Sur l’étagère : Panic Cafard

Les jeux de l’étagère…

Période de confinement oblige, nous avons délaissé les tests de nouveautés pour nous intéresser aux jeux qui attendent paisiblement qu’on s’intéresse à eux, bloqués sur nos étagères depuis des mois, des années, voire des générations. Ces jeux, vous les connaissez : vous les avez croisés en brocante ou sur les sites de jeux d’occasion. Pas toujours très simples à trouver, mais ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas donner notre avis !

Le premier de la série ? Panic cafard, un ultra classique de chez Ravensburger depuis 2013. Eh oui, 7 ans déjà que nous avons droit aux publicités pour ce cafard déchainé qui sème la panique dans une cuisine, au beau milieu des couverts. Qui parviendra à manipuler couteaux et fourchettes afin de le conduire dans le camp de l’adversaire ?

Panic Cafard est un jeu de rapidité et (un peu) de stratégie, créé par Peter-Paul Joopen (Le bal masqué des coccinelles).

Le classique de l’étagère

Parmi les jeux que j’ai longtemps hésité à sortir du fond de l’armoire, Panic Cafard est probablement en tête de liste. Pourquoi ? Tout simplement parce que j’en avais eu une expérience véritablement calamiteuse. Le jeu était mou, sans saveur, et vraiment pénible à jouer. Je l’ai donc ressorti à reculons, sous l’insistance de mon fils.

Un plateau de jeu plutôt choupi

Le plateau de jeu est composé d’un labyrinthe constitué de couteaux, fourchettes et cuillères mobiles, mais aussi de quatre sorties situées à chaque angle du plateau de jeu. Le but du jeu consiste à orienter les parties mobiles du plateau de sorte que le cafard puisse tomber dans le camp de l’adversaire.

Le cafard, c’est une bestiole électronique à piles, un petit jouet qui vibre assez pour se déplacer en ligne plus ou moins droites. Vous le lâchez dans le labyrinthe et zou, il suit les couloirs du labyrinthe formé par les couverts. Il fait mine d’aller à gauche, bim il heurte une fourchette et repart dans l’autre sens. Rigolo, vraiment. Et les mouvements sont même assez réalistes pour peu que vous ayez eu le bonheur d’avoir de vrais cafards dans votre cuisine.

Tournez vos fourchettes !  

Le jeu consiste à lancer le dé chacun son tour et d’appliquer le résultat. À chaque face de dé correspond un type de couvert : fourchette, couteau, cuillère, ou le choix entre les trois. Pour chaque symbole obtenu, vous pouvez tourner un couvert de même type d’un quart de tour, pour modifier le labyrinthe. Le but est bien évidemment de créer un chemin qui permettra au cafard d’aller taquiner la zone de l’adversaire, sans qu’il puisse aller chez vous. Ce dernier suivra plus ou moins la trajectoire indiquée, donc prenez garde aux retournements de situation, toujours spectaculaires.

Une fois que le cafard tombe chez l’adversaire, bim vous marquez un point ! Au bout d’un certain nombre de points défini en début de partie (3 ou 5 le plus souvent) vous gagnez la partie.

Très fun… tant que le cafard a du jus !

J’étais parti sur un gros a priori, mais en tant qu’adulte je me suis vraiment éclaté pendant les premières parties avec mon fils. Les réactions de la bestiole sont bluffantes, nerveuses, et on s’amuse beaucoup à tenter d’influer sur sa trajectoire. Le cafard est capricieux, sournois, et n’hésite pas à faire demi-tour pour vous pourrir la vie. C’est vraiment intense, rigolo, défoulant.

Et le plaisir dure volontiers quelques heures, avant que l’on ne déchante brutalement. Pourquoi ? Parce que seule une pleine dose de piles garantit le pep’s du cafard. Et il ne faut hélas pas beaucoup de parties pour que le cafard ne s’essouffle et que le jeu devienne alors très laborieux. Sans son boost d’une pile chargée à bloc, notre ami cafard traine son spleen le long des couloirs et a du mal à convaincre. Il suit les trajectoires imposées, de plus en plus mollement, et se bloque parfois aux intersections, désormais incapable de se décider sur la prochaine route à prendre. Le jeu devient alors laborieux, poussif et franchement pénible. La solution, c’est de remettre une pile bouton. Pas ruineux, évidemment, mais contraignant.

Faut-il remettre Panic cafard sur son étagère ? 

Panic cafard est en fait meilleur que dans mon souvenir… tant qu’on a un petit stock de piles pour nourrir la bestiole. Le jeu est explosif, bordélique et fouillis, mais on s’amuse de cette hystérie collective à tenter de diriger un cafard électronique sous Cocaïne Duracellienne. Il y a un peu de stratégie pour orienter les couverts de manière à attirer le cafard en zone ennemie, et surtout de la rapidité d’exécution pour l’intercepter alors qu’il est sur le point de marquer l’essai. Bref, c’est fun, intense, rigolo… mais prévoyez quelques piles d’avance pour que le fun reste au rendez-vous. Pour un jeu vendu 40 euros, en fournir quelques unes d’avance aurait été un minimum.  Donc essayez de le trouver en occasion (pas dur : vous l’avez sans doute déjà dans votre cave). Plutôt une bonne surprise, donc. 

Pour aller plus loin :

Les cafards nano hex sont en vente séparément et assez faciles à trouver. Largement de quoi créer des règles rigolotes ou chacun doit guider « son » cafard dans le camp adverse.

Notez également qu’il existe un jeu de société « Panic cafard – Édition Coup de Cœur », sans cafard électronique, qui n’a vraiment pas l’air palpitant.

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