Test – Pokémon : Jeu de cartes à collectionner

Le sujet tournait depuis un moment, dans la rédaction. On n’osait pas trop en parler entre nous, comme une blague lourdingue, comme un truc tabou : un secret un peu honteux qu’on aurait eu du mal à échanger. Et je me souviens que dès le début de Plateau Marmots, il y a 3 ans, la question s’était rapidement posée. Allait-on parler d’eux ? Allait-on franchir le pas ? Nous étions tous très hésitants sur ce point. L’ADN de Plateau Marmots, c’est de faire découvrir des jeux de société à un public qui n’y est pas trop sensible et qui pense que la chose ludique se résume au Monopoly et à 1, 2, 3 Prout. Et les jeux Pokémon ne sont pas exactement inconnus du grand public. Au contraire. On les croise volontiers à chaque tête de gondole de l’hypermarché du coin. Pokémon n’a jamais eu et n’aura jamais besoin de Plateau Marmots pour exister. Pokémon ne sait d’ailleurs même pas que Plateau Marmots existe, ce qui est assez normal. Et les blogs qui parlent et filment des trucs sur Pokémon, il y en a des centaines, donc pourquoi aurions-nous la moindre chose à apporter là-dessus ?

Oui, mais voilà. Parmi les lecteurs de Plateau Marmots, il y a des parents qui se posent la question, qui nous posent la question. « Pokémon, c’est bien ou pas ? » Ils n’ont pas forcément envie d’y aller, effrayés par le coût du jeu et par son caractère ultra commercial, mais en même temps leurs gamins font du forcing pour l’achat du premier paquet. Et du coup ils se tournent vers nous si souvent : « Pokémon, c’est bien ou pas ? ».

Que doit-on répondre à de fidèles lecteurs qui se posent une question légitime sur l’intérêt d’un jeu de société pour enfants : « Non, c’est pas nous, voyez le guichet B » ? La question s’est longtemps posée, vraiment.

C’est alors que nous avons été contactés par la boutique Parkage, qui se demandait pourquoi nous ne parlions pas de Pokémon (et d’elle aussi, par la même occasion, parce qu’il ne faut quand même pas déconner). Elle nous a alors proposé de nous envoyer quelques starters et boosters (les premiers sont gratuits, c’est bien connu) pour faire une juste review du jeu. On en a débattu entre nous.
Est-ce que Pokémon est un jeu pour enfants ? Oui.
Est-ce un jeu de société ? Oui.
Est-ce que nous avons toute liberté pour en parler ? Oui.

On a tellement débattu qu’on en a eu marre de débattre. Et on s’est dit : et zut, on y va !

Pokémon, le jeu de cartes est un jeu de cartes pour 2 joueurs, édité par Pokemon Company.

Pokéquoi ?

Gagnons du temps : je ne vais pas vous faire l’injure d’imaginer une seconde que vous ne savez pas ce qu’est Pokémon. Ces bestioles font les choux très gras de Nintendo depuis 25 ans, et depuis que vos enfants sont nés vous flippez votre race qu’un jour ils vous demandent « mamaaaaaan, c’est quoâââa ces monstres rigolos sur ta Switch ? ».

Pokémon fait (fort justement) peur à tout parent qui se respecte, car on sait intuitivement que l’on va y laisser un rein à chaque achat, et que nos enfants vont ensuite rester scotchés sur la licence un bon moment, avec des heures de dessins animés, des kilotonnes de produits dérivés et (on y arrive), des boites à chaussures saturées de cartes de jeux.

Car le jeu de cartes Pokémon existe depuis presque aussi longtemps que le jeu vidéo (et c’est pas parti pour s’arrêter), ce qui veut dire que vous allez rapidement entasser des classeurs remplis de cartes plus ou moins rares. Si vos enfants ont un certain goût pour la collection (“oh regarde maman ce caillou comme il est jôôôoôôli”), ça veut dire qu’il leur faudra TOUTES les cartes Pokémon, ce qui veut dire, au bas mot, des milliers de cartes différentes. Autant vous préparer à l’impact : non seulement ils n’auront JAMAIS toutes les cartes, mais surtout il est temps de casser votre PEL.

