Test – Doudou

L’heure du coucher est toujours un moment privilégié entre parents et petits marmots. C’est un temps calme et complice qui permet de se retrouver, de laisser doucement la fatigue s’imposer et de partager des émotions touchantes au moyen de jeux simples, faisant appel à l’attention et l’observation.

Doudou fait partie de ces jeux, pensés pour ces moments un peu « à part », où l’adulte est plus que jamais le protecteur bienveillant.  Il propose un thème simple, mais fédérateur :  un doudou s’est caché, juste avant l’heure du dodo. Alors que les étoiles illuminent le ciel et que la lune est de sortie, il faut trouver quel est celui qui manque à l’appel… et quelle est sa cachette !

Est-ce que les marmots parviendront à résoudre le mystère du doudou en goguette ?

Doudou est un jeu coopératif de Xavier Violeau, illustré par Pauline Berdal. Jouable en solo et jusqu’à 4 joueurs, il est édité par Oka Luda.

Un puzzle qui résout les mystères ?

Le décor ? Une chambre d’enfant. Le temps ? La tombée de la nuit. Le mystère ? Une disparition. Oui, l’un des doudous est parti faire une blague. Mais lequel est-ce ? Où peut-il être ?

Dans la boîte de Doudou, on trouve essentiellement des tuiles qui ressemblent à s’y méprendre à des grosses pièces de puzzle. Au recto, chacune présente un doudou qui se cache dans un endroit de la chambre. Il y a 5 doudous et 5 cachettes (et donc 25 tuiles). Chaque doudou et chaque cachette possède un petit pion dédié, qui nous aidera à suivre la progression de notre enquête. Au verso des tuiles, des symboles coupés en deux d’étoiles et de lunes. À première vue on pourrait imaginer qu’il s’agit d’un simple décor, mais on verra que c’est bien plus que cela.

Le matériel est d’excellente qualité et parfaitement adapté à l’environnement d’un enfant de 3 ans. Le trait de Pauline Berdal est particulièrement agréable : les scènes sont immédiatement identifiables et quelques petits détails amusants (comme le lapin qui se cache dans l’armoire la tête en bas) occasionneront de nombreux sourires. Mention spéciale au choix des couleurs, très douces et apaisantes, particulièrement adaptées à l’heure du dodo. C’est très bien vu.

Mon doudouuuu, c’est lui le plus doux

Pour jouer, il faut déjà commencer à placer les pions doudous et les pions cachettes face visible, près des joueurs.

Prenez ensuite une tuile au hasard, sans la retourner, placée à l’écart des autres, face cachée (côté nuit). Cette tuile, c’est évidemment la clé du mystère ! Pour se souvenir qu’il ne faut pas la révéler, plaçons au-dessus un petit oreiller aide mémoire.

Et après ? Piochons et déposons face visible 7 tuiles, devant l’ensemble des joueurs. Chaque tuile est unique et propose une petite scène différente. Le doudou grenouille caché derrière les cubes, le doudou lion caché sur l’armoire, etc.

Arrive alors le moment de mener l’enquête !

Le colonel moutarde est caché dans le coffre à jouets !

Le premier joueur choisit l’une des 7 tuiles à sa disposition et pose ensuite une question sur l’un des deux éléments présents : le doudou ou la cachette.

Sur une tuile représentant le nounours dans le lit, il peut par exemple demander :

« Peut-être que le doudou que l’on cherche est le nounours ?» ou « Peut-être que le doudou que l’on cherche est caché dans lit ? ».

Il prend alors la tuile, la retourne sur son côté nuit, et va la coller contre la tuile « solution ». Sur sa hauteur (côté « étoile ») pour une question posée sur le doudou, ou sur la largeur ( côté « lune ») pour une question sur la cachette. Pas de panique, le petit aide mémoire posé sur la tuile solution rappelle de quel côté il faut placer la tuile en fonction de la question posée.

Si les deux moitiés de symboles s’ajustent, alors la réponse à la question posée est oui. Sinon, la réponse est non, ce qui implique de tirer les déductions qui s’imposent.

Lesquelles ? Bah de ne plus poser la même question à l’avenir, déjà, ce qui n’est pas forcément évident pour un enfant de 3 ans. Mais aussi d’éliminer par déduction ceux qui sont concernés par la réponse. Pas facile de se souvenir de tout, heureusement, les silhouettes des doudous et des cachettes se retournent face cachée, ce qui aide à se rappeler que le doudou ou la cachette sont déjà « innocentés ».

