Test – Skyjo

Il y a de cela un mois, toute la rédaction planchait sur la sélection des meilleurs jeux découverts cette année 2020. Après moult parties, débats, combats et pleurs nous avions finalement réussi à nous mettre d’accord… enfin presque… Car une semaine plus tard, sortait la contre sélection des rebelles de la rédaction dont, bien sûr, je faisais partie. Le jeu que je voulais supporter plus que tout ? Le très moche mais très bon Skyjo bien sur !

Après 879 parties à mon actif, je ne pouvais pas imaginer laisser passer cette découverte sous les radars de notre lectorat. Car oui lecteur, pour toi je me bats avec mes collègues pour faire passer mes pépites dans les sélections et sur ce coup je me suis faite bouler sous prétexte que je n’avais pas encore fait le test (et que Krinie préfère Hilo, mais ça ne sera jamais avoué). Faute avouée, je vais pouvoir vous scander mon slogan fétiche : «Préparez-vous les marmots : avant il y avait Uno, maintenant il y a Skyjo ».

Skyjo est un jeu de Alexander BERNHARDT, édité par MAGILANO, pour 2 à 8 joueurs, à partir de 6/7 ans pour des parties de 30 minutes.

Mais c’est qui Jo ?

Skyjo est un jeu de cartes où tu dois afficher le moins de points possibles dans ton board de 3×4 cartes. Pour cela, tu vas devoir retourner les bonnes cartes, interchanger, piocher, récupérer ; autant de choix possibles qui te permettront d’optimiser ton jeu en équilibrant bien prise de risque, stratégie et chance.

Bienvenue dans cette boîte des années 70

Une fois mes yeux habitués à cette explosion de couleur je découvre 150 cartes numérotées de -2 à 12, 1 bloc de score et une règle du jeu. A noter que ce livret de règle, tu ne lui feras pas trop de mal car, dès la première lecture, tout sera acquis et pour toujours, comme le vélo : le Skyko ça ne s’oublie pas !

On apprécie la clarté des cartes qui comprennent un énorme chiffre en leur centre et utilisent le spectre chromatique du danger. Du bleu : ça va, le vert : c’est pas mal, jaune : ça commence à chauffer, rouge : rien ne va plus !

Avant même de commencer à jouer ça sent le jeu efficace.

Des règles qui tiendraient sur un post-it… jaune fluo tout moche

Skyjo se joue en plusieurs manches, plus précisément ; la partie prendra fin lorsqu’un des joueurs atteint le score de 100. Rappelle toi néanmoins, que le but est de faire le moins de points possible donc ce fameux stoppeur de partie n’est en rien le gagnant, bien au contraire.

Pour débuter, chaque joueur dispose 12 cartes en 4×3 faces cachées, une carte de la pioche est retournée et ça sera la première carte à disposition pour qui en voudra. Chacun retourne 2 cartes au hasard de son board, celui qui obtient le résultat le plus faible commence la partie.

A ton tour de jeu 2 possibilités s’offrent à toi :

  • Tu récupères la carte de la défausse et la place dans ton jeu : soit à la place d’une carte face visible qui ne te convient pas soit à la place d’une carte face cachée. A noter que cette carte face cachée, tu la défausses et l’offre donc au prochain joueur.
  • Tu pioches une carte et choisis soit de l’insérer dans ton board, une fois encore à la place d’une carte face visible ou cachée ou bien si cette carte piochée ne te convient pas, tu peux la défausser. Dans ce dernier cas, il te faudra retourner une carte de ton board qui était face cachée.

Tu seras donc souvent confronter à des dilemmes entre réduire ton score quitte à défausser une carte qui pourrait intéresser ton adversaire.

Et voilà, en bref, tu si tu connais ces 2 règles tu sais jouer à Skyjo et peux enchainer les parties.

Ah non attends ! J’oublie deux « petites » subtilités qui viennent pimenter tout ça.

SKYJOOOOOOOOO !

Attention ! Je m’apprête à t’annoncer une règle spéciale qui est censée apporter une bonne dose de stratégie mais qui sera presque un objectif absolu pour les marmots : faire des Skyjo !

Hé oui, ce nom n’est pas juste là pour te questionner. Un Skyjo est une vraie action et tu vas vouloir crier : SKYJO DE 8 !!!!!! *ou tout autre nombre.

