Test – C’est pour ma pomme

Les chenilles aimeraient bien aller goûter cette pomme bien ronde, bien rouge et fort appétissante. Mais gare aux oiseaux qui les attendent d’ailes fermes pour piquer la tête de la première à se montrer !

C’est pour ma pomme est un jeu de Valéry Fourcade et Jean-Philippe Mars et édité par MJ Games. De 2 à 5 joueurs, à partir de 5 ans, une partie dure environ 15 min.

La faune et la flore

Avec ce petit jeu d’été ensoleillé et sucré, Valéry Fourcade continue dans sa lancée des jeux pour les jeunes enfants sur le thème des animaux. On y retrouve ici, des oiseaux bien portants, des chenilles et des papillons en devenir.

Il vous faudra faire preuve d’observation et surtout de mémoire pour ne pas voir votre pomme se faire  petit à petit dévorer de l’intérieur par des chenilles gourmandes.

Dans la boîte !

Lorsque l’on ouvre cette jolie boîte, on y découvre des cartes action et des tuiles rigides représentant des chenilles de couleurs et de formes (maigrichonnes ou enrobées) différentes.

Les illustrations sont détaillées, colorées, attrayantes et rigolotes. Pour rester dans ce thème, on aurait aimé une pomme 3D cartonnée à construire et placer au centre de la table où les chenilles pourraient s’insérer dedans et s’y perdre pour la dévorer. Pour une prochaine fois peut-être ?

Un sac format voyage, en forme de pomme également, aurait été sympatoche pour pouvoir l’emmener partout avec nos marmots. C’est pour ma pomme, en effet, est typiquement un petit jeu que l’on peut emmener au restau pour faire patienter nos loulous.

Et si on se préparait à pique-niquer ?

Installez la carte pomme au milieu. Les tuiles chenilles sont placées face cachée tout autour pour former un cercle assez large de sorte que toutes les tuiles puissent avancer d’un cran et former un plus petit cercle autour de la carte. Les cartes action sont mélangées puis forment une pioche à côté.

Le premier joueur qui va chercher un ver de terre dans le jardin et le mange commence ! Et comme ça, le repas est prêt !

C’est MA pomme !

Chaque joueur va à son tour piocher une carte :

Si la carte est un oiseau…

…alors le joueur doit trouver la tuile de la même couleur que ce dernier. S’il est bicolore, vous devez retourner la chenille d’une des deux couleurs.

  • Vous retournez la bonne tuile ? Bingo, l’oiseau mange la chenille, elle est donc à vous.
  • Flûte, vous vous êtes trompés. Si la tuile est au placement de départ, vous l’avancez d’un cran vers la pomme face cachée. Si la tuile est déjà avancée d’un cran, vous la placez face cachée directement sur la pomme. Elle est partie se réfugier à l’intérieur.

Si la carte est un papillon…

…vous pouvez alors métamorphoser une chenille en papillon.

Le joueur doit annoncer la couleur et la forme (maigre ou potelée) de la chenille qu’il va retourner. Il peut choisir n’importe quelle chenille incluant celles attrapées par ses adversaires ou celles dans la pomme.

  • Il a raison, il remporte la chenille.
  • Il s’est trompé, la chenille avance d’un cran face cachée.

Si la carte est un jardinier…

…le joueur en question peut regarder, et lui seul, la tuile qu’il souhaite et la repositionner telle quelle.

Si la carte est un arbre…

…alors le vent souffle !

Vous devez échanger deux tuiles de position. Il vous est impossible de faire l’échange avec une tuile sur la carte pomme.

Si la carte représente la pluie…

…une de vos chenilles retourne en position éloignée face cachée autour de la pomme.

Qui s’est fait un festin de chenilles en apéro ?

Une fois toutes les cartes de la pioche épuisées, le joueur avec le plus de chenilles à son actif gagne la partie.

Pour les papillons en devenir

Quelques variantes pour les plus grands :

  • Seuls les oiseaux unicolores permettent d’attraper les grosses chenilles. Une grosse chenille retournée avec un oiseau bicolore avance d’un cran face cachée.
  • Pour les oiseaux bicolores, annoncez la couleur choisie avant de retourner la chenille.

L’avis de Plateau Marmots

Au final, c’est pour ma pomme est un jeu semi-coopératif d’observation et de mémoire. La bonne nouvelle, c’est qu’il est franchement joli et que la mécanique tourne parfaitement. Si vous n’avez pas déjà un jeu de ce type à la maison, vous pouvez y aller tranquille. Son petit prix le rend franchement accessible et vous passerez d’agréables parties dessus.

Mais soyons honnêtes : vous avez déjà probablement un jeu de ce type dans vos armoires, car le jeu n’est franchement pas original. Et s’il n’est pas désagréable à jouer, il n’apporte clairement rien de neuf à l’édifice déjà massif des jeux de mémoire/observation.

C’est tellement vrai que les marmots préfèrent finalement sortir la boîte pour… inventer leurs propres règles. Ils adorent ces petites bêtes rigolotes qu’ils chercheront volontiers lors de leurs balades en forêt, voire dans leurs pommes du goûter.

En tant qu’adulte, je me suis ennuyée sur ce jeu. Oui, je l’avoue, je suis un peu blasée des jeux axés sur la mémoire pour cet âge. J’ai bien conscience que leurs capacités ludiques en développement contraignent les auteurs à utiliser des mécanismes éprouvés, mais à force, je crois bien que c’est moi qui commence à l’être, éprouvée.

Bref : c’est pour ma pomme est un jeu sympathique et bien conçu, mais on repassera pour l’originalité.  

On aime :

  • Les illustrations
  • Le rapport qualité/prix
  • Le côté semi-coopératif

On aime moins :

  • Principe classique du jeu de mémoire
  • On aurait aimé un peu plus d’originalité dans l’édition (boîte plus design ou un petit sac de voyage dans la boîte)

Fiche technique :

Créé par Valéry Fourcade et Jean-Philippe Mars
Illustré par Tomek Larek
Edité par MJ Games
Distribué par Asmodée
De 2 à 5 joueurs
A partir de 5 ans

Le petit mot du chef

Je vous le dis d’emblée : je n’ai pas encore eu le temps de tester ce jeu, et je me fie donc totalement aux connaissances encyclopédiques de Barbichou. Néanmoins, en temps que newbie (ou presque) dans le monde du jeu pour enfants, j’avoue que – sur le papier – ce jeu me séduit beaucoup.

J’apprécie tout particulièrement l’idée de voir les chenilles se déplacer vers la pomme à chaque échec. On pourrait d’ailleurs imaginer, pour les plus petits, une zone de trajet supplémentaire pour leur laisser le temps de récupérer les chenilles. Mais cela donne aussi envie d’imaginer une variante coop’, où les joueurs devraient s’unir pour que les oiseaux ne puissent atteindre les chenilles et que ces dernières puissent atteindre la pomme en sécurité. 

Bref, de mon côté, donc, je ne suis pas troublé par le manque d’originalité… et ça me fait donc bien envie. L’avantage d’être un jeune padawan du jeu de mémoire, sans doute ! 

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