Test – Kingdomino

Oyez oyez, gentes dames et beaux damoiseaux ! Des terres sont à quérir à 2 pas de chez vous afin d’agrandir votre royaume. C’est pas l’tout de se pavaner dans un castel de 135 chambres ! Un petit bout de plaine, avec des moutons en libre service, pour ripailler avec les voisins, ça, c’est la classe ! Convoyez prestement car vous n’êtes pas seuls sur le coup et bastaillez finement afin de vous garantir les meilleures parcelles…

Kingdomino est un jeu de Messire Bruno Cathala, mis en couleur par Cyril Bouquet et édité par la joyeuse troupe Blue Orange de Lorraine. Les moult récompenses reçues (France, Allemagne, Belgique, Italie, Norvège, Danemark, Japon, USA, Brésil) montrent l’engouement des ludistes de France et de Navarre pour ce jeu qui n’est pourtant qu’une revisite d’un jeu des temps anciens : les dominos. Bigre ! Quel est donc cet enchantement ? C’est ce que nous allons découvrir…

Dans Kingdomino, 2 à 4 seigneurs, à partir de 8 ans, vont se lancer dans une quête territoriale d’environ 15 min afin de bâtir, autour de leur château, le royaume le plus prestigieux possible.

Kingdom in the pocket

Kingdomino, c’est avant tout une jolie boîte colorée, aux illustrations enfantines mais pas trop et dont le format raisonnable vous permettra de le transporter facilement. Vous pourrez ainsi défier les maroufles de tous âges qui croiseront votre chemin.

Sous le couvercle, on découvre (ô joie !) des compartiments pour ranger les différents éléments du jeu :

  • des tuiles départ et des petits châteaux en 3D à monter. L’assemblage des châteaux est ultra simple et rapide et ne vous demandera qu’un unique effort. En effet, comble de bonheur, ils tiennent montés dans la boîte !
  • 8 meeples de 4 couleurs différentes;
  • des dominos qui représentent les terres à conquérir pour étendre son royaume. Ils sont épais ( donc solides) et comportent sur le recto un numéro allant de 1 à 48 et sur le verso 1 ou 2 paysages (lac, champs, prairies, forêts, marais et mines). Certaines parcelles sont dotées d’une ou plusieurs couronnes, signe qu’elles sont plus prestigieuses que d’autres, et donc, rapportent plus de points;
  • une notice bien écrite et illustrée d’exemples. Une fois lue, on n’a pas besoin d’y revenir.

En conclusion, l’impression générale est bonne : c’est visuellement agréable, le matériel est de qualité, les règles sont simples et la mise en place rapide.

It’s good to be the king

Chaque joueur reçoit une tuile de départ, sur laquelle il place sa seigneuriale demeure, et un meeple (ou 2 pour une partie à 2 joueurs). En fonction du nombre de joueurs présents, on retire aléatoirement des dominos qui seront laissés de côté. Les autres, une fois mélangés, seront placés dans le compartiment de la boîte prévu à cet effet. Ils constituent la réserve.

Au début de chaque tour, on pioche dans la réserve autant de dominos qu’il y a de joueurs et on les place face numérotées visible afin de les trier dans l’ordre croissant. Puis, on les retourne côté paysage. L’ordre des joueurs est, à ce moment-là, tiré au sort. Chacun leur tour, les joueurs placent leur meeple sur le domino qui les intéresse. Ce qui veut dire que le 1er à jouer a le choix alors que le dernier devra se contenter du dernier domino resté inoccupé.

Une nouvelle série de dominos est alors disposée en suivant la procédure décrite ci-dessus.

Dès lors, l’ordre de passage de chaque joueur dépendra du domino qu’il a sélectionné le tour précédent. Ainsi, le joueur ayant son roi sur le 1er domino de la 1ère série joue en 1er. Il récupère sa tuile, la place dans son royaume et pose son meeple sur un domino de la nouvelle série.

