Test – Poc !

« Mesdames et Messieurs, nous nous retrouvons pour notre compétition annuelle de sauts. Nos quatre athlètes se positionnent sur leurs lignes de départ… quelques petits échauffements… La tension est extrême, la concentration est à son comble ! Qui remportera la victoire? Attention, Tony Gecko ouvre les hostilités. Il se prépare… s’élance….oooh! Quel magnifique salto avant !! Dommage qu’il soit si court… Ce bon vieux Tony s’est écrasé au sol et se trouve dans l’incapacité de se relever….. Oouuuhh, Nico Panda vient de lui tomber dessus !! Alex Manchot tente sa chance : il se propulse… Oui… Non… Incroyable ! Il se retrouve coincé, en équilibre, à deux doigts de franchir la ligne d’arrivée…. Ouille ! Florent Renard le percute violemment et le fait tomber du mauvais côté….une lutte sans merci s’empare de nos candidats et promet de nous offrir un spectacle plein de rebondissements ! »

Bienvenue dans Poc !, une compétition de sauts hors normes, pour 2 à 4 joueurs à partir de 6 ans. Les joueurs incarnent des animaux qui devront réaliser des saltos dignes des plus grands gymnastes pour atterrir dans la boîte d’arrivée.

La Pocteam

Ce petit jeu d’ambiance et d’adresse est l’oeuvre de 4 brillants cerveaux (oui, oui, ils se sont mis à plusieurs) aux casiers ludiques bien fournis:  Alexandre Droit (Dream on, Dawak, Gloobz, Visual Panic…) et Florent Toscano (Migrato, Il était une forêt, Lincoln se met au vert, Hop la bille…) cosignent pour la 2e fois après Apocalypse au Zoo de Carson City. Ils sont rejoints par Nicolas Bourgoin (Mimtoo, Cortex, Démoniak...) et l’illustrateur Tony Rochon (Booo!, Keskifé?, Hop le j’ton, Hop la bille, Hop la puce…). Un casting détonnant, donc, qui promet quelques heures de moments intenses.

Notons enfin que, comme tous les jeux édités par Opla, Poc! est fabriqué intégralement en France et le plus proprement possible. Une démarche éco responsable que l’on ne peut que saluer. 

In ze boîte…

Revenons à nos bières athlètes. Poc ! se présente sous la forme d’un cube (ne pas confondre avec un cubi) contenant des sous-bocks qui ressemblent….ben, à des sous-bocks ! Ronds, épais, cartonnés, ils sont agréables à regarder et à manipuler. Comme des sous-bocks, d’ailleurs. Ils représentent 4 familles d’animaux  (panda, gecko, manchot et renard) dont chaque membre porte un dossard allant de 1 à 5. On trouve également un sous-bock trampoline qui sera utilisé pour l’une des variantes. C’est joli, illustré avec humour et de bonne qualité.

La notice se lit en moins de temps qu’il n’en faut pour vider un Demi et vous permettra de vous lancer doigts et âmes dans la compétition.

Jeux Poclympiques

Chaque joueur choisit une famille d’animaux. La boîte, sans le couvercle, est placée à égale distance de tous les joueurs.

À son tour de jeu, un joueur prend un sous-bock qu’il place sur son poing. D’une pichenette, il fait sauter son animal, qui doit obligatoirement effectuer un demi-tour en l’air sous peine d’être éliminé, pour tenter de le faire entrer dans la boîte.

Si c’est le cas, l’animal y reste jusqu’à la fin de la partie, sa valeur compte double. S’il tombe à côté de la boîte et recouvre un ou plusieurs animaux, il les récupère tous. Parmi ces animaux, il faut distinguer 2 cas de figure :

— l’animal recouvert vous appartient : vous le récupérez et pourrez le rejouer ultérieurement ;

— l’animal recouvert est celui d’un adversaire : il devient votre «prisonnier». Vous le placez sous votre poing jusqu’à la fin de la partie. Il vous rapportera des points supplémentaires lors du décompte final.

Et si votre animal ne recouvre aucun autre animal, il reste tel quel sur la table jusqu’à ce qu’un des 2 cas cités précédemment se présente.

La partie s’arrête lorsque tous les joueurs, sauf un, n’ont plus d’animaux en lice. Celui qui a le plus gros score est sacré champion.

