FIJ Cannes 2026 côté Juniors : Top 8 du meilleur (partie 1)
Encore un incroyable festival avec mon Junior ! Probablement le plus riche en termes de découvertes et de whaouuuu. Avec l’expérience (bien sûr) nous avions listé tous les jeux que nous voulions fortement essayer avec beaucoup plus de précision. En effet, là où les années passées nous essayions un peu tous les jeux hyper médiatisés et sous hype extrême du monde ludique, cette année, nous avons écouté nos envies et nos petits cœurs. Et l’on peut dire que, sur tous les jeux découverts, très peu nous ont déçus.
Junior, toujours fan de chiffres, a d’ailleurs comptabilisé 39 nouveaux jeux testés lors de ce festival soit 1 de plus que l’année passée, oui bah il parait que c’est important, je cite «on doit toujours être meilleur que le soi du passé»… Non, je ne m’ennuie pas avec Junior.
Une première journée à découvrir beaucoup de « Ok Games », mais si, vous savez ; ces jeux qui sont sympas, sans problème notable, pour lesquels tu referais bien plusieurs parties, mais pas non plus ces jeux qui te font battre le cœur à 200 bpm. Tout s’est accéléré sur notre deuxième journée avec des jeux qui nous ont surpris, nous ont cueillis quand on ne s’y attendait pas, nous ont fait vibrer et s’exclamer « Quel sacré bon jeu ! » C’est de ceux-là que je viens vous parler aujourd’hui avec encore cette envie effrénée de faire des parties, encore et encore.
Le plus satisfaisant : Got Five

Un jeu de Yoann LEVET – illustré par Mathieu Clauss et édité par Blue Orange
Sortie prévue le 20/03/2026
Nous voici arrivant en trombe sur le stand Blue Orange qui nous a promis un jeu de déduction à la Turing Machine en version accessible et plaisante pour nos juniors. Parce que Turing machine, bon, même si on adore, ça fait péter quelques neurones au passage.
Notre première impression sur le matériel est ultra engageante ; des petites tuiles numérotées rigolotes et pleines de pep’s, un paravent et une grille avec tous les nombres présents dans le jeu.
On pioche chacun 5 tuiles numérotées que notre gentil voisin organise devant nous dans un ordre croissant. C’est cette combinaison que vous allez devoir deviner.
Vous comprenez donc que vous n’allez pas voir vos tuiles, mais vous avez une visu sur toutes celles de vos voisins. Vous pouvez dès lors vous dire que ce ne sont pas les vôtres et les rayer sur votre grille : Logique !
On retourne 5 tuiles au milieu de la table et on démarre la partie.
À votre tour de jeu, vous retournez une tuile et choisissez une des 6 tuiles présentes pour poser une question à vos voisins.
Soit vous leur demandez de la placer devant votre jeu en respectant l’ordre croissant, soit vous demandez si le nombre de points ( de 1 à 3) de cette tuile est identique à la tuile sur laquelle vous la posez.

Toutes ces réponses vont vous permettre de déduire la bonne combinaison, il faut donc être malin sur les questions que vous choisissez !
Ha quand je vous disais que c’était accessible et facile à comprendre, je ne vous mentais pas ! C’est tout ce que vous avez besoin de savoir pour savourer une partie Got Five.
Dès la première partie, Junior et moi avons été emballés par cette simplicité et cette satisfaction de déduction. Ils auraient pu l’appeler Turing Machine Junior que ça collait nickel… Bon, en revanche, ça n’aurait pas été vendeur, je le conçois.
On mise là sur un super jeu Junior et famille de cette belle année 2026 ; simple à comprendre, facile à prendre en main et bougrement efficace ! (Oui ça se dit encore bougrement…). Avec des parties courtes de 10 à 15 minutes max, qui appellent forcément à la revanche de nos Juniors. Je l’imagine comme le jeu junior idéal pour les soirs où le temps de jeu est plus court, car : « il faut se lever demain matin, il y a école, on ne peut pas jouer toute la nuit mon loulou » (phrase répétée 182 fois par an).