Pourquoi ? Parce que le jeu est structuré sous forme de jeu de cartes à collectionner, c’est-à-dire vendu sous forme de Starters (des paquets pré-construits de 60 cartes) et de Boosters (des paquets de 10 cartes à sélection aléatoire). Chaque booster est grosso modo constitué d’une (ou deux) cartes rares ou très rares, de 3 cartes peu communes et de 5 cartes communes. Quand vous savez qu’un set comme « Clash des Rebelles » contient plus de 60 cartes rares ou ultra rares (sur 190), ça veut dire qu’en ayant une chance inimaginable de n’avoir aucun doublon, il vous faudra a minima plus de 30 boosters pour obtenir la collection complète. Je vous le dis tout de suite, ça n’arrivera pas, même avec une centaine de boosters. Il vous faudra impérativement passer par la case « échanges entre potes » ou par Internet pour boucler vos collections, choses plus faciles aujourd’hui qu’avec votre vieil album Panini coupe du monde Mexico 1986, c’est bien entendu.

Recyclage à 100 %

Mais pour ceux qui ne sont pas totalement accros à la dernière version brillante de chaque carte, la bonne nouvelle c’est qu’il est possible de jouer au jeu de cartes Pokémon avec… n’importe quelle carte, en fait. Si vous ne jouez pas en tournoi, sachez que vous pouvez constituer vos decks avec de vieilles cartes trouvées au fin fond d’un vide-grenier et que toutes sont parfaitement recevables pour jouer entre amis. Vivi.

Et c’est l’une des grandes forces de ce jeu vieux de 25 ans : avec ses milliers de cartes déjà disponibles, le marché de l’occasion est particulièrement intéressant de ce point de vue. Une fois acheté quelques starters pour vous lancer, vous pouvez tout à fait acheter vos cartes au détail sur le marché de l’occasion à moindre coût : tout est parfaitement jouable, les règles ayant fort peu évolué en 25 ans !

De séries en séries

Chaque épisode de jeu vidéo / animé s’accompagne le plus souvent d’un large set de cartes Pokémon associé. La bonne nouvelle, c’est que si vous découvrez Pokémon maintenant, vous arrivez au bon moment puisqu’une nouvelle série de cartes vient d’être lancée : Épée et bouclier, reprenant les Pokémons du jeu vidéo éponyme. La mauvaise nouvelle, c’est que chaque série se déploie au fil des mois en de multiples sets d’extension qui comptent chacun entre 100 et 300 cartes. Soleil & Lune, la grande saga précédente, a donc totalisé 15 sets différents (chaque set avec ses propres starters et boosters), avec plein de variantes de cartes (toutes super rares de la mort qui tue) pour rendre chaque collection véritablement complexe et onéreuse à compléter.

Mais nous glosons dans le vide, car même si vous sentez les ennuis arriver, vous ne pourrez pas forcément y couper. Et notre taf, à nous, c’est de parler du jeu, donc allons-y.

Tu seras un dresseur, mon fils

Pour jouer, chaque joueur doit posséder un deck de 60 cartes, composées de Pokémons, objets, cartes dresseurs et cartes énergie. Chaque deck doit obéir à un certain nombre de règles de construction que l’on vous épargnera ici, mais qui tiennent surtout de la logique : si vous blindez votre deck de Pokémons sans insérer la moindre carte énergie capable de les activer, ils serviront juste de cibles vivantes à votre adversaire. Il y a donc un juste combo à trouver, mais les règles sont très claires et pédagogues et vous pourrez rapidement trifouiller vos propres cartes pour créer des associations logiques.

Notez bien que le fait de constituer son propre deck fait partie intégrante du plaisir de jeu, et que c’est clairement une étape à ne pas négliger dans la vie d’un petit joueur. Un peu comme un Jedi se construit son propre sabre laser, cela marque la fin d’une étape d’apprentissage pour passer à une sorte de chevaliérisation particulièrement glorifiante.

Mais on conviendra encore une fois que la meilleure manière de débuter le jeu est évidemment de se procurer un starter (1 par joueur), d’autant qu’il contient les règles et un peu de matériel utile (des jetons pour compter les points, une pièce pour les pile ou face) et d’autres trucs du genre.

Des Pokémons (vraiment) très différents (mais genre vraiment vraiment)

Avant d’aller plus avant dans la partie, prenons quand même quelques instants pour expliquer la nature des Pokémons du jeu de cartes.

Les bestioles sont en effet classées en familles, appelées « Type ». Un Pokémon est de type feu, type eau, type psy, type dragon, type ex, type eaulogie, etc. Cela représente des centaines de bestioles, des plus évidentes aux plus improbables. Si la plupart résultent d’une démarche assez logique (dragons, monstres, animaux…) on est plus surpris quand on voit débouler des aimants ou des tasses de thé. Et on ne prend plus son Earl Grey de la même manière, je vous le garantis.