En revanche, si les deux moitiés de symbole coïncident, c’est le jackpot ! Cela indique aussitôt l’identité de doudou ou son lieu de cachette (en fonction de la question posée) et permet du coup d’éliminer tous les autres… Vous n’aurez jamais été aussi proches de le retrouver !

7 chances… et un joker

À chaque fois qu’une question est posée, la tuile est défaussée. Cela réduit donc les questions disponibles pour les prochains tours.

Au bout de 7 questions, la nuit est tombée. Si le doudou n’est toujours pas identifié, il faudra alors utiliser l’oreiller joker pour émettre une dernière hypothèse. On retourne alors la tuile « solution », si l’hypothèse est correcte, c’est gagné, le doudou est retrouvé. Sinon… il faudra vite recommencer.

Magique !

Vous vous en doutez : l’effet de jonction des tuiles qui permet de progresser dans la déduction est totalement magique pour un enfant de 3 ou 4 ans. Le marmot comprend au fil des parties que l’alignement des symboles joue un rôle mécanique, mais il se laisse néanmoins totalement porter par la révélation finale, souvent victorieuse évidemment. Le jeu est en effet fort facile, et les défaites sont rares… mais pas impossibles !

Et si l’enfant a bien entendu besoin de ses parents pour appréhender le jeu, il gagne vite en confiance et joue en totale autonomie vers 4 – 5 ans, en se racontant volontiers des histoires chemin faisant.

Et c’est là toute la force de Doudou, un jeu simple et un peu magique, qui dépose un bisou de bonne nuit plein de merveilles sur le front des petits dormeurs.

Éloge de la simplicité

On râle souvent, dans ces prodigieuses colonnes, sur le manque d’ambition des jeux, leur absence de niveaux de difficulté, de variantes qui évoluent avec l’âge de l’enfant, etc. Mais cette fois, nous ne dirons rien, car Doudou est typiquement le jeu qui se suffit totalement à lui-même. C’est un petit jeu de 5 minutes que l’on sort de temps en temps à la place de l’histoire du soir, le jeu où l’on ne relit pas la règle tellement elle est évidente. C’est le jeu, aussi, auquel on se surprend à jouer entre parents attendris le temps d’une micro partie, histoire de tester la magie aux doux soupirs des enfants endormis.

Est-ce que les enfants y joueront encore quand ils auront 6 ou 7 ans ? Peut-être pas. Mais qui sait si, au hasard d’un soir et lassés de leurs incessants combats de Bakugan, ils ne rêveront pas d’une époque où leur vie était plus simple, comme un collégien relirait volontiers un vieil Astrapi laissé près du lit.

Doudou est donc parfait tel qu’il est : simple, immédiat et léger. Moins évolutif que les autres incontournables jeux de dodo « La Chasse aux monstres » ou “Attrape-Rêves“, assurément, mais aussi plus zen, plus tendre et câlin. Et alterner ces jeux et des histoires du soir, c’est vraiment un combo délicieux.

L’avis de Plateau Marmots

Au final, Doudou est un petit jeu tout simple qui envoie du gros niveau émotions, car c’est clairement le jeu de petits moments de complicité partagée avec les 3 – 4 ans, juste avant le dodo. Des parties de 5 minutes qui font la part belle à la déduction et à l’imagination grâce à une mécanique de jeu qui tient presque de la magie, on en redemande, forcément. Accessible (accompagné) dès 3-4 ans, et en autonomie un petit peu plus tard, il permet en outre de jouer en solo. Bref, un jeu aussi évident qu’indispensable pour des petites parties au moment du coucher, dans la quiétude du bisou de bonne nuit. Une charmante bouffée d’enfance qui nous saisit au moment où l’on trouve nos marmots les plus touchants, lorsque les paupières sont lourdes et tombent sur une partie tout juste achevée. Alors nous rangeons le jeu sans bruit, presque timidement, tandis que le sommeil apaisé de l’enfant balaie d’un souffle léger nos inutiles préoccupations de grands. Indispensable, vraiment.

On aime

  • Simple et accessible
  • Plutôt mignon
  • La mécanique ingénieuse
  • Parfait pour des mini-parties

On aime moins

  • Bah, en vrai… rien !

Vous aimerez ce jeu si

  • Vous cherchez un jeu simple et accessible pour l’heure du dodo

Le trouver

Fiche technique

Un jeu de Xavier Violeau
Illustré par Pauline Berdal.
Jouable en solo et jusqu’à 4 joueurs
A partir de 3 – 4 ans.
Edité par Oka Luda.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.