L’avis de Junior (13 ans) : J’ai adoré notre partie de Got Five, c’est facile à comprendre et les tuiles me font trop rigoler. J’étais sur le point de trouver ma combinaison quand maman a hurlé « Got Five ! » ; je veux une revanche !
Le plus fun : Flip Toons

Un jeu de Renato SIMOES & Jordy ADAN – illustré par Diego SA et édité par Thunderworks Games
Sortie prévue en septembre 2026 (soyons patients)
Haaa FlipToons on vous en parlait juste ici sur notre sélection de jeux tant attendus à Cannes. Il était d’ailleurs dans notre viseur depuis un bon moment.
Nous avions donc hâte de vérifier si les toons allaient transformer l’essai et nous convaincre autant sur les sensations de jeu que sur le papier.
Ce qu’on en savait : « Fliptoons est un jeu de deckbuilding (Ouiiiiiiii !) tout en simplicité, mais avec un twist hyper intéressant. En effet, lorsque vous retournez les 6 cartes piochées dans votre deck, vous devez les positionner sur un tableau de 3×2 en respectant leur ordre de sortie, les effets de chaque carte vont ainsi se résoudre avec un comptage de point conditionnel.
On comprend donc que l’ordre de sortie des cartes est important, mais qu’il va falloir également recruter des personnages qui matchent bien entre eux. Car les effets résolus de vos cartes vont vous faire gagner des points de renommée que vous allez utiliser pour recruter de nouveaux personnages (encore plus forts) sur le marché. On sent donc arriver une belle montée en puissance au fil de la partie. »

Peu de suspens, car s’il est dans ce top c’est que, bien sûr, notre partie de Flip Toons fut géniale en bien des points. En effet, le ressenti attendu de ce mix entre le deckbuilding et la construction de tableau fonctionne hyper bien. La DA et les personnages cartoonesques sont fun et leurs pouvoirs parfaitement équilibrés. Et quel plaisir de les faire matcher entre eux, car le sel du jeu repose sur une belle synergie entre nos toons pour maximiser nos points de renommée. Nous avons également adoré les conditions de fin de partie qui ne repose pas sur le meurtre de son adversaire, mais sur un décompte des points de son tableau dès qu’un joueur a atteint 30 points à la manche précédente.
FlipToons nous a offert une partie parfaitement rythmée, fun et efficace.
L’avis de Junior (13 ans) : FlipToons était super fun à jouer, j’ai adoré découvrir les toons et en acheter de nouveau pour les faire matcher entre eux. En fait c’est un peu comme un Hero Realms, mais rigolo et un Château Combo en plus simple.
Le plus malin : Morty Sorty – Magic Shop

Un jeu de Markus SLAWITSCHECK – illustré par David COCHARD et édité par SCHMIDT
Sortie prévue le 06/03/2026
Comme chaque année, nous savons qu’en allant chez Schmidt on passera un excellent moment ludique. Tout juste arrivés, en grand fan du Bag Building Les Charlatans de Belcastel, on se jette sur Gardlings où l’on a retrouvé des sensations similaires à notre jeu pref’. Et puis, une table de Morty Sorty se libère et l’on s’assoit, encore inconscient du whaouuuu que va nous faire cette partie.
En effet, Morty Sorty a tout pour lui ; un thème engageant avec ce monde des potions, un matériel de qualité, des règles simples, des effets de cascade… Bref, tout ce qui fait battre la chamade à nos petits cœurs de joueurs.
Chaque joueur reçoit un plateau personnel représentant son échoppe de potions contenant 3 étages. Il va donc falloir y ranger les fioles piochées dans un sac, selon 3 caractéristiques ; la couleur de leur bouchon, leur ingrédient et leur numéro.
On doit agencer ses bouteilles de manière croissante sur chaque étagère si la condition de couleur de bouchon est complétée. Si on arrive à aligner 3 ingrédients différents dans la même colonne, on peut récupérer un ingrédient bonus. Et c’est le début de la cascade, car ce même ingrédient bonus peut te faire scorer des points en plus ou te faire compléter une autre colonne et Hop ! un autre ingrédient bonus. Si l’on place une fiole à la place exacte attendue par son nombre : alors on augmente notre score de fin de partie.
On peut également compléter des objectifs communs, comme ; n’avoir que des ingrédients différents sur une ligne, créer une suite dans une rangée, former un groupe de 5 couvercles argentés, etc.

