Test – Downforce

« Et voici la MacLaurène de Robin Hunt qui déboule dans la ligne droite, Mesdame et Messieurs ! Robin est désormais confortablement en avance devant Niki Laudette… et il accélère encore ! Quel phénomène ! Mais… mais que se passe-t-il ?! Il secoue la tête dans son cockpit… Un problème technique ? Ah, voici une conversation radio qui va nous éclairer…

– Robin, ralentis un peu.
– Pardon ?
– Ralentis, s’il te plaît.
– Pourquoi ? La voiture marche nickel… On va écraser les Ferraros !
– Parce que… euh… Ralentis un peu, c’est tout…
– Mais Laudette va me doubler si je ralentis !!!
– Oui ! Enfin… Oui… peut-être… mais euh…
– Mais vous êtes malades ? Vous voulez que je perde la course ou quoi ??
– Ben… à vrai dire… »

Downforce est un jeu de Wolfgang Kramer, sur fond de course automobile, d’enchères et de paris. C’est édité par Iello, c’est jouable de 2 à 6 joueurs, à partir de 8 ans.

C’est dans les vieux pots (d’échappement)…

Il y a des jeux comme cela, où l’on se dit que les étoiles sont probablement alignées correctement, tant ils semblent partis du bon pied, ou en l’occurrence de la bonne roue. Déjà, vous devez savoir que si Downforce est un jeu sorti en 2017-2018, il s’agit en fait de la flamboyante nouvelle édition d’un jeu dont les versions se sont succédé depuis plus de 40 ans. Si la base a toujours été la même (jeu de course associé à un jeu de paris), il a pris diverses formes avant de devenir, en 1996, le légendaire « Top Race », un jeu très connu des spécialistes qui a obtenu de nombreux prix, à l’instar de son auteur, le génial Wolfgang Kramer (vainqueur de 5 “spiele”, excusez du peu).

Après une période où le jeu s’est fait plus discret, il fait son grand retour en 2017 sous le nom de Downforce. À l’origine de cette résurrection : Restoration Games, les ptis gars qui ont mis le feu à kickstarter en début d’année avec leur remake de Fireball Island avec près de 3 millions de dollars. En 2018, c’est Iello qui nous présente la version française de cette légende du jeu de tutures. Et on peut tirer de cette intro longuette deux informations sympathiques.

La première, c’est que Downforce est donc un jeu qui a été rôdé, testé, joué, des milliers et des milliers de fois. Autant vous dire que les mécaniques sont huilées et que le moteur tourne fatalement comme une horloge.

La seconde, c’est qu’un jeu de société qui existe depuis plus de 20, voire 40 ans (dans un contexte contemporain de sorties frénétiques), ne doit pas son succès au hasard. Il a déjà fait ses preuves maintes et maintes fois, et n’a donc plus grand-chose à prouver.

Mais les étoiles alignées, vous savez comment ça se passe si vous lisez Lovecraft, ne préservent pas d’un coup du sort, d’une panne sèche ou d’une erreur de trajectoire. On abordera donc le travail et Restoration Games et de Iello avec enthousiasme, mais aussi avec une certaine prudence.

Une boîte qui déboîte

Première bonne surprise : le matériel est magnifique. Le plateau de jeu est grand à souhait et permet de placer les voitures, franchement jolies. Une fois le circuit déplié, les marmots ne manqueront pas de vous taxer les bolides pour faire vroumvroum, et il faudra alors leur rappeler que le vroumvroumage en jeu libre, c’est votre prérogative à vous, non mais ! Pour rouler, justement, vous aurez l’heureuse surprise de constater que le plateau de jeu est recto verso, et qu’il y a donc deux circuits sur lesquels se tirer la bourre, chacun avec des spécificités assez amusantes, évidemment. 

Les cartes sont également agréables, très lisibles et colorées. Sur chacune on trouve d’une à six valeurs colorées, correspondant à l’ensemble des voitures qu’il faudra déplacer lorsque la carte sera jouée. Le jeu contient également une souche de feuilles de marque, et des tuiles « pilotes » pour vous souvenir des couleurs des voitures qui composent votre écurie.

Vous serez enfin peut-être surpris par la taille (réduite !) de la règle, très claire et illustrée, qui tient en quelques pages. Downforce est un jeu très simple à apprendre, même s’il aborde quelques notions que les marmots ne connaissent pas toujours, comme les enchères ou les paris. Ce sera justement l’occasion d’apprendre en douceur.