Les Pokémons avec lesquels vous commencez à jouer sont des Pokémons de base, mais vous pouvez ensuite les faire évoluer en Pokémons plus puissants, de niveau 1 puis de niveau 2. C’est, bien évidemment, un moment très attendu que de faire passer son mignon Flambino en redoutable Lapyro et de tout fracasser ensuite avec un Pyrobut déchaîné. C’est clairement l’un des jolis plaisirs du jeu que de fracasser son adversaire avec « son » Pokémon favori.

Il existe également des Pokémons de base très puissants (en général des cartes ultrabrillantes) qui vous permettent de faire très mal très rapidement, mais qui offrent davantage de points à votre adversaire s’il arrive à les mettre  KO. À vous de voir si le risque en vaut la flammèche.

Chaque Pokémon possède un certain nombre de points de vie, et une ou plusieurs attaques. Chaque attaque est identifiée par un coût en énergie, et les dégâts et/ou effets qu’elle produit.

Les Pokémons de chaque type ont également un point faible, c’est-à-dire qu’ils sont plus vulnérables aux attaques d’un autre type particulier. Le feu craint l’eau, la plante craint le feu, etc.

Chaque Pokémon, enfin, indique son coût en énergie pour fuir le combat et revenir sur le banc. Car oui, la fuite a un coût, et si on ne peut pas le payer, on reste bloqué sur place, sans possibilité de se mettre à l’abri ou de se faire remplacer. Et c’est un point de règle très malin !

Les règles de l’engagement

Pokémon est un jeu de cartes d’affrontement pour deux joueurs, qui simule le combat entre deux dresseurs, qui vont s’envoyer des Pokémons à la tronche jusqu’à ce que les conditions de victoire soient réunies :

  • Mettre KO 6 Pokémons adverses
  • Pousser l’adversaire à être dans l’incapacité de piocher, faute de cartes.

Dans les deux cas, la victoire est automatique et immédiate.

En début de partie, après avoir pioché sa première main et installé son premier Pokémon dans l’arène, chaque joueur écarte 6 cartes du jeu. Elles serviront à comptabiliser vos points de victoire (et à vous récompenser pour chaque Pokémon adverse envoyé à l’infirmerie).

Le jeu est principalement découpé en zones distinctes : le Pokémon actif (qui va se fighter), la zone de banc (ceux qui attendent leur tour), les 6 cartes de récompense, la pioche et la défausse.

Il est possible de jouer à même une table, mais les starters proposent en général un poster qui permet de se simplifier le positionnement des cartes, toujours très utile sur les premières parties. Les pros craqueront tôt ou tard pour des tapis de jeu en néoprène, plus confortables et plus stylés.

Une fois la mise en place achevée, le combat peut commencer !

Je te choisis !

À son tour de jeu, chaque joueur commence par piocher une carte, puis il peut poser des cartes de différents types en suivant certaines règles.

– Il peut poser des Pokémons de base sur son banc à hauteur de 6 cartes présentes sur le banc.

On peut en jouer autant qu’on le souhaite, mais il n’est jamais inutile de laisser un peu de place sur le banc, en cas de pioche de la méga carte attendue.

– Il peut jouer une carte d’évolution sur l’un de ses Pokémons

On ne peut le faire que sur un Pokémon joué un tour précédent, ce qui signifie qu’il faudra a minima 3 tours pour passer un Pokémon de base au niveau 2, mais si vous aviez tout en main depuis le départ.

– Il peut jouer une carte énergie et l’attribuer à un Pokémon.

Chaque Pokémon liste l’énergie dont il a besoin pour réaliser les actions de sa carte. Contrairement à Magic, les énergies sont directement associées au Pokémon. Il faut donc bien réfléchir à qui on les attribue.

– Il peut jouer autant de cartes objet qu’il le souhaite.

Leurs effets sont très variés : chercher des cartes précises dans le deck, se soigner, accélérer les évolutions, etc.

– Il peut jouer une carte de type Supporter.

Les cartes Supporter sont un peu comme les objets, mais les effets sont généralement plus puissants : piocher des cartes, récupérer des cartes de la défausse, etc.

