Test – Wonderzoo

Pour la petite histoire, j’habite au coeur d’un parc naturel régional. Ce qui veut dire que quand je vais porter mes poubelles, il m’arrive d’avoir 3 biches qui passent à 150 mètres de moi. Cette anecdote date de mercredi. Pourquoi je vous raconte ça ? Parce que tout le monde n’a pas la chance (le privilège !?) de voir des animaux d’aussi près ; c’est pourquoi les gens vont au zoo. Aujourd’hui, c’est moi qui vous y embarque. Mais le zoo est encore en construction, alors enfilez votre casque de chantier, il y a des risques de chutes de pierre… ou d’éléphants !

Wonderzoo est un jeu de Florian Fay (Kart sur glace, Arriala : l’esprit de Riquet, Skeleton Island, Mesozooic), illustré par Sébastien Chebret (Batanimo) et édité chez Djeco, pour 2 à 4 joueurs, à partir de 7 ans.

Ha les crocococo, les crococo, les crocodiiiilleeessss….

Dans Wonderzoo, le but du jeu… n’est pas de chanter des chansons sur les animaux (non, ça c’est un autre jeu). Le but est de créer le plus beau zoo avec le plus de visiteurs pour marquer le plus de points et ainsi gagner la partie.

Pandi, panda… petit ourson de Chine, Pandi, panda né dans l’Himalaya… (promis j’ai vérifié les paroles !)

Bon j’avoue, quand j’ai reçu les jeux de Djeco, j’étais pas d’un enthousiasme dingue. Depuis quelque temps, je trouvais leurs jeux un peu… moyens. J’ai choisi une boîte qui me plaisait bien et que j’avais vu passer sur la toile. Allez hop, je tente Wonderzoo. Le graphisme a l’air très sympathique comme nous régale souvent Djeco (il faut l’avouer) et après tout, les animaux, on aime tous ça.

En ouvrant la boîte, je suis surprise de ne pas trouver d’animaux en plastique comme souvent dans les jeux signés Djeco. Bon pourquoi pas, finalement c’est pour des marmots de 7 ans. Dedans j’y trouve des tuiles de formes différentes (dans le même genre qu’au Tetris mais toutes constituées de 4 cases) illustrées d’animaux que l’on trouve dans les zoos. C’est parti pour le défilé de crocodiles, pandas, orques, zèbres, pingouins, etc. Vous devrez glisser ces tuiles dans un sac en tissu bleu qui vous servira de pioche. On appellera ces tuiles les « enclos ». Les tuiles  n’ayant pas d’animaux illustrés dessus seront appelées les « chemins », vous les ajouterez dans le sac bleu.

On trouve également des bonhommes en bois jaunes, bleus, verts et rouges (oui, je sais, on est censé dire meeple quand on a la classe – mais moi je suis une rebelle donc je dis bonhomme en bois). La couleur n’a pas une importance folle mais quand vous serez des experts, elle en aura une. Vous les glisserez  à leur tour dans un sac en tissu jaune qui vous servira de pioche. Vous trouverez également 4 plaques de placement recto/verso sur lesquels vous devrez disposer les tuiles, et enfin un bus blanc qui vous permettra de visualiser le premier joueur.

Voilà une présentation rapide de ce qui vous attend en ouvrant la boîte.

Mon petit lapin a bien du chagrin, il ne saute plus lui qui sautait si bien…

Il n’y a pas de lapins dans les zoos mais je ne trouve pas de chanson avec les animaux du zoo (à vos claviers, on attend vos suggestions dans les commentaires !)

Dans Wonderzoo, la mécanique du jeu est simple et efficace, et on appréciera quand on joue avec nos marmots. Un tour de jeu est rapide que l’on soit 2 ou 4 joueurs.

Pour commencer, chaque joueur choisit un plateau de jeu qu’il place devant lui. Il est illustré sur les deux faces : une face pour les enfants et/ou les novices ; et une autre face, celle des experts ou des grands marmots qui jouent avec les plus petits marmots. Il est facile de les différencier, la face des novices est toute verte et la face des experts est illustrée de lacs, de rochers, d’arbres, un peu gênants dans la pose des tuiles.

Une fois votre plateau choisi, vous prenez chacun une tuile de départ qui représente l’entrée du zoo. Cette tuile est facilement repérable puisque vous y trouverez une maisonnette au toit rouge. Vous devez la poser de façon à ce qu’elle ait au moins un côté adjacent au bord de votre plateau.

Et c’est là que vous enfilez votre casque de chantier (et votre gilet jaune). Vous allez piocher dans le sac bleu autant de tuiles que de joueurs, plus une que vous posez au centre de la table. Si vous êtes 2, vous piochez 3 tuiles, etc…

Le joueur le plus jeune (ou la dernière personne qui a visité un zoo) prend le bus blanc et le pose devant lui : ce sera le premier joueur. Il pioche ensuite une tuile et la pose sur son plateau.