La boîte réalise donc un quasi-sans-faute, ce qui est un peu inquiétant. Si l’on voulait chipoter, on pourrait râler sur l’absence de rangements pour éviter l’effet « vrac dans la boîte ». Iello aurait également pu fournir un carnet de feuilles de marque un peu plus conséquent, mais Restoration Games a mis en ligne une appli (en français) qui permet de noter vos enchères et vos paris, et qui calcule vos gains toute seule. Très sympa à utiliser si vous avez un smartphone sous la main. Vous pourrez également télécharger des feuilles de marque à imprimer vous-même, si le fièvre des parties vous met à sec. Ouf ! 

Formule thune

Alors maintenant je vais essayer d’être très clair. Downforce est un jeu d’argent. Chers amis qui ne vivez que pour Formule Dé, Rallyman ou Thunder Alley, essayez de rester calmes à la lecture de ce qui suit. Le vainqueur de Downforce n’est pas celui qui aura placé ses pilotes sur le podium, mais celui qui aura engrangé le maximum de flouze à la fin de la course. Oui, vous avez bien lu. Ici les stratégies jouent à cash-cash et les bio-carburants sont extraits de jus d’oseille. Le but du jeu, le vrai but du jeu, le seul but du jeu, c’est de s’en foutre plein le réservoir. Le sport mécanique, c’est pour les ados idéalistes qui pensent que rouler vite, c’est cool. Downforce, lui, s’adresse à ceux qui pensent qu’une montagne de thunes sera toujours plus classe qu’une coupe en alu et une bouteille de champomy secouée sur un podium.

Pour gagner à Downforce, donc, il faut vouloir gagner de l’argent. Et on ne va pas vous la faire à l’envers en vous disant qu’on va investir dans des équipements à la noix, genre soufflerie ou piste d’essai pour améliorer les performances de la voiture, hein ? Non, il faut vouloir gagner de l’argent pour gagner de l’argent. Parce que faire son kéké (Rosberg) à 250 à l’heure dans un tunnel monégasque, c’est peut-être sympa, mais regarder la course sur un yacht tout en transférant du pognon sur un compte offshore, ça a quand même plus de gueule.

Donc oubliez toute noblesse de pilotage ou tout esprit sportif. Vous devez gagner des brouzoufs. Beaucoup. Et je ne vous cache pas que parfois, ce sera aussi sale qu’une grosse tache de cambouis. Et aussi que vous allez jubiler, ça oui.

“Pas assez chère, mon fils”

Comme tout jeu de voitures qui se respecte, Downforce commence donc par une séance… d’enchères. Eh oui, car il faut déjà acheter les voitures, avant de les faire rouler. Chaque joueur consulte alors sa main de cartes obtenue en début de partie et tente d’évaluer quelles sont ses couleurs fortes et faibles. Chaque carte, en effet, est composée de plusieurs couleurs, indiquant quelles seront les voitures déplacées pour le tour, ainsi que de combien de cases. Si vous avez une main à forte dominante dans une couleur, il faudra donc peut-être tenter de remporter l’enchère sur cette voiture.

Toutes les voitures sont mises aux enchères, les unes après les autres, jusqu’à ce qu’elles soient toutes remportées. Chaque voiture est mise à la vente en lot avec un pouvoir (tiré au sort lui aussi) et une carte de vitesse monochrome de sa couleur, lui permettant de se déplacer de 8 cases (le max autorisé par le jeu).

Tous les joueurs vont donc pouvoir jouer la carte de leur choix, indiquant combien de Millions de dollars ils veulent investir dans cette voiture. Le joueur qui gagne l’enchère emporte la voiture, et une autre enchère est effectuée jusqu’à ce que toutes les voitures soient attribuées (chaque joueur doit en posséder au moins une, évidemment).

La somme dépensée pour acheter la ou les voitures sera soustraite des gains finaux. Il faut donc savoir raison garder, même s’il est évidemment plus facile de jouer la gagne avec 3 voitures qu’une seule…

Euh… on fait la course, quand même ?

Une fois les voitures alignées sur la grille, le départ est enfin lancé.