Ensuite, il peut au choix :

– Déclencher l’une des attaques de son Pokémon actif

Il suffit de s’assurer que le Pokémon dispose de suffisamment d’énergie du bon type.

– Échanger son Pokémon actif avec un Pokémon de son banc, s’il peut payer le coût en énergie de cette retraite.

Et c’est ensuite au tour de l’adversaire.

Un tour de jeu rapide et fluide

Listé comme cela, ça peut sembler indigeste, j’en conviens. Mais dans les faits le tour de jeu est rapide et fluide. On pioche une carte, on équipe ses Pokémons, et on déclenche une attaque. Rien de plus. C’est très rythmé et il n’est jamais temps de s’ennuyer : personne n’a vraiment le temps de comboter des trucs de ouf dans son coin pendant que l’adversaire regarde tristement sa poképendule. Ça se joue vite et oui, c’est vraiment fun.

Même sans être fan de l’univers, on s’amuse volontiers à balancer le nom des attaques comme des dresseurs bien dressés, et ainsi de roleplayer un peu cet affrontement plein de rythme.

La force du jeu est bien évidemment sa grande accessibilité. Une seule carte est susceptible d’attaquer à chaque tour ce qui simplifie bien évidemment le panel des choix stratégiques, même si ces derniers ne sont pas absents.

L’un des plus simples, mais loin d’être inefficace, consiste à envoyer au front une bestiole inoffensive, mais solide et qui va gentiment encaisser les dégâts en silence pendant que vous gavez votre banc d’énergie et d’évolutions. Et une fois votre bestiole KO, bim, vous envoyez au front un Pokémon bien énervé capable de créer des KO’s en un seul coup.

On peut ensuite s’amuser avec les compétences des Pokémons, capables par exemple de renvoyer le Pokémon actif de son adversaire sur le banc, ou bien d’aller chercher de l’énergie dans la défausse.

À chaque KO effectué, votre main s’enrichit d’une des 6 cartes écartées en début de partie, vous donnant un petit boost appréciable.

Au final, à la 6e carte gagnée, vous avez remporté le duel. Vous pourrez alors retourner faire la sieste dans votre Pokéball en attendant le prochain duel.

Un coup de pied dans les Pokéballs ?

Le jeu est donc fun, et permet de surcroît d’apprendre plein de choses assez utiles aux marmots, à commencer par leur faire connaître la douce félicité du rangement et du tri. On ne tardera en effet pas à crouler sous les cartes et il devient alors utile d’investir (encore) dans des classeurs ou des boîtes de rangement. La bonne nouvelle, c’est que les enfants peuvent ensuite passer des heures à inventer de nouveaux systèmes de rangement/classement, ce qui est toujours appréciable.

Autre truc que j’ai noté : comme pour King of Tokyo, le jeu est un véritable appel à la lecture, aussi curieux que cela puisse paraitre. Les gamins connaissent par cœur le nom des attaques Pokémon, et le fait de les voir écrites en toutes lettres les incite à apprendre à lire rapido pour les lire eux-mêmes. Ça ne veut pas dire qu’ils auront la moyenne à leur dictée, mais que ça crée de l’envie, ce qui est toujours cool. Idem pour les additions de points de dégâts et autres maths simples, mais efficaces : le jeu est un moteur intéressant pour gagner en autonomie, ce qui est aussi inattendu qu’appréciable. C’est clairement le pouvoir d’attraction de la licence qui joue à plein, ici.

Jeu de cartes en ligne

On notera également que chaque produit Pokémon contient un QR Code permettant de débloquer son équivalent sur la plateforme de jeu en ligne Pokémon. Si vous achetez un starter, vous pourrez débloquer le même starter à l’identique pour jouer en ligne, que ce soit contre des IA ou contre des joueurs humains. L’avantage pour nous, parents, c’est de nous permettre d’apprendre les règles en douceur et d’avoir du répondant devant nos marmots surentrainés par des heures de jeu dans la cour de récré. De quoi leur rappeler qui commande, non, mais !