Puis c’est au tour du joueur dont le roi est sur le 2ème domino de la 1ère série, et ainsi de suite.

 

Prestige, gloire et beauté

L’objectif final est de constituer le royaume le plus prestigieux, c’est-à-dire, celui qui vous rapportera un maximum de points.

Pour cela, vous devrez être attentifs à l’agencement de vos dominos et, surtout, vous assurer de la présence de couronnes au sein de vos différents domaines et, tout ça, en respectant les règles de pose suivantes :

  • un royaume doit obligatoirement constituer un carré de 5×5 cases;
  • pour connecter 2 dominos, il suffit qu’un paysage soit commun aux 2 (plaine contre plaine, forêt contre forêt…). L’ensemble des cases adjacentes représentant un paysage de même nature constitue un domaine. Plus ce domaine est étendu et contient de couronnes et plus il rapporte de points;
  • la tuile de départ peut être considérée comme un joker et, de ce fait, être connectée à n’importe quel domino.

La partie s’arrête quand la réserve de dominos est épuisée. Chacun procède alors au décompte de ses points. Les domaines ne contenant aucune couronne ne rapportent rien.

En revanche, si des couronnes sont présentes dans un domaine, on compte le nombre de cases constituant ce domaine et on le multiplie par le nombre de couronnes qu’il contient. Par exemple, j’ai un lac formé de 6 cases et contenant 2 couronnes, ce domaine me rapporte 12 points.

Le joueur qui totalise le plus grand nombre de points remporte la partie.

Gourmandises royales

La notice ajoute quelques variantes, cumulables entre elles, qui apporteront une petite note sucrée, agréable en bouche, aux règles de base.

Il s’agira, par exemple, d’obtenir des points de bonus supplémentaires si l’objectif fixé par la règle est atteint ou de prolonger le plaisir en faisant une partie en 3 manches. À l’issue, le joueur qui a obtenu le score le plus élevé est déclaré vainqueur.

Une dernière option, pour des parties à 2 joueurs, propose d’utiliser tous les dominos de la boîte. Chaque joueur va donc se retrouver avec un royaume taille XL, de 7×7 cases, contre 5×5 dans la version d’origine.

L’avis de Plateau Marmots

Kingdomino est un petit jeu malin qui revisite de manière astucieuse le jeu de dominos classique. Bruno Cathala souhaitait en faire un jeu familial, l’objectif est atteint ! Sa mise en place rapide, ses règles simples, dont le concept parlera forcément à tout le monde, en font un jeu intergénérationnel.

Mais ne vous méprenez pas, si le jeu parait simple, il offre, dans le fond, une dimension stratégique fort plaisante : quelle parcelle choisir ? Celle qui m’avantagera le plus ou celle qui bloquera mon adversaire ? Celle qui me permettra d’être en bonne position au tour prochain ou celle qui apportera de précieuses couronnes à mon domaine ? Comment placer mes parcelles pour respecter la superficie imposée tout en créant de vastes et prolifiques domaines ?

On réfléchit, on anticipe et on surveille les actions de ses adversaires. Les parties sont amusantes, rythmées, prenantes et rejouables à l’infini. Bref, Kingdomino est un géant d’un autre âge…

On aime :

  • Les illustrations, jolies et colorées
  • Les compartiments dans la boîte pour ranger les éléments
  • Matériel de bonne qualité
  • Le concept qui parlera à toutes les générations
  • Règles simples
  • Parties rapides
  • Rejouabilité
  • Les règles optionnelles pour diversifier et augmenter un peu la difficulté

On aime moins : 

  • Dès que je trouve, je vous envoie le crieur public…

Fiche technique :

Auteur : Bruno Cathala
Illustrateur : Cyril Bouquet
Éditeur : Blue Orange
Pour 2 à 4 joueurs
À partir de 7 ans
Durée d’une partie : 15 min

Le trouver

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Chez Philibert

 

Pour aller plus loin :

 

 

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