À son tour de jeu, chaque joueur joue et défausse une carte de déplacement, sur laquelle plusieurs couleurs sont généralement indiquées. Il devra donc déplacer chaque voiture correspondant aux couleurs présentes sur sa carte, du nombre de cases indiqué. Cela implique évidemment qu’il va déplacer d’autres voitures que les siennes. Chaque voiture se déplace exclusivement vers l’avant, que ce soit sur la case immédiatement adjacente, ou en diagonale. À chaque joueur de voir alors comment les placer au mieux pour qu’elles ne puissent gêner ses propres voitures.

Les voitures ne peuvent passer les unes par dessus les autres : si vous êtes bloqué, c’est tant pis pour vous, même s’il vous reste des points de mouvement à dépenser. Le blocage, en effet, fait partie intégrante du jeu. Il est tout à fait jubilatoire, par exemple, de laisser traîner sa voiture dans une chicane et de laisser tous les concurrents klaxonner derrière, en gaspillant leurs meilleures cartes. Mais il est très facile de se faire surprendre par un redémarrage en trombe, puisque les autres pilotes seront eux aussi habilités à bouger votre voiture s’ils jouent une carte de votre couleur. Chacun ayant ainsi la possibilité de jouer les voitures des autres, cela donne un climat très nerveux à la partie. Difficile en effet d’établir une stratégie imparable quand le contrôle sur notre propre course est aussi capricieux.

Les pouvoirs : la vraie plus-value des enchères

À ce jeu du « tout-le-monde-qui-contrôle-tout-le-monde », les pouvoirs constituent la véritable distinction d’une voiture à l’autre. Pour chaque enchère emportée, donc, vous gagnez un pouvoir, mais vous ne pourrez en conserver qu’un, à votre discrétion, dont l’effet sera valable pour toutes vos voitures.

Les pouvoirs permettent d’obtenir un bonus conséquent au pilotage, dont l’effet ne doit pas être négligé tant il a de l’influence.

Vous pourrez par exemple obtenir un bonus en déplacement en ligne droite, exiger que votre voiture soit toujours déplacée selon vos choix quand un autre la contrôle, ou encore pouvoir modifier l’ordre de déplacement des voitures des cartes que vous jouez. Assez simples à assimiler, ces pouvoirs font vraiment l’identité de votre écurie et c’est souvent eux qui feront la différence une fois en piste. Quand ils seront maîtrisés et joués aux moments opportuns, vous réaliserez alors que le caractère un peu « incontrôlable » de la course s’estompe nettement et que vos stratégies commencent à prendre du sens. Il faudra un peu de pratique pour que tout cela se mette en place, évidemment. Mais il est nécessaire de maîtriser le pouvoir pour lequel vous avez enchéri assez vite pour faire la différence, d’autant que, vous le savez désormais, ce n’est pas nécessairement le vainqueur de la course qui va gagner la partie.

La Ferraro à 9 contre un !

Eh oui… Il y a « gagner la course » et « gagner des millions ». L’un n’empêche pas l’autre, mais attention aux surprises.

De fait, chaque circuit comporte 3 lignes jaunes, découpant grosso modo le tracé en trois secteurs. Non, ami joueur de Formule Dé, il ne s’agit pas de lignes de chronométrage ou d’activation du DRS, mais de zones de paris.

Dès qu’une voiture franchit l’une de ces lignes, chaque joueur note alors sur sa feuille de marque son pronostic pour la victoire. En son âme et conscience, au vu des cartes qu’il a en main et de la physionomie de la course à cet instant précis, il doit désigner la voiture qu’il imagine emporter la course. Évidemment, un pari gagnant en début de course sera plus rémunérateur qu’en fin de tracé. 

Cela induit évidemment  une pensée sournoise : « dois-je me décarcasser pour faire gagner mon pilote, ou au contraire le freiner et tenter de faire gagner celui sur lequel j’ai parié ? »

C’est sale, n’est-ce pas ? Mais en cours de partie, cette pensée vous viendra forcément, car elle incarne le jeu à elle seule.

Car oui, la course est fun, mais le but du jeu c’est bien de gagner des brouzoufs. Alors serait-il vraiment immoral de donner un coup de pouce à cette voiture bleue si proche de la victoire si elle vous permet de rembourser votre enchère de début de partie ? Probablement pas, n’est-ce pas ?

Caïman ? Ce sont des Porsches des îles !

