Test – Ma Petite Coccinelle

« Coccinelle, demoiselle, bête à bon Dieu.
Coccinelle, demoiselle, vole vers les cieux.
Elle boit du rouge, rien ne bouge.
Elle boit du blanc, tout fout l’camp.
Elle boit d’la bière et elle tombe en arrière. »

– Non mais ça va pas la tête ? Il y a des enfants, on est chez Plateau Marmots là. Pas au bar PMU du coin ! C’est du sérieux…
– Ouh là, faut se calmer… C’était juste une chansonnette pour détendre l’atmosphère. Parce que bon, un énième jeu sur les coccinelles, ça ne fait pas vraiment rêver…
– Eh bien détrompe-toi. Et si je te disais que tu peux avoir 1 livre, 1 peluche et 1 jeu pour le même prix ?
– Twingo ! Euh, bingo !

Voilà, pour la petite histoire, comment le jeu « Ma petite coccinelle » s’est retrouvé dans mes mains et celles de mes marmots.

Ma Petite Coccinelle est un jeu édité chez Gigamic, pour 2 à 4 joueurs entre 3 et 6 ans, créé par Anja Dreier-Brückner et illustré par Camille Tisserand. Les parties durent 10  minutes. 

[Ce jeu nous a été envoyé par Gigamic, espérant secrètement qu’on en dirait du bien. On a donc – évidemment ! – essayé d’en dire du mal, mais comme on aime bien le jeu, c’est compliqué]

Un livre ? Un doudou ? Ou bien…

Ma première Coccinelle est tout à la fois un livre à raconter, un doudou à cajoler et un jeu à jouer.

C’est une histoire écrite par Scarlett Lim qui met en scène Léna, une petite coccinelle qui n’a aucun point sur son dos (c’est ballot pour une coccinelle) et qui s’en inquiète auprès de Jolie Mamie. Mais elle obtiendra des points sur son dos en rencontrant les autres habitants de la forêt. Ouf !

C’est également une peluche en forme de coccinelle, toute mignonne, toute douce et qui peut s’attacher facilement sur la main.

Pourquoi faire, me direz-vous ? Eh bien, elle devient très facilement l’héroïne du livre et peut aisément faire office de marionnette pendant la lecture de l’histoire. Mais pas que… Cette peluche a tout son rôle dans le jeu !

Et un jeu ! Ah, enfin !

Eh oui, venons-en au jeu… Une fois l’histoire lue, le jeu peut commencer. Le livre se transforme en plateau de jeu : une feuille illustre la 4ème de couverture où l’on place les 12 ronds colorés. Chaque joueur lance le dé et le 1er qui fait apparaître Léna place le doudou sur sa main. La partie peut désormais véritablement commencer.

Le joueur, placé à gauche de celui qui a Léna, lance le dé.

Une couleur apparaît ? Super, Léna gagne un point de couleur ! Un rond coloré vient astucieusement se placer à l’aide d’une fixation autoagrippante de type adhésive et de nature collante à forte propension fixative pour un attachement persistant à la peluche… à l’aide d’un scratch quoi ! Oui, oui, vous avez bien compris : le joueur donne un rond coloré à Léna même si elle n’est pas sur sa main. Et celui qui le reçoit dit « merci ! ».

Léna apparaît ? Alors, elle s’envole… vers celui qui a lancé le dé. Ou, si le joueur avait déjà Léna sur sa main, vers le joueur à sa gauche.

Enfin, Léna sur un fond jaune apparaît ? Alors, le joueur peut choisir de récupérer Léna sur sa main (s’il ne l’avait pas) ou de coller un rond jaune sur le dos de Léna.

Bref, vous l’aurez compris, l’intérêt du jeu est que Léna, comme toute jolie coccinelle qui se respecte, peut s’envoler à chaque jet de dé. Et c’est bien lorsque le 7ème (et dernier) point est placé sur la peluche que celui qui tient Léna sur sa main gagne la partie.

Sensations de jeu

Du coup, j’ai fait les choses bien et lors de la 1ère partie, j’ai lu le livre à mes marmots… avec la coccinelle sur ma main… et ils ont adoré. L’histoire est sympa, les illustrations vraiment mimi et avec la peluche colorée, le livre prend vie. Après, c’est un « one shot », il est clair qu’il est inutile de la relire à chaque partie… Quoique, ce livre pourrait bien devenir l’histoire du soir pendant un moment et sans forcément de jeu après.

La mise en place du jeu est ultra-simple et rapide. C’est un bon point lorsque les marmots veulent jouer là, tout de suite, maintenant et que ça saute ! Les parties sont courtes et s’enchaînent rapidement. C’est le dé qui décide du gagnant, aucune stratégie n’est possible. C’est reposant et frustrant à la fois. Reposant car tous les joueurs sont à égalité. Frustrant car quand le marmot-joueur voit Léna la coccinelle s’envoler vers la main d’un autre joueur juste avant le dernier rond coloré, le marmot de 6 ans peut avoir du mal à cacher sa déception, voire sa contrariété. Vous voyez ce que je veux dire ? Ça c’est pour le vécu !

Comme un air de déjà vu ?

Les marmots les plus anciens pourraient reconnaître une refonte de « Käfer Kunterbunt » (ou, en français, « La coccinelle multicolore ») de chez Haba, sortie en 2007. Et ils auraient raison ! Mais avec le livre d’histoire en plus et un tout nouveau look, notre petite coccinelle s’est offert un lifting réussi.

L’avis de Plateau Marmots

Impossible de ne pas craquer devant tant de « mignonnitude » et de « choupinerie », soyons honnête. L’histoire et les illustrations sont vraiment réussies et plairont aux petits comme aux grands.

La peluche est un excellent support pour faire vivre l’histoire aux plus petits lors de la lecture. Ensuite, pendant la partie, elle reste simple à manipuler de mains en mains, même par les plus petits joueurs.

Au-delà des points de couleur gagnés par Léna, c’est bien le fait qu’elle puisse s’envoler à chaque jet de dé qui fait l’intérêt du jeu. Cela peut également être à double tranchant, puisque le joueur qui avait Léna sur sa main peut la voir partir donner la victoire à un autre : « C’est l’jeu ma pauvre Lucette ! »

Bref, une histoire sympa, un doudou tout mignon, un jeu simple et des parties rapides : tout pour plaire aux plus petits et leurs parents !

On aime

  • L’aspect 3 en 1 (livre, peluche et jeu)
  • Une histoire sympa, des illustrations mignonnes et une peluche toute douce
  • Un jeu simple et adapté aux manipulations des plus petits

On aime moins

  • La coccinelle est tellement mignonne qu’elle risque de devenir le doudou officiel de certains marmots 😉
  • Si les marmots de 3, 4 ans ont adoré, ceux de 5, 6 ans se sont lassés plus rapidement. A réserver aux marmots les plus jeunes, donc, sous peine de ne voir le jeu devenir qu’un simple doudou (cf point du dessus)

Le trouver

Fiche technique

  • Une histoire de Scarlett Lim
  • Un jeu de Anja Dreier-Brückner
  • Illustré par Camille Tisserand
  • De 3 à 6 ans
  • De 2 à 4 joueurs
  • 10 minutes
  • Édité chez Gigamic

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.