Chuis d’accord avec Cherge

N’allez surtout pas imaginer que Poc! est un petit jeu d’apéro simpliste vite joué vite oublié. La cible a beau être suffisamment grande (et vos doigts musclés et agiles), bien souvent l’atterrissage d’un sous-bock dans la boîte relève du miracle. Miracle que vous aurez bien du mal à le réitérer… en tout cas, au début. Il n’y a qu’un seul moyen d’améliorer ses performances : l’entraînement !

L’idée de récupérer des animaux est bien pensée, car elle ajoute un objectif tactique à la partie. Parfois, il vaut mieux viser les animaux de vos adversaires, échoués sur la table, plutôt que de s’acharner à faire entrer les vôtres dans la boîte, au risque de tous les perdre. C’est un calcul à faire qui peut s’avérer payant.

Pour les plus ou moins motivés…

Histoire de diversifier un peu cette frénésie poquesque, 2 autres règles sont proposées :

-Poc on the box ! : tout est dans le titre. On procède de la même façon que dans la 1ère règle sauf que, cette fois-ci, on pose le couvercle sur la boîte. Quel intérêt, me demanderez-vous? Imaginez donc des sous-bocks empilés en équilibre instable sur une surface plane et lisse et vous aurez la réponse.

-Poc ! Poc ! Poc ! : pour ceux qui ont suivi, il reste un sous-bock inutilisé, le trampoline. Placez-le au centre de la table, à la place de la boîte. Dans cette variante, l’objectif est de recouvrir les animaux adverses pour gagner des points. Et le trampoline dans tout ça? Dès que votre animal le recouvre, même un chouia, vous le récupérez et le rejouez plus tard. C’est une bonne façon de jouer avec les jeunes marmots afin de les initier au jeu.

-enfin, vous pourrez jouer à toutes ces variantes en ajoutant un mode «bataille» : pour gagner un animal adverse que vous recouvrez, votre animal doit avoir une valeur égale ou supérieure à lui. Si en plus la tactique s’y met…

L’avis de Plateau Marmots

Poc ! est un petit jeu simple, drôle et amusant qui plaira au plus grand nombre. Sa mécanique originale devient rapidement addictive et les plus motivés enchaîneront les parties dans l’espoir d’accomplir un exploit. Les autres apprécieront davantage le mode de jeu avec le trampoline qui, en outre, permettra aux plus jeunes de participer le temps de maîtriser le concept… et de se rendre compte que même pour les adultes, c’est pas gagné!

La possibilité de récupérer ses animaux pour les rejouer plus tard et de marquer des points en capturant les animaux adverses apporte une dimension stratégique fort plaisante. Non seulement cela évite de se retrouver trop rapidement sur le banc de touche, mais cela permet également de grappiller des points supplémentaires grâce aux prisonniers.

On aime :

  • l’originalité
  • le matériel et les illustrations
  • la possibilité de récupérer ses animaux et de faire des prisonniers
  • la variante avec le trampoline

On aime moins :

  • cette fichue boîte est beaucoup trop haute
  • les sauts en bonne et due forme nécessitent quelques heures d’entraînement

La petite histoire…

Vous aimeriez connaître les origines de cette curieuse compétition? Comment Panda, Renard, Gecko et Manchots en sont arrivés à se défier dans un concours de sauts alors qu’aucun d’eux n’en a les capacités physiques? Vous trouverez les réponses dans N’importe quoi, un petit livre écrit par Florent Toscano, illustré par Tony Rochon et édité aux éditions Loustik. Une histoire pour les enfants, mais qui plaira également aux plus grands…

Fiche technique :

Auteurs : Alexandre Droit, Florent Toscano et Nicolas Bourgoin
Illustrateur : Tony Rochon
Éditeur : Jeux Opla
Pour 2 à 4 joueurs
À partir de 6 ans
Durée d’une partie : environ 10 min

Chez Philibert : https://www.philibertnet.com/fr/opla/60626-poc–3760032260823.html

Pour aller plus loin :

— leçon 1 : 

 

-leçon 2, tir à 6 points : 

 

-leçon 3, capture!!!: 

 

-leçon 4, retour à la maison!!!: 

 

 

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