Cette crise morale prendra rapidement fin, je vous rassure, quand toutes les voitures auront franchi la ligne d’arrivée. Car vient alors l’heure angoissante du bilan comptable, où chacun additionne :

  • les revenus obtenus par la position de ses voitures à l’arrivée
  • les revenus obtenus par les paris réalisés pendant la course 

À ce total mirobolant, il suffit de soustraire votre enchère de départ pour obtenir votre score final.

Il va de soi que faire gagner votre voiture si vous avez parié dessus tout du long vous amènera une victoire confortable. Mais c’est bien rarement le cas, tant les déplacements sont fréquents et l’incertitude pesante jusqu’au dernier virage…

Le joueur le plus riche l’emporte donc à la fin, et pourra célébrer sa victoire comme il se doit. À coup sûr vous vous laisserez aller à maugréer des trucs comme : « au moins, moi, j’ai remporté la course ». Mais autant vous prévenir : cela ne vous consolera hélas guère.

Dans la fièvre du paddock

L’exploit de Downforce, c’est de parvenir à associer des sensations de jeu très différentes au sein de parties rapides et nerveuses. Stratégie, tactique, frisson de la vitesse, frustration des blocages, calculs minutieux, gestion de l’aléatoire ou choix instinctifs : chaque partie d’une grosse demi-heure contient un panel rarement atteint de styles de jeux variés et complémentaires.

Car même si je fais mon gros blasé, oui, le frisson de la course est bel et bien là ! Dépassements surprise à l’intérieur du virage, coups de freins à la chicane et gros plaisir de balancer sa carte monohrome à 8 cases à l’entrée de la ligne droite : le racing spirit est totalement présent, je vous rassure. Donc non, tout n’est pas question de pognon : il y a le plaisir de la gagne qui vient se mêler aux paris sournois. Et c’est cette alchimie presque miraculeuse entre ces styles de jeux très différents qui fait la réussite de Downforce, capable de convaincre les amateurs de course auto, mais aussi ceux qui ont envie de s’en moquer et de tourner ce sport en ridicule. « Bah alors super pilote, t’as pas parié sur ta voiture ? »

Cela étant dit, le stress des derniers mètres de course touchera néanmoins tout le monde. Oui, même les plus goguenards. Quand les cartes pour vos voitures se font rares, que les options manquent et qu’il faudra se résoudre à choisir la moins pire des solutions, on se prendra volontiers à l’antijeu de faire râler ses adversaires en tentant de les bloquer, quitte à tout perdre sur tapis vert.

Vous l’aurez compris : difficile de s’ennuyer sur Downforce, tant il saura nous titiller là où ça nous chatouille, quel que soit le joueur que nous ayons décidé d’être sur la partie : coureur, tacticien ou flambeur.

Et les marmots, dans tout ça ?

La réaction des marmots devant Downforce est forcément particulière, dans la mesure où c’est un jeu ou l’abstrait (enchères, paris…) a autant de poids que le concret (la course). Au cours des premières parties, vous gagnerez inévitablement contre des enfants des 6-8 ans, même s’ils comprennent tout à fait les règles du jeu. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils auront beaucoup de mal à parier sur une autre voiture que la leur. Parce que gagner la partie sans gagner la course, c’est un concept qui n’est pas simple à assimiler pour un enfant.

C’est pourquoi Restoration Games a d’emblée proposé un mode débutant, pour assimiler les règles petit à petit. Pas d’enchères, pas de paris, pas de pouvoirs, juste le plaisir de la course sans s’encombrer de la dimension pognonnesque. Et surprise, les adultes s’amuseront volontiers aussi avec cette formule light, qui permet d’apprendre aux marmots à gérer le déplacement de plusieurs voitures, incluant les rivales.

La méthode Versatppen

Mais les enfants parviendront assez vite à s’approprier les autres principes du jeu, notamment les paris au milieu de la course, qu’ils ont par exemple déjà vus dans Le Rallye des Vers de Terre (Gigamic). À 8-9 ans ils joueront sans doute au jeu complet, à l’exception peut-être des pouvoirs, plus complexes à mettre en oeuvre.  

Et si une partie d’eux ne se résoudra jamais totalement à « jouer la gagne » en trahissant leurs pilotes au profit d’un pari, vous verrez néanmoins vos petits anges innocents peu à peu glisser vers le jeu « pour grands », avec fourberie et envie furieuse d’engranger de la thune. Ils parieront sur votre voiture en vous faisant croire qu’ils misent tout sur la leur, ce qui vous incitera évidemment à bloquer leur bolide pour mieux laisser passer le vôtre. Vous gagnerez la course (12 millions de dollars), et eux empocheront 18 millions rien qu’en ayant misé sur vous. Petits bâtards.

