotes.

Donc, suivant l’âge de vos marmots et le nombre de joueurs, je conseillerais plutôt les autres membres de la famille d’Uwe.

L’avis de Plateau Marmots

Je l’avoue, Cottage Garden me parait se chercher un peu : ni tout à fait simple, ni atrocement complexe, sa méthode de comptage des points n’est pas intuitive, même si on passe pourtant un assez agréable moment avec ses ados ou tata Janine à remplir son jardin.

Ah, et aussi, placer des chatons un peu partout, ça n’a pas de prix.

On aime :

  • Le thème
  • Le matériel bucolique, les chatons et la brouette
  • Le principe de tuiles Tetris

On aime moins :

  • Le principe de comptage des points
  • La méthode de choix et de remplacement des tuiles qui parait un peu alambiquée

Fiche Technique

Un jeu d’Uwe Rosenberg
Illustré par Andrea Boeckhoff
Édité par Edition Spielwiese
Distribué par Blackrock Games
Pour 1 à 4 joueurs
A partir de 8 ans
Disponible chez Philibert

Pour aller plus loin :

 

 

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