 

L’avis de Plateau Marmots

Que dire au final du jeu Pokémon, vu par Plateau Marmots ? Si l’on met de côté sa logique commerciale très (trop) agressive, c’est objectivement un excellent jeu pour enfants, qui tourne fort bien. Jouable dès 6 ans, c’est clairement un Magic lite, qui pose les bases de ressources à déployer pour activer des créatures et leurs capacités. Les fins de parties sont certes parfois décevantes, quand votre créature désormais surpuissante balaie toute opposition avant même que vos ennemis ne puissent effectuer une première attaque, mais c’est souvent la récompense d’une construction réfléchie. Et comme les duels ne sont pas très longs et la mise en place fort rapide, il n’est pas très compliqué de lancer une revanche dans la foulée. C’est vraiment agréable à jouer, pas d’ambiguité. Oui mais voilà, le jeu est cher, voire très cher, tout aussi objectivement, du moment que l’on se lance dans la collection. Mais on notera qu’il est possible de jouer de manière tout à fait satisfaisante avec des vieilles cartes récupérées à gauche et à droite. Cela veut dire mixer les séries et jouer avec des cartes relativement peu puissantes, mais si vos adversaires font de même, c’est finalement fort sympatoche. Evidemment, si vous affrontez des gosses de riches qui ont un deck interstellaire uniquement constitué de cartes V-Max, vous allez prendre de grosses raclées. Mais c’est un peu le défaut inhérent au genre JCC, toujours un peu pay-to-win. Si l’on s’écarte de ce genre de clichés, le jeu est clairement une expérience agréable à partager avec ses enfants. La construction de deck est simple et accessible, ce qui en fait un pur régal pour adultes néophytes, et permet de plonger dans l’univers sans arrière-pensée, en évitant de se taper des centaines d’heures de visionnage des multiples séries tv. Le jeu est abouti, nerveux, et propose des rebondissements sympatoches au gré des decks optimisés (et de la pioche, évidemment). Mais pour résumer, ce que vous voulez savoir, la vraie question, c’est si Pokémon est juste une licence inutile, un sous-produit marketing sans la moindre envergure. La réponse est non, c’est un vrai jeu, un excellent jeu d’affrontement direct accessible dès 6 ans. Et en toute honnêteté, on est les premiers surpris de l’apprécier autant.

On aime

  • Une mécanique de jeu imparable, éprouvée depuis 25 ans
  • Les sensations d’un combat de dessin animé
  • Fluide, nerveux, addictif
  • Très accessible
  • Le porte-étendard de la collectionnite
  • Des heures de tri et d’achats en brocante
  • La possibilité de jouer en ligne sans surcoût

On aime moins

  • Ouverture d’une boîte de Pandore
  • Une collection si vaste qu’elle en est effrayante
  • Oubliez toute velléité de construire une piscine, votre argent va aller là-dedans
  • Plus vous mettez du pognon dedans, meilleurs seront les combos

Le trouver

Dans la mesure où le début de notre collection nous a été offert par Parkage, il serait malvenu de vous renvoyer au SuperU du coin pour vous procurer vos premières cartes. Mais force est de constater que cette sympathique boutique (physique et en ligne) est devenue une référence en matière de cartes à jouer et propose un choix tout à fait réjouissant.

Ca se passe ici : https://www.parkage.com/fr

Pou aller plus loin :

 

 

 

11 pensées sur “Test – Pokémon : Jeu de cartes à collectionner

  • 8 juillet 2020 à 9 h 41 min
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    Pokemon ou la coke des cours d’école : Toujours quelqu’un pour te filer un échantillon gratos…
    Comme le coronavirus : même si t’en veux pas chez toi, il y aura quand même quelques cartes qui traîneront, ça et là …
    Après, votre test a un gros biais : vous faîtes jouer vos enfants, des enfants de (gros) joueurs quoi …

    Donc, même si Pokemon est un succès commercial (il y a quelques années, la France en était la première “consommatrice” au monde …) dans la majorité des cas, les enfants jouent AVEC des cartes Pokemons plus qu’AUX Pokemons (Les PV ayant remplacés les Cm3 des séries Honda, Mitsubichi et BMW ou les Km/h des Black Birds, Falcons ou autre Ferrari des cartes avec lesquels “nous” jouions à la récréation, enfants, rêvant de véhicules toujours plus rapides, toujours plus gourmands !).

    Car enfin, en 2020 (partie pour être l’année de tous les records de chaleur jamais enregistrés), le système de boosters aléatoires qui, même avec le principe d’échanges évoqué, signifie que 5 à 8 cartes partiront au bourrier, n’est pas seulement aberrant mais HONTEUX !
    Mais comme toutes ces choses qui nous polluent, elles ont de beaux jours devant-elles car elles sont la nouvelle poule aux œufs d’or…
    Maintenant, je sais que vous ne traitez que de la valeur intrinsèque des jeux que vous testez mais dans les “on n’aime moins”, vous parlez finances mais pas de gaspillage …

    Dans Plateaumarmonts, il y a marmots et Pokemon ne leur prépare pas un avenir radieux.

