Test – Abra Kazam

« Installez-vous dans le calme et sortez vos baguettes magiques. Ce matin, c’est interrogation surprise…
Edgar, peux-tu aller au tableau et exécuter un sort à la baguette ? Celui de ton choix…
Parfait. Qui peut me dire de quel sort il s’agit ? Pas tous en même temps…»
Soyez le premier à deviner de quel sort il s’agit, et devenez le chouchou de Mme Cornicupa, votre professeur de Magie Blanche.

Vous aurez ainsi l’honneur de passer à votre tour au tableau…

« Baptiste, peux-tu s’il te plaît cesser de transformer ton voisin en batracien ? Ça devient lassant !!!
Et Bérénénice, veux-tu faire redescendre Léandre !!! Le sort de lévitation n’est pas un jeu !!! »

Evitez en tout cas de vous faire ensorceler, parce qu’utiliser une baguette magique avec des pinces à la place des mains ou transformé en crapaud est loin d’être pratique et pourra faire de vous la risée de vos petits camarades…

 

« Abra Kazam» est un jeu de « air dessin » magique et délirant conçu par Antonin Boccara (Par Odin), illustré par Jules Dubost et édité par Buzzy Games. Chaque classe peut accueillir 3 à 8 apprentis sorciers, âgés de 7 ans et plus.

Fier Abra

Ornée d’une belle illustration de couverture et d’un thermoformage en simili velours rouge, la boîte est un écrin certes un peu vide, mais parfait pour l’objet magique qu’elle contient.

Je ne parle pas du tas de cartes qui illustre l’ensemble des sorts.
Je ne parle pas non plus du livret de règle en forme de petit grimoire.

Non… Je veux bien entendu parler de la baguette en bois. Une baguette certes moins magique et moins ouvragée que celle d’un certain Harry P. mais qui donnera inévitablement aux Marmots l’envie de s’en saisir, et de s’imaginer prendre le train, direction Poudlard.

« Très bien, installez-vous dans le calme et sortez votre baguette magique… Ce matin, c’est interrogation surprise… »

Un jeu qui vous mène a la baguette

Avant de débuter une partie, on en définit la difficulté. Il existe quatre séries de cartes « Sorts » qui vont du Bleu (très facile) au Rouge (très difficile). On choisit 2 séries et on joue ainsi chaque partie avec 24 cartes « Sort » différentes.

Chacune étant présente en deux exemplaires de tailles différentes, on étale les grandes, face visible, au centre de la table et on forme une pioche, face cachée, avec les petites.

Le premier joueur prend la baguette magique et se place debout, bien visible de tous ses camarades. Il pioche une petite carte « Sort » et, après avoir prononcé la formule magique « Abra Kazam », tente de reproduire dans les airs et, à l’aide de sa baguette, le tracé qui y est dessiné. Les autres joueurs doivent alors deviner de quel sort il s’agit parmi les 24, visibles au centre de la table.

Le plus rapide gagne la carte qu’il a devinée et la place devant lui comme récompense. Le joueur à la baguette empoche lui aussi la carte qu’il a fait deviner.

Le vainqueur de la manche prend la baguette magique, pioche un nouveau Sort et tente à son tour de le faire deviner. Le jeu se termine quand il ne reste plus que 10 cartes « Sort » au centre de la table. Celui qui en a récolté le plus est sacré Meilleur Apprenti Sorcier.

L’Abra m’en tombe

Si le jeu se contentait de cette simple recette, il serait certes amusant quelques manches mais deviendrait bien vite redondant. C’était sans compter le zeste de poudre de Perlimpinpin, le soupçon d’idée géniale qu’Antonin Boccara a rajouté à sa formule.

A chaque manche, en effet, le gagnant empoche, certes, une carte « Sort », et gagne le droit de prendre la baguette magique, mais il subit dans le même temps l’effet du susdit sort.

  • Transformé en licorne, il devra faire deviner sa carte avec la baguette placée sur le front.
  • Transformé en chouette, c’est sans baguette et en bougeant la tête, les yeux grands ouverts, qu’il faudra la faire deviner.
  • Pris dans un puissant coup de vent, il jettera son sort en faisant le tour de la table.

Et tout un tas d’autres joyeusetés magico-délirantes…

Ainsi, au lieu de s’attarder sur le vainqueur de chaque manche, on a surtout hâte de voir dans quelle situation burlesque il va se retrouver pour faire deviner sa carte « Sort ».

Et comme seules 14 cartes « Sort » sont jouées à chaque partie (sur les 48 que compte la boîte), il faudra beaucoup jouer pour en faire le tour.

« Kazam Happy !!! » (Pharrell Williams)

Comme nous l’avons déjà esquissé tout à l’heure, « Abra Kazam » est extrêmement évolutif en ce qui concerne la difficulté.

On commencera en jouant avec les cartes « Sort » bleues et vertes, aux tracés bien différenciées et aux effets magiques pas trop contraignants. On ajoutera ensuite les cartes violettes aux tracés plus complexes. On passera enfin aux cartes rouges qui propose des tracés beaucoup plus minimalistes mais du même coup bien plus difficile à différencier. Les effets magiques de ces cartes rouges ont de plus la particularité de perdurer même quand le sorcier a fait deviner sa carte. Les joueurs pourront ainsi passer plusieurs minutes à se gratter l’épaule pour cause de démangeaisons magiques, ou garder la langue hors de la bouche puisque transformé en chien… Et gare s’ils arrêtent de le faire puisqu’ils perdront alors une carte.

On sait que ce genre de jeu avantage bien souvent les adultes et les Marmots les plus âgés, qui ont développé une bien meilleure perception de tracés dans l’espace. Là encore, « Abra Kazam » propose une astuce pour équilibrer la difficulté entre joueurs.

Ainsi, avant chaque manche, le joueur à la baguette pourra désigner aux plus jeunes apprentis sorciers la couleur du sort à deviner. Comme on joue chaque partie avec deux couleurs, ils tenteront de trouver le bon sort parmi moitié moins de cartes que les plus grands.

L’Avis de Plateau Marmots

« Abra Kazam » aurait pu n’être qu’un Jeu Concept vite joué, vite oublié. C’était sans compter sa thématique qui parle immédiatement aux Marmots et qui épouse parfaitement les mécaniques de jeu. C’était sans compter surtout sur l’utilisation des contraintes corporelles qui provoqueront à coup sûr de grands moments de rigolades et laisseront des souvenirs mémorables du genre : « Maman qui a les bras glacés et doit lancer son Sort avec le pied tandis que Papi, effrayé par un dragon ne cesse de crier : ‘Il Arrive !!!’ »

Installez-vous dans le calme et sortez votre baguette magique… Ce matin, c’est interrogation surprise…

On aime :

  • L’ambiance burlesque des effets de Sort
  • La baguette magique
  • La difficulté modulable

On aime moins :

  • Quelques effets de Sort plus quelconques

Vos marmots aimeront si :

  • Il sont fans des jeux d’ambiance et du petit sorcier à cicatrice

Où le trouver :

Fiche du Jeu :

  • Un jeu d’ Antonin Boccara
  • Illustré par Jules Dubost
  • Edité par Buzzy Games
  • Pour 3 à 8 apprentis Sorciers
  • De 7 ans et plus

 

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