Test – Super Rhino

La récente sortie de l’excellent Rhino Hero Super Battle m’a incité à ressortir son illustre ancêtre, Rhino Hero, devenu fer de lance emblématique de Haba, l’éditeur aux boîtes jaunes. Petit flashback pour ceux qui ne sauraient pas encore que les vrais superhéros sont des rhinocéros qui bondissent sur de bien fragiles immeubles…

« Super Rhino, Super Rhino, il est plus gros qu’un escargot”

Je me demande souvent quelle est l’idée de départ d’un jeu de société. Je me demande comment des gars, en l’occurrence Scott Frisco et Steven Strumpf, se réveillent un matin en se disant : “Tiens, je vais revisiter le concept du château de cartes avec un rhinocéros super héros qui grimpe sur un immeuble avec des effets de cartes à la Uno”. Hein, franchement ? Il était à jeun le gars qui a sorti un concept pareil ? Et chez Haba, quand on leur a sorti le pitch, ils leur ont fait signer un contrat de suite, comme ça ? “Un Rhinocéros qui grimpe sur des immeubles en carton ? Super idée Scott, voici 10 millions de dollars comme avance sur salaire pour peaufiner votre concept. Signez-là et prenez la Ferrari garée dehors. ”

Bref, en dépit de son concept un peu particulier, Super Rhino a bel et bien vu le jour en 2011… et s’est imposé comme un véritable succès critique et commercial pour l’éditeur allemand. Fun, addicitf, facile à sortir, rapide à jouer et bon marché (on le trouve en général à moins de 10 euros), il est devenu un incontournable du jeu d’adresse. Et vous savez quoi ? Nous pensons que c’est totalement mérité.

“Et parfois la nuit on découvre un mystère, le Rhino surgit et il monte d’un étage…”

Simplicité et efficacité, c’est ce sui dégage de notre rencontre avec Rhino Hero, dès l’ouverture de la boîte. Le jeu tient en effet dans deux decks de cartes et un petit jeton en bois.
Et c’est tout.
Et ça suffit complètement.

Le premier deck est constitué de cartes très épaisses qui constituent le plafond (et le plancher) de chaque étage du building de papier que nous allons construire.

Le second, ce sont les murs qui vont porter les plafonds. Chaque carte doit être pliée en deux afin de former un angle à peu près droit. Ces cartes seront ensuite déposées sur les autres afin de bâtir un étage supplémentaire de notre tour infernale. L’ensemble est fort joliment décoré et regorge de détails colorés et amusants.

Un Rhino fourbe comme une partie de Uno

La règle du jeu est simple : chaque joueur démarre avec une main de 5 cartes (7 si l’on joue à deux) et le premier qui parviendra à jouer sa dernière carte remporte la partie. Evidemment, si l’édifice s’écroule avant la fin, le responsable de la catastrophe sera déclaré Super Loser

Pour corser le construction de notre édifice, la plupart des cartes “plancher” déclenchent un effet qui va influer sur le tour du joueur suivant. Un peu comme au “Uno”, vous pourrez changer le sens de la partie, obliger le joueur suivant à piocher une carte, etc. L’effet le plus amusant (et le plus dangereux) oblige votre adversaire à placer la figurine de Super Rhino sur le plancher que vous venez de poser, ce qui ne manquera pas de déséquilibrer votre Tour de Pise en cartes à jouer.

Tout est donc mis en oeuvre pour que l’immeuble fasse badaboum avant que la dernière carte soit jouée et que la partie s’achève de manière aussi spectaculaire que dramatique. Ce qui est un peu l’effet recherché, soyons honnêtes.

A défaut d’une victoire flamboyante, la partie s’achèvera donc souvent sur une défaite, ce qui est nettement plus rigolo.

L’avis de Plateau Marmots

Super Rhino  est donc un jeu simple et efficace, qui revisite la thématique du château-de-cartes-qui-fait-badaboum avec enthousiasme. Aussi amusant à jouer pour les petits (qui voudront tout faire s’écrouler) que pour les plus grands (qui chercheront en permanence à équilibrer l’édifice pour s’inventer une carrière d’architecte), il se paye en outre le luxe d’être très abordable puisqu’il est vendu à moins de 10 euros.

Facile à sortir, facile à ranger, il se joue en quelques minutes pour d’intenses frissons collectifs lorsque votre construction commencera à vaciller. Pour nous, Rhino Hero est un indispensable du jeu d’adresse décomplexé. S’il est clair que vous n’y passerez pas un après-midi, il sera idéal pour deux ou trois parties qui vous occuperont volontiers de 20 à 30 minutes. Bref, l’ami de toute ludothèque, facile à jouer et à emporter partout. Fun, simple, efficace, peu onéreux… que demander de plus, au final ?

 

Ca fait plaisir

  • Une simplicité et accessibilité à toute épreuve
  • La fourberie des effets des cartes
  • Les mains qui tremblent au moment de déplacer Super Rhino sur un étage supérieur
  • Filmer le badaboum en slow-motion
  • Un concentré de fun pour 10 euros
  • La recherche du point d’équilibre, encore et toujours
  • Compatible avec son petit frère Rhino Hero Super Battle

Ca fait pas plaisir

  • Un jeu très simple qui laissera les stratèges sur leur faim

Fiche Technique

Un jeu de Scott Frisco et Steven Strumpf
Edité par Haba
Pour 2 à 4 joueurs
A partir de 5 ans
Durée de partie, entre 30 secondes et 10 minutes
Prix conseillé : 10 euros

Pour aller plus loin…

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