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    • 8 juillet 2020 à 10 h 33 min
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      Hmmm. Vous zappez quand même une énorme partie du test dans laquelle on répète justement un milliard de fois qu’il vaut mieux aller acheter des cartes d’occase (et donc de recycler) que de se ruiner dans des nouvelles.
      Donc faire vivre 25 ans de cartes usagées.

      Mais la justesse de vote commentaire devrait s’appliquer à l’ensemble de l’industrie du jeu de société, de ses kilotonnes de figurines en plastique. Toute cette industrie du loisir devrait être mise sur le banc des accusés, au même titre que Pokémon, non ? Et même davantage qu’elle, car le carton ça se recycle plutôt bien, au final. Et que dire alors des jeux legacy, jouables une seule fois avant de devoir être détruits ?

      C’est un peu facile de désigner ainsi un responsable alors que chaque jeu produit en Chine est un doigt d’honneur fait à la nature. Ce n’est pas tant Pokémon qui est problématique que nos habitudes de conso à toutes et tous, sur le plan ludique comme ailleurs. Mais venir nous donner des leçons de clairvoyance alors même que nous incitons les lecteurs à investir dans les cartes d’occasion, c’est un peu dommage.

      Pokémon a bon dos, je trouve.

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      • 10 juillet 2020 à 9 h 31 min
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        Au delà de l’aspect écolo et recyclage, il existe des kits de jeu intéressant à acheter neufs pour début (certains decks d’arène par exemple) qui sont bien plus rentables que de l’achat en occasion. Car ces derniers proposenr un structure de deck compétitif avec les cartes les plus onéreuses à la côte mais aussi l’ensemble des cartes objets/supporters qui font tourner le dit-deck.

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  • 10 juillet 2020 à 9 h 28 min
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    Étant joueur depuis près de 10 ans. Il est tout à fait possible de jouer en mode compétitif pour un moindre coût via certains decks budget qui ne demandent que peu d’investissement financier.
    Il existe des ligues pokémon qui sont un excellent moyen de s’entraîner, de se prêter des cartes et de découvrir le décor compétitif du jeu et les enjeux en terme de récompenses. Le jeu reste cependant élitiste à haut niveau mais il est vraiment très agréable et convivial.

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  • 10 juillet 2020 à 10 h 57 min
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    La plupart des gamins collectionnent mais ne joue en réalité jamais au jeu lui même 😁

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    • 10 juillet 2020 à 11 h 00 min
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      Oui. Pourquoi ? Parce que la plupart de leurs parents n’essaient pas de leur apprendre les règles et encore moins de jouer avec eux.

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      • 20 juillet 2020 à 14 h 08 min
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        C’est possible d’avoir votre avis sur les kits dresseurs ? Je viens d’en acheter un sur Vinted, de la série Soleil et Lune, car je sature de voir mon fils de presque 7 ans jeter sa carte en criant “Pikachu je te choisis”, et le petit frère de 3 ans et demi de l’imiter avec ses fausses cartes dessinées par son grand-frère.. Du coup, tant qu’à crier, autant le faire en suivant les règles du jeu, à mon avis. Il a déjà quelques cartes Pokemon, aussi achetées d’occasion par la petite souris pour le féliciter de perdre ses dents, mais est-ce que toutes ces cartes vont pouvoir être mélangées, je n’en sais rien.
        Il va découvrir le jeu, de même que Karak, parmi ses cadeaux d’anniversaire dans 2 semaines et je dois m’attendre à de nombreuses parties.

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        • 20 juillet 2020 à 14 h 26 min
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          Les Kits Dresseurs, je présume que vous parlez des grosses boîtes à 45 euros ? je n’en ai jamais eu et je les trouve assez inutiles, sauf pour les très gros joueurs, car elles contiennent essentiellement du matériel de tournoi (protège-cartes, jetons, dés, etc) que je trouve assez peu utiles pour du jeu entre adultes et enfants, dans l’idée de “la petite partie du goûter”.

          Donc pas vraiment d’avis, non. Je pense qu’un ou deux starters à 15 euros suffisent largement pour se lancer. Ils contiennent les règles et tout le matériel nécessaire pour jouer, sans qu’il ne soit nécessaire d’aller taper dans une grosse boîte de pros.

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