Lorsque tu alignes 3 cartes de même valeur dans une colonne, tu réalises le fameux Skyjo et peux alors défausser entièrement cette colonne. Oui tu as bien lu ! Pouf, pouf : une colonne en moins, tu continues la partie avec 3 colonnes quand tes voisins en ont encore 4 (si ils n’ont pas encore fait de Skyjo) et tu peux répéter l’opération autant que faire ce peut.

Tu comprends donc qu’il peut parfois être malin de garder dans ton jeu des cartes plus ou moins dangereuses dont le nombre aura plus de probabilité d’être défaussé par tes adversaires pour l’insérer tranquillement dans ton jeu et faire un Skyjo. Et bam ! Tout le monde riait de toi car tu avais deux 11 dans ton jeu et tu viens discrètement de récupérer un 11 pour défausser une colonne qui t’aurait valu 33 points, au lieu de ça : plus rien : 0.

C’est ici qu’intervient la notion de prise de risque car tu peux garder des cartes qui te font couler des gouttes de sueur dans l’attente du Skyjo qui ne viendra peut-être jamais.

Attention tout de même car tu peux faire un Skyjo à l’insu de ton plein gré. En effet, si tu retournes un -1 dans une colonne où deux cartes de cette valeur sont déjà présentes, alors tu élimines ta colonnes de -1 : c’est Skyjo mais c’est ballot !

Et dix de der

Lorsqu’un des joueurs a dans son board 12 cartes faces visibles on termine le tour de jeu et la manche s’arrête.

Tous les joueurs ayant encore des cartes faces cachées les révèlent au coût parfois de bonnes surprises et parfois de mauvaises découvertes.

Le scoring est on ne peut plus simple, on additionne toutes les valeurs des cartes. C’est à ce moment qu’un drame peut se dérouler car si tu es le premier joueur à avoir révéler toutes tes cartes et à avoir donc arrêté la partie, tu as intérêt à être sur de toi. En effet, dans ce cas tu dois être le joueur avec le moins de points sur cette manche sans quoi tu verras tes points doubler. Il faut donc trouver le bon équilibre entre « je vais vite à retourner toutes mes cartes » et « j’optimise un score le plus faible possible ».

Contrairement à ce qu’on pourrait penser de prime abord, Skyjo n’est pas un jeu où chacun joue dans son coin et ne s’occupe pas des autres. Tu dois en permanence surveiller le jeu des autres pour vérifier leur avancée, les cartes qui pourraient les intéresser pour ne pas les défausser, vérifier si tu es bien le joueur avec le moins de points etc.

L’avis de plateau marmots

Comme beaucoup d’adhérents à la ludosphère nous avons découvert ce jeu grâce à Simon du passe temps, qui en vantait ses mérites et nous a convaincu de l’essayer. Et quelle ne fut pas notre surprise quand on s’est retrouvés 2 heures après notre première partie à en redemander encore et encore. Car Skyjo est clairement ce genre de jeu totalement addictif où tu vas enchainer les parties sans t’en apercevoir. Tu peux croire la parole d’une spécialiste dans les jeux de cartes moches avec des numéros. Un savant mélange entre le hasard, la prise de risque et le fun. En plus d’être parfaitement équilibré, Skyjo sera, à coup sûr, fédérer toutes les générations. Les marmots s’y amusent et y réussissent pour notre plus grand bonheur (désarroi). Même le scoring ultra simple leur permet une totale autonomie dés 6-7 ans. Alors oui, Skyjo ne révolutionne rien mais enthousiasme par son accessibilité et son dynamisme. En bref, ne te perds pas plus en lecture, vas l’acheter et reviens nous dire combien tu l’as aimé.

 

Vos marmots aimeront si…

  • Ils l’aimeront tous (oui les gars je prends les paris !)

On aime :

  • Accessible et fédérateur
  • Dynamique et addictif

On aime moins :

  • Le design
  • Se faire battre par ses gosses

Fiche technique :

  • Un jeu de Alexander BERNHARDT
  • Illustré par Alexander BERNHARDT
  • Edité par MAGILANO
  • Pour 2 à 8 joueurs
  • A partir de 6-7 ans
  • Pour des parties de 30 minutes

Où le trouver ?

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.