Test – Shadows Amsterdam

Amsterdam, de nos jours. Un délit a été commis et la police piétine. Un client mystérieux fait appel à votre agence de détectives privés pour accélérer l’enquête. Mais attention : il semble qu’une autre agence a également été commissionnée. La course s’engage. Vous devez trouver les indices et les ramener au client avant vos adversaires… et en évitant la police sur votre chemin.

Shadows Amsterdam est un jeu de déduction pour 2 à 8 joueurs édité par Libellud, pour marmots de 10 ans et plus.

Un jeu d’équipe avant tout !

S’il est jouable à partir de 2 joueurs, Shadows Amsterdam est avant tout un jeu qui se joue en équipe, donc prévu pour une configuration de 4 à 8 joueurs. Dans chaque équipe, en effet, se trouve un indic’ qui doit orienter ses coéquipiers vers les indices à trouver. Ces derniers doivent être activement cherchés dans la ville, sur des emplacements bien précis. Mais attention : l’indic’ de chaque équipe est tenu au silence et doit diriger son équipe… au moyen d’associations d’idées.

Une ville très colorée

La boîte de Shadows Amsterdam comprend 7 plaques de tuiles illustrées recto verso représentant des quartiers, 84 cartes illustrées, 40 cartes plans recto verso qui seront destinées à chaque indic’, cachées derrière un paravent.

Chaque plan indique les emplacements spéciaux du plateau de jeu :

  • les 3 cases indices
  • les 3 cases « police”
  • les 2 cases “commanditaire”

Évidemment, seul l’indic’ aura accès à ces informations qu’il devra dissimuler derrière un paravent. Son job sera de guider son équipe en fonction des infos qu’il a sous les yeux. 

L’ensemble du jeu possède un esprit très cartoon avec des animaux anthropomorphes. On pense toute de suite à Zootopie ou pour les plus vieux d’entre nous au dessin animé Sherlock Holmes de Miyazaki. On reconnaît bien sûr la ville d’Amsterdam avec ses quartiers, des endroits qui caractérisent bien la ville, que vous reconnaîtrez si vous y êtes déjà allés.

Un jeu en temps réel

Une fois la ville constituée, chaque indic’ prend connaissance de la position des indices et des forces de police disséminées dans la ville. La partie est alors lancée. À partir de cet instant, le jeu ne connaitra plus aucune interruption jusqu’à son dénouement.

Tout s’effectue en effet en temps réel, chaque équipe cherchant à progresser le plus rapidement possible.

Associations d’idées

Pour lancer ses coéquipiers dans la bonne direction, l’indic’ doit suggérer la destination (la case) vers laquelle il souhaite que le groupe de détectives se déplace. Il donne donc à l’équipe une ou deux cartes selon qu’il souhaite voir le groupe avancer d’une ou deux cases. Les cartes représentent des personnages, des lieux, des situations. 

Chaque carte ainsi donnée est libre d’interprétation de la part des détectives. À eux de deviner ce que l’indic a en tête au moment où il donne l’indication. Il peut s’agir d’un rappel couleur (une carte à dominante rouge peut guider vers une case à dominante rouge), d’un détail identique (lunettes, chapeau…), bref : de tout ce qui pourra permettre une association d’idées efficace.

C’est toujours très varié, et parfois tiré par les cheveux. Mais si l’équipe se trompe, tant pis, l’indic’ n’a pas le droit de leur signaler. Il devra gérer et modifier le trajet, comme un GPS perdu qui tente hâtivement de recalculer votre itinéraire. Une fois qu’un indice est trouvé, on place un marqueur de la couleur de l’équipe sur la case.

The Heat around the corner

L’indic’ fait donc de son mieux pour conduire son équipe sur les cases “indices” tout en évitant celles marquées d’une croix rouge sur son plan, car la police s’y trouve. Eh oui : si l’équipe rencontre trois fois la police, elle est éliminée. Des marqueurs permettent de compter ces malheureuses rencontres…

Chaque équipe possède des cases “indices” communes avec l’autre, d’autres sont uniquement pour une équipe. Attention si une équipe a atteint la case “indice” commune, l’autre équipe ne peut plus s’y rendre. Il faudra donc être le plus rapide.

L’équipe gagnante est celle qui est la première à avoir trouvé les trois indices (à aller sur les cases indiquées sur le plan de l’indic’) et d’avoir été sur la case où se trouve le client.

