Test – Cartétoile
Ne tournons pas autour du pot : Cartétoile est un Skyjo Kids. Une fois cette phrase lue, je vous imagine au mieux en train de soupirer, au pire déjà passé à autre chose… Et pourtant, Cartétoile est une très bonne adaptation. Tellement qu’on finit par oublier le titre qui l’a inspiré, un peu comme Symbiose (chez Subverti) l’a fait il y a peu pour les plus grands.

Émilie et Jérôme Soleil ont en effet parsemé leur jeu de tellement de petits concepts malins qu’il est plus qu’une simple adaptation, et devient un jeu à part entière.
Enfourchez votre dragon et dégainez votre épée : on vous explique tout…

Un matériel 4 étoiles
Sans grande surprise, le matériel de Cartétoile se compose de cartes (64 pour être précis) et d’étoiles, sous la forme de petits jetons qui feront office de points de victoire. Un matériel joliment illustré par Michel Verdu, déjà à l’œuvre sur Patatrap Quest, Panic Island ou encore Flashback Zombie Kidz.

Chaque joueur débute la partie avec une grille de 6 cartes par 2 faces cachées. C’est dans ce tout petit espace que vous devez rassembler vos troupes.
Le cœur du jeu est identique au Skyjo. À chaque tour, vous piochez une carte sur la pioche (face cachée) ou sur la défausse (face visible). Elle remplace l’une des cartes de votre grille que vous envoyez dans la défausse, et rendez donc disponible pour le joueur suivant.

Seule exception : si vous choisissez la première carte de la pioche et qu’elle ne vous intéresse pas, vous pouvez directement la défausser. Mais vous devez alors révéler l’une des cartes encore face cachée dans votre grille.
Vous jouez ainsi jusqu’à ce qu’un joueur révèle la dernière carte de sa grille.

Châteaux de cartes
Aligner des cartes c’est bien, mais pour gagner la partie, il va falloir cumuler un maximum d’étoiles. C’est à la manière d’un jeu de dominos que vous allez en gagner une bonne partie. La plupart des cartes sont en effet ornées de demi-étoiles que vous allez combiner en les agençant correctement dans votre grille. C’est simple, c’est malin et c’est un principe qui parle immédiatement aux Marmots.

Mais ne négligez surtout pas les pouvoirs que vous offrent certains personnages. Ce sont eux qui feront basculer la partie.
Plusieurs types de protecteurs vous offrent des étoiles si vous réussissez à accueillir leurs créatures fétiches dans votre grille : des loups, des dragons ou des licornes.

Le Phoenix vous rapporte une étoile en fin de partie, mais vous permet surtout de consulter l’une des cartes encore face cachée de votre grille.
Enfin, le magicien est une carte à double tranchant… parce qu’il ne faut jamais faire trop confiance à un magicien. D’un côté, il vous permet d’échanger immédiatement une carte avec celle d’un adversaire. Mais attention : s’il est encore présent dans votre grille en fin de partie, il annulera la carte qui partage la même colonne que lui. N’oubliez donc pas de le remplacer sous peine de perdre pas mal d’étoiles.

L’Hilo enfant
Plus que le Skyjo, c’est surtout le Hilo (la variante made by Gigamic) qui a inspiré Cartétoile. Dans Hilo, il faut non seulement récupérer les chiffres les plus petits, mais il faut aussi créer des lignes de cartes de même couleur pour les annuler.
On retrouve dans Cartétoile, cette double réflexion. D’un côté, l’agencement des cartes pour créer un maximum d’étoiles façon domino. De l’autre, les pouvoirs qu’elles offrent sous forme d’actions ou points bonus. Et pour gagner, il ne faut négliger aucun de ces aspects.

C’est finalement un véritable jeu de construction de tableau que propose Cartétoile. Ou du moins une initiation, à l’ergonomie parfaitement adaptée aux plus jeunes. Tout est en effet très visuel : les demi-étoiles à reconstituer, les créatures à associer à leur protecteur…
Et pour calculer les points en fin de partie, rien de plus simple : placez un jeton sur chacune des étoiles que vous avez reconstituées ou gagnées grâce aux protecteurs. Faites alors un tas avec l’ensemble de vos jetons et comparez-le à ceux de vos adversaires. Même pas besoin de compter…

L’Avis de Plateau Marmots (Vincent)
Avec sa mécanique inspirée du Skyjo et sa couverture qui ne fait pas dans la finesse, c’est avec un peu de méfiance qu’on a découvert Cartétoile. Heureusement qu’on ne s’est pas arrêté à ça, puisqu’il est non seulement une excellente adaptation, mais surtout un excellent jeu à part entière. Certes, il reprend le cœur mécanique du Skyjo pour le choix des cartes, mais il l’associe à un jeu de construction de tableau vraiment ingénieux basé sur les dominos (pour les étoiles à reconstituer) et les personnages à associer.
Niveau ergonomie, c’est un sans faute, et c’est en parfaite autonomie que les Marmots de 6 ans, voire un peu plus jeunes, pourront y jouer.
On pourra juste regretter que la boîte ne propose pas quelques personnages et pouvoirs supplémentaires, histoire de renouveler les parties lorsqu’on les enchaîne un peu trop. Ce qui est un peu notre cas depuis sa sortie.
Cartétoile est un gros coup de cœur et très certainement le jeu de cartes pour Marmots qui nous a le plus emballés depuis le début de l’année.
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