Comme vous, ils seront alors pourris de l’intérieur et vous mettront probablement la raclée. Vous aurez alors la fierté de voir que vous les aurez transformés en business boys & girls, et vous saurez alors qu’ils vous vendront vous aussi à la première occasion, si une affaire se présente.

Ce qui ferait sans doute un bon jeu, aussi, tiens.

L’avis de Plateau Marmots

Downforce est, j’espère que vous l’aurez compris, un excellent jeu. Ses mécanismes rodés et huilés par 44 ans d’existence tournent à merveille et permettent de jubiler sur des courses à haute tension, que ce soit sur l’asphalte ou dans la petite ruelle sombre derrière le paddock. Car oui, tout l’intérêt de Downforce tient dans cette exceptionnelle alchimie entre racing et gestion tactique. Le frisson d’être devant les autres ne durera pas longtemps si vous avez misé tous vos fonds sur l’un de vos concurrents, et il faudra alors prendre des décisions aussi scandaleuses que grisantes pour sauver votre bilan comptable d’une course trop bien engagée. A ce titre, on conseillera bien évidemment d’y jouer à plusieurs, 3 nous semble un minimum, pour conserver du suspense sur les paris et rendre la course plus intéressante. 

Parfois on se surprendrait à rêver de cartes événements venant encore changer la donne, comme de l’huile sur la piste ou un effondrement soudain du cours du Dow-Jones, mais ce serait probablement une erreur. La simplicité désarmante du jeu est aussi le meilleur gage de sa profondeur et de son intérêt.

Côté marmots, le mode débutant est un excellent point de départ pour faire découvrir des courses d’un nouveau type, où l’on contrôle aussi bien sa voiture que celle des autres en fonction des cartes jouées. Ce sera du 100% Racing, et bien des adultes se laisseront prendre au jeu. Les dimensions de paris, puis d’enchères et de pouvoirs pourront alors être successivement intégrées pour des parties complètes qui détruiront à petit feu leurs dernières illusions sur le monde sportif. À moins que ce ne soit sur vous. 

Les deux circuits présents dans la boîte sont largement suffisants pour vous amuser pendant très, très longtemps, soyez-en sûrs. Mais un rapide coup d’oeil sur l’extension « Danger Circuit » chez Restoration Games vous donnera immédiatement envie d’y coller vos gommes tant les deux circuits proposés ont l’air démentiels. Largement de quoi assurer une très longue durée de vie au jeu, quoiqu’il arrive. Downforce est donc un gros coup de coeur, un jeu parfait pour faire découvrir des dynamiques de jeux nouvelles aux enfants… avec l’assurance que les adultes s’amuseront au moins autant qu’eux. Que dire d’autre, sinon que ce vieux jeu de 1974 a encore une très belle et longue carrière devant lui ? Rien, sans doute. Vous aimerez Downforce, j’en prends le pari. 

On aime

  • Un matériel très réussi
  • Règles simples et accessibles
  • Alchimie totale entre course et fourberie
  • Les enchères
  • Les retournements de situation en fin de course
  • Le mode débutant et l’apprentissage en douceur
  • Faire gagner les autres pour mieux gagner soi-même

On aime moins

  • Aucun rangement dans la boîte
  • Klaxonner à la chicane
  • Un peu moins fun à 2

Fiche technique

Un jeu de Wolfgang Kramer,  Rob Daviau et Justin D. Jacobson
Illustré par Tavis Coburn et Michael Crampton
Édité par IELLO
Pour 2 à 6 joueurs
A partir de 8 ans (mode débutant jouable à 6/7 ans)
Date de sortie : septembre 2018
Dispo chez Philibert

Télécharger l’appli et les feuilles de marque

Pour aller plus loin

 

2 pensées sur “Test – Downforce

  • 3 septembre 2018 à 19 h 51 min
    Permalink

    Je lève mon casque à cette excellente critique ! Chapeau !

    Répondre
    • 3 septembre 2018 à 20 h 18 min
      Permalink

      Merci beaucoup pour le commentaire, qui nous touche autant qu’il nous encourage à continuer !

      Répondre

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