Comment placer vos tuiles :

  • Les tuiles chemin : ce sont toutes les tuiles qui ont la même illustration que celle du départ mais sans la maisonnette. Elles doivent être obligatoirement posées à côté d’une autre tuile chemin.
  • Les tuiles enclos : ce sont toutes les tuiles illustrées avec des animaux. La règle de pose de ces tuiles est simple, vous pouvez les poser où vous voulez tant qu’elles ne dépassent pas du plateau. Elle peuvent être posées à côté ou loin des autres tuiles. Vous croyez maîtriser la situation et anticiper parfaitement tous les prochains coups mais détrompez-vous, on attrape rarement la tuile qui rentre dans l’espace qu’on avait laissé.

 

Sur chaque tuile, il y a un symbole. Il vous permet de réaliser une action quand vous posez la tuile sur votre plateau :

  • Piocher 1 ou 2 pions visiteurs et les poser sur des cases chemins vides
  • Déplacer des visiteurs sur des cases chemins vides
  • Déplacer ou échanger de place des tuiles enclos
  • Récupérer le bus blanc pour devenir le premier joueur au prochain tour.

 

Une fois votre tuile posée et votre action réalisée, le joueur suivant pioche une tuile parmi celles qui sont encore au centre de la table. Une fois toutes les tuiles prises, le bus blanc est passé au joueur à gauche du 1er joueur ou au joueur ayant sur sa tuile un bus blanc. Puis vous piochez autant de tuiles qu’il y a de joueur, plus une, et vous recommencez un tour de jeu. Dès qu’un joueur ne peut plus poser de tuiles, la partie prend fin pour lui. Les autres joueurs continuent la partie jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus poser de tuiles. Puis on compte les points.

Pour compter les points, on est heureux de ne pas avoir à faire de calculs trop savants (ce jeu sortant du cerveau d’un prof de math, on craignait un peu !) Il vous suffit de compter chaque visiteur présent dans votre zoo. Si votre visiteur touche 1 case de tuiles enclos, il marque 1 points, s’il touche 2 cases de tuiles enclos, il marque 2 points, etc… Le joueur qui marque le plus de points gagne la partie.

L’avis de plateau Marmots

J’ai adoré Wonderzoo, et mon marmot aussi. C’est un jeu qui se joue relativement rapidement et il n’y a pas besoin de ressortir les règles toutes les 10 minutes. Florian Fay nous régale d’un jeu familial avec en plus la possibilité de l’adapter si on joue marmot/adulte et ça on adore parce que jouer avec son marmot quand les parties ne sont pas équitables, c’est pas très marrant : à la fin tout le monde pleure parce que de toute façon ce sont toujours les adultes qui gagnent.

Je pense que l’âge préconisé est un peu tardif, un enfant de 5 ans peut jouer sur la face facile du plateau de jeu, puis assez rapidement se lancer sur le plateau des experts sans trop de problèmes.

Ce que j’ai également beaucoup aimé c’est la présence d’une variante facile à mettre en place. Pour marquer des points, il faut que le visiteur qui touche la tuile enclos soit de la même couleur que la tuile (un bonhomme bleu qui touche une tuile enclos bleu vous rapportera 2 points). Après de nombreuses parties, on a encore envie d’y jouer. On se dit qu’on calculera mieux les placements la fois d’après pour faire un maximum de points. Le hasard a une grande place puisque tout se pioche (les tuiles et les visiteurs). Il est donc très difficile d’anticiper ses coups malgré notre réflexion lors de la pose des tuiles.

On aime :

  • le graphisme pas trop enfantin malgré le thème
  • être réconcilié avec les jeux de Djeco
  • la possibilité de mettre une difficulté dans le jeu quand on joue adulte/marmot
  • la présence d’une variante pour les experts
  • avoir pioché ce jeu pour faire le test

On aime moins :

  • que les noms de l’auteur et de l’illustrateur soient tant cachés (mais je crois que c’est en train de changer)
  • il aurait été chouette de trouver plus que 4 plateaux pour varier les plaisirs plus souvent. Une extension à prévoir ?
  • qu’il n’y ait pas de Panda roux dans ce zoo…

Le trouver

Chez Philibert

Fiche technique

Un jeu de Florian Fay (lire notre entretien)
Illustré par Sébastien Chebret
Edité chez Djeco
A partir de 7 ans, mais on peut y jouer vers 5 ans

Pour aller plus loin

https://www.trictrac.net/actus/wonderzoo-de-la-partie

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