C’est clairement tout ce qu’on aime dans ce type de jeu ; avoir plusieurs axes de choix pour marquer des points… et essayer de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.
Morty Sorty repose donc sur une mécanique classique, mais tellement efficace que pour nous ce fut un carton plein !
Et quant au moment de quitter la table, encore des étoiles plein les yeux, le GA (gentil animateur) nous montre le verso du plateau de jeu avec une variante expert où les ingrédients scorent différemment les uns des autres, s’en est trop pour nous : ce jeu est tellement malin et en plus il nous propose de la rejouabilité !
L’avis de Junior (13 ans) : « J’ai adoré pouvoir récupérer des potions en chaîne pour les ranger dans mon magasin et surtout utiliser les petits chats pour flipper une potion, ça, on ne me voyait jamais venir ! »
Le plus profond : First Giants

Un jeu de Mattew DUNSTAN & BRETT J. GILBERT – illustré par Maud CHALMEL & Jessica COGNARD et édité par Space COWBOYS
Sortie prévue le 15/05/2026
First Giants faisait partie des jeux que l’on se devait absolumineusement d’essayer. En effet, quand les Space Cowboys nous annoncent leur nouveau jeu de collection sur le thème de la paléontologie, où l’on peut créer un moteur de cartes : nous sommes les premiers clients !
On se retrouve donc, pour notre plus grand bonheur, paléontologues, à devoir récupérer des fossiles de dinosaures pour les exposer dans notre musée.
Avant de commencer à blablater sur « whaouh ce jeu c’est de la bombe ! » je pense qu’il est nécessaire de s’arrêter 2 minutes sur ces illustrations… Je vous laisse le temps d’admirer ces dinosaures esquissés et mis en couleur de manière incroyable.

Vous allez devoir créer des collections de cartes de la même famille (couleur) ou de la même taille (chiffre).
Chaque joueur va donc collecter une carte fossile et la placer en haut de sa zone de jeu avec les autres fossiles en attente. Chaque carte collectée nous offre soit un effet immédiat, soit un pouvoir passif qui s’activera aux autres tours. Cependant, lorsque vous payez pour intégrer un fossile à votre musée, vous retournez cette carte sur sa face noire et perdez donc le pouvoir passif. L’intégralité de la partie ce dilemme nous a suivi : « j’intègre cette carte à mon musée et ça complète ma collection ou je la garde, car son pouvoir est quand même super fort ? »
Vous avez donc compris que l’on va se construire un moteur de cartes que l’on va chercher à rendre le plus efficace possible. Sauf que, à chaque fois qu’un joueur termine en premier un type de collection, il remporte un bonus de point (très conséquent) et, pour terminer sa collection, il faut retourner ses cartes. Ça y’est je vois que vous avez compris la corde raide sur laquelle il va falloir se balader toute la partie.
On a très clairement adoré cette partie de First Giants, les sensations d’un jeu parfaitement équilibré, profond, mais sans complexité superflue.

L’avis de Junior (13 ans) : Mais quel plaisir de créer mon musée, j’ai dû vraiment optimiser tous mes coups pour voler les récompenses sous le nez de ma mère… J’ai hâte d’y rejouer plusieurs fois pour tester plein d’autres stratégies.
Nous vous avons donc révélé la première partie de nos jeux favoris de ce festival. Ces jeux qui nous ont fait vivre des sensations whaouuuh et que l’on a hâte de partager. Mais, restez connectés car la partie 2 arrive tout bientôt avec encore de la pépitas.