Excellentes sensations de jeu

Dans cette configuration le jeu est assez nerveux. Le jeu étant en temps réel, le stress est palpable. Les actions sont simultanées, et les interprétations d’une équipe entrent souvent en interférence avec celles des adversaires.

Il faut également préciser que les cartes de direction transmises par les indics sont communes aux deux équipes. Si un adversaire prend celle que vous vouliez avant vous, tant pis, elle sera défaussée et remplacée.  Une fois la carte reçue, l’équipe se concerte, essaie de regarder les points communs entre la carte les cases accessibles pour déplacer . Mais cela peut dégénérer rapidement et garder sa concentration est difficile. Le jeu dérive parfois plus vers le hasard que la réflexion : dans l’urgence on choisira parfois sa destination au pti bonheur la chance, au grand désespoir de l’indic’, forcément blasé. On rigole, on s’arrache les cheveux, on crie, mais on s’amuse !!

Le jeu version coop’

S’il est conseillé de jouer à Shadows Amsterdam à partir de 4 joueurs, il est néanmoins possible d’y jouer à 2 ou à 3. Une seule équipe sera donc en course contre un chronomètre de 3, 5, 8 ou 15 minutes.  À vous de choisir, mais rien ne vous empêche de mettre plus surtout avec des petits marmots. Une petite application gratuite officielle vous permet de lancer ce compte à rebours avec en plus une petite musique  avec des sons urbains, rien de tel pour vous mettre dans l’ambiance.

Et là le jeu prend tout une autre dimension !  C’est une partie beaucoup plus posée, réfléchie et entièrement coopérative. On prendra un peu plus de temps pour analyser et interpréter les cartes données par l’indic’ et les cases où il possible de se déplacer. C’est donc une variante très sympathique pour découvrir le jeu avec des enfants, afin qu’ils jouent “tranquille” en coopératif avant leur première “vraie” partie compétitive.

Presque une nouvelle ville à chaque partie

Côté rejouabilité, la mise en place permet de modifier sensiblement la structure de la ville à chaque partie. En effet, 7 plaques de cases recto-verso sont disponibles pour former la ville, et seulement 6 sont utilisées par partie. La ville est en outre constituée de 3 cartes tirées au hasard qui combleront les espaces vides.

Ceci dit je ne serais pas surprise de voir d’autres extensions soient basées sur une capitale ou un pays. Shadows Paris, Shadows New-York, Shadows Australie….

 L’avis de Plateau Marmots

Je le reconnais : je ne suis pas pas une super fan  des jeux d’interprétation genre Dixit et Codenames  (même si dernièrement Affinity m’a plutôt emballée).  Et pourtant, mon équipe d’enquêteurs en herbe et moi-même sommes totalement conquis par Shadows Amsterdam. Le jeu de Libellud renouvelle totalement le genre et se montre addictif au possible !  Si l’âge”requis” est indiqué à partir de 10 ans, vous pouvez y jouer facilement avec des enfants de 8 ans. Dans ces conditions, il faudra commencer par des parties coopératives, et si possible en leur confiant le rôle du détective.  Encore que. Il est toujours intéressant de voir comme chacun réfléchit et interprète les images, adultes ou enfants.

Au final, Shadows Amsterdam est donc un excellent jeu, qui utilise l’association d’idées comme ressort de déplacement et non comme un but en soi, ce qui est aussi astucieux que plaisant. Une excellente surprise.

On aime :

  • Deux jeux en 1, deux ambiances différentes selon le nombre de joueurs
  • Jeu rapide et en temps réel
  • Les illustrations
  • Une petite boîte pour beaucoup de matos

On aime moins :

  • Comme tout jeu d’interprétation cela peut être tiré par les cheveux selon avec qui vous jouez et du coup très abstrait ou basé sur le hasard surtout la version a +4 joueurs où il faut se dépêcher !!
  • Cartes de plateau un peu fines

Le trouver

Chez Philibert

Fiche technique

Un jeu de Mathieu Aubert
Illustré par Studio M81 et Libellud
Edité par Libellud
À partir de 10 ans, mais jouable à partir de 8 ans

2 pensées sur “Test – Shadows Amsterdam

  • 6 décembre 2018 à 15 h 15 min
    Permalink

    Merci pour ce chouette retour.
    Au plaisir d’une partie !

    Répondre
  • 14 décembre 2018 à 3 h 48 min
    Permalink

    Sa fait plaisir d’avoir des jeux qui sorte du lots, ma fille à adoré je vous remercie pour vos conseille !

    Répondre

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