Test – Dino Park

Vous voilà parti sur une île au large du Costa Rica pour les vacances. Il paraît qu’un parc d’attraction un peu spécial s’y est établi. Tout allait bien jusqu’ici, mais le temps tourne à l’orage, une tempête éclate et l’électricité devient défaillante… les enclos ne sont plus sécurisés, et voilà que vélociraptors, ptérodactyles et ankylosaures se baladent librement. A vous de les attraper pour rétablir la sécurité sur l’île !

Dino Park est un jeu de prise de risque de Reiner Knizia, paru dans la gamme carrée de Piatnik.

Open the box

Allons-nous nous faire dévorer à l’ouverture de la boîte ? Que nenni, on y trouvera :

  • des cartes dinosaures : T-Rex, vélociraptors, tricératops, diplodocus… Un design haut en couleurs pour des cartes très claires, indiquant en haut les outils nécessaires à la capture de chaque espèce, et en bas leur valeur
  • 5 dés : des dés tout blancs ! Car il vous faudra vous-même y coller les stickers pour pouvoir les utiliser. Même dans le jeu de société, on sous-traite !
  • 18 pions aventuriers : pour être honnête, les pions, au design très sobre et assez impersonnel ressemblent plus à des mexicains portant un sombrero qu’à des aventuriers de Jurassic Park. Mais bon. 

Bref, l’ensemble est lisible et efficace, mais on ne sera pas bouleversés par les illustrations. A commencer par la boîte… 

Attrapez-les tous !

Le but du jeu est d’être le meilleur chasseur de dinosaures. Mais comment faire ?

Pour commencer, on place 3 cartes face visible sur la table. Le reste des cartes constituera la pioche, afin d’avoir toujours 3 cartes en visuel.

Puis le premier expéditeur lance les 5 dés. Une règle prévaut : il faut mettre au minimum un dé de côté à chaque lancer. Car oui, dans ce jeu, vous aurez la possibilité de relancer vos dés autant de fois qu’il vous plaira.

Un dé peut être mis de côté dans 2 cas :

  • s’il représente un ustensile visible sur l’une des cartes dinosaures présentes sur la table
  • s’il représente des jumelles

Dans le premier cas, pour chaque dé mis de côté, on pose un pion aventurier sur une case libre des cartes représentant le même ustensile

Dans le 2e cas, rien ne se passe pour le moment. Mais si lors de votre tour vous avez réussi à mettre de côté la totalité des 5 dés, et qu’au moins deux d’entre eux représentent des jumelles, vous pourrez continuer la chasse et relancer les 5 dés.

Avoir les yeux plus gros que le ventre

Le tour d’un joueur peut prendre fin de 2 façons :

  • s’il décide d’arrêter son tour et de ne plus relancer les dés, il récupère toutes les cartes dinosaures dont les conditions de capture sont complétées par les pions. A l’inverse, les cartes dinosaures dont certaines cases sont encore libres resteront sur la table. Puis il piochera autant de cartes que nécessaires afin que 3 dinosaures soient toujours visibles avant de passer les dés à son voisin.
  • si à la suite d’un lancer de dé, le joueur ne peut pas mettre de dé de côté, shame on him ! Il perd son tour, ne récupère aucune carte, et doit même défausser du jeu les cartes dinosaures dont toutes les cases étaient occupées par des pions.

Le jeu se termine quand la pioche est épuisée et que toutes les cartes ont été récupérées. Le chasseur cumulant de plus de points grâce à ses dinosaures est bien sûr sacré meilleur aventurier.

Stop !

Encore un jeu utilisant la mécanique du “stop ou encore” ? Oui, mais la petite différence qui change la donne est que notre tour de jeu a une influence directe sur la chasse des joueurs suivants. Vais-je tenter d’attraper le T-Rex valant 5 points, au risque d’échouer à un seul lasso, et de laisser la capture au chasseur suivant ? La chance est bien sûr prépondérante de par les lancers de dé, mais il faudra quand même user de stratégie pour cumuler les points.

L’âge de 7 ans peut être revu à la baisse, le matériel étant suffisamment clair pour que les petits marmots se sentent à l’aise. Bien évidemment, la thématique dinosaure leur plaît d’emblée, et ce sera l’occasion pour eux d’étaler leur savoir de paléontologue.

Variantes

Le jeu nous propose deux variantes. On peut faire des parties plus courtes pour les joueurs pressés, en retirant un certain nombre de cartes de la pioche en début de partie.

On peut aussi jouer en mode solo. Ce dernier mode n’est clairement pas le plus intéressant, ce qui est confirmé par la boîte, qui indique de 2 à 4 joueurs. CQFD.

L’avis de Plateau Marmots

Petit jeu de prise de risque, Dino Park ne nous séduit pas forcément grâce à son matériel, fort minimaliste. En revanche, les illustrations et la thématiques plairont clairement aux marmots. On appréciera la mécanique de stop ou encore, efficace, et le petit soupçon de stratégie pour anticiper ses captures, qui en font un bon jeu familial. Si vous avez déjà des jeux utilisant cette mécanique, vous pourrez faire l’impasse. Sinon vous pourrez lancer votre lasso pour capturer cette boîte.

On aime :

  • les dinosaures
  • la prise de risque

On aime moins :

  • coller les stickers sur les dés
  • les pions aventuriers à sombrero

Le trouver

Chez Philibert
Chez Amazon

 

Fiche technique

Un jeu de Reiner Knizia
Édité chez Piatnik
De 2 à 4 joueurs
À partir de 7 ans
Durée d’une partie : 20 mn

Pour aller plus loin

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.