Sur l’étagère – Game Over

On les a achetés, un jour en passant devant, sans bien savoir pourquoi. Aujourd’hui nous sommes confinés et on fait avec plaisir le tour des jeux auxquels on n’a encore jamais joué. Bref : il est temps de les sortir de leurs étagères !

Revenons 25 ans plus tôt…

En 1996, j’ai découvert un personnage qui m’avait tout de suite plu : Kid Paddle. Kid Paddle, c’est une bande dessinée de Midam issue du magazine de Spirou qui narre les aventures d’un gamin totalement immergé dans l’univers du jeu vidéo. Comme un petit Spirou un peu geek, et surtout ultra connecté. C’était sympa à lire d’une manière générale, mais les planches les plus agréables avaient pour nom : « Game Over ». Il s’agissait d’un running gag qui revenait souvent dans la BD : des planches dans lesquelles un héros de jeu vidéo visite des donjons lugubres avant de perdre systématiquement, avec un Game Over cinglant. En gros : « devine comment je vais encore perdre ».

Ces planches connurent un tel succès qu’elles devinrent même un spinoff officiel de Kid Paddle, et c’est aujourd’hui les seules que j’ai vraiment plaisir à relire en tant qu’adulte.

Un jeu ?

Un jour je suis tombé totalement par hasard sur un jeu de société dédié à ce personnage. Mon sang n’avait alors fait qu’un tour et j’avais sorti la planche à billets, sans même prendre vraiment le temps de me soucier de l’intérêt du jeu.  

Édité par les éditions de la Haute Roche, Game Over est un jeu qui existe en deux versions : normale et deluxe. La normale est un jeu de cartes facile à transporter, la deluxe est composée de grosses tuiles bien solides. Les deux jeux sont toutefois identiques dans leur principe. Il s’agit d’un jeu de mémoire dans lequel on doit mémoriser une séquence de tuiles, un peu comme dans Pique Plume.

L’idée est de constituer un donjon de 5 x 5 tuiles, composé de monstres, de princesses à sauver et de clés. Pour jouer, chaque aventurier se place devant son entrée du donjon, choisit une arme et retourne sa tuile de départ.  

À chaque monstre son arme !

La subtilité de Game Over, c’est que chaque monstre ne peut être vaincu que par un seul type d’arme : pistolet, masse, arc ou acide. Si l’arme que vous avez choisie correspond au monstre, vous pouvez alors choisir une autre tuile adjacente et vous y déplacer. Vous pouvez alors conserver l’arme que vous aviez en main, ou en changer à loisir.  Mais attention, dès que l’arme que vous avez en main ne correspond pas à un monstre retourné, vous subissez un Game Over immédiat.

Un « Game Over », c’est un retour illico début de votre parcours, et toutes les tuiles révélées retournent face cachée. Vous souvenez-vous de ce que vous avez rencontré ? Et dans quel ordre ?

Comme vous l’aurez compris, il faudra donc mémoriser la séquence des tuiles pour aller de plus en plus loin après de nombres « Game Over » successifs.

Chacun sa route, chacun son funeste destin

Chaque joueur démarre par un point différent du labyrinthe. Il faudra donc se montrer attentif aux tuiles révélées par les adversaires, qui vous permettront peut-être de localiser votre princesse et l’une des deux clés présentes dans  le donjon. Évidemment, la mise en place du donjon étant totalement aléatoire, certaines parties sont faussées par un tirage très favorable à l’un des joueurs. C’est la vie.

Le donjon bénéficie d’un peu d’interaction supplémentaire au moyen de tuiles « monstres invincibles », qui vous mettront en « Game Over » quoi que vous fassiez. Mais vous pourrez alors avoir le plaisir de les replacer où vous voulez dans le donjon et ainsi en modifier quelque peu la structure.

Notez qu’il existe aussi des tuiles « Sortie » qui vous permettent de vous téléporter à n’importe quel endroit du donjon.

Le premier joueur qui parvient à révéler la princesse de sa couleur et une clé au cours du même trajet aura gagné la partie.

C’est simple, mais très amusant et ça fait parfaitement le job avec des marmots de 5 – 8 ans, qui ont envie d’un jeu de mémoire un peu plus « fantasy » que les déclinaisons de Pique Plume (comme le jeu de Monster truck de chez Haba, par exemple).

C’est simple, fun, et on enchaîne volontiers les parties. Et en tant qu’adulte, c’est un des jeux de mémoire que je préfère, mais sans doute parce que la fibre nostalgie de la bédé joue à plein.

Bref, on aime (et on ne le remet pas sur l’étagère !)

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