Explorons des Donjons avec les marmots !

Depuis quelques mois, je me pose la question de trouver un dungeon crawler fantasy pour marmots. Ceux de 5 à 8 ans, je veux dire. Et c’est quelque chose de fort compliqué. Parce que finalement, on trouve plein d’adaptations « kids » des jeux à succès, de Catane à Carcassonne en passant par Les Aventuriers du Rail, mais on adapte fort peu cette catégorie de jeux pour nos bambins.

Et là vous allez me dire, les amis : « mais c’est quoi, un donjonkrolleur », et vous n’aurez pas tort. Un jeu d’exploration de donjon, c’est un jeu souvent coopératif (mais pas toujours !) qui consiste à se promener dans un labyrinthe, fracasser des monstres et glaner des trésors.

Alors oui, dit comme cela, ça sonne bien barbare. Mais la mécanique ne l’est pas, et c’est tout à fait adaptable à l’imaginaire d’un bambin de 5 – 6 ans, si vous thématisez convenablement le truc. Car il s’agit surtout d’explorer un labyrinthe de tuiles, et de jeter les dés pour éloigner des ennemis.

Tenez, je vous thématise un dungeon crawler pour enfants en 5 secondes :

« Hugo le petit jardinier s’est perdu dans son gigantesque jardin ! Tout en cherchant la sortie, aidez-le à effrayer les taupes, lapins et oiseaux qui dévorent ses récoltes. Les légumes reconnaissants vous offriront des outils de jardin magiques ! ».

Bref : il suffit que les tuiles et les créatures soient à l’avenant, et zou, vous avez un dungeon crawler tout à fait acceptable pour marmots. Mais vous pourriez faire la même avec un magasin de jouets, une fête foraine, une chambre d’enfants ou n’importe quel univers plus light que celui de basses-fosses couvertes de cadavres d’orques et de gobelins : la mécanique s’adapte volontiers à la plupart des univers.

 

My Little Descent

Pourquoi je rêve d’un Dungeon Crawler pour marmots ? Parce que j’ai toujours été agacé, je dois l’avouer, par des commentaires trouvés ici ou là, de parents très fiers d’avoir adapté Zombicide pour leur fille de 5 ans, en mode : « houlala : elle est trop forte, elle fracasse des zombies et elle fait même pô de cauchemars ». Trop super.

Sans même parler de l’influence de zombies, goules et monstres à deux têtes sur l’imaginaire de l’enfant, ce qui m’agace le plus dans ces configurations c’est que le marmot ne décide généralement de rien. Il sert de porte-flingue aux parents, qui décident de ses actions et lui disent quand et quoi jouer. Bref, une partie solo à peine déguisée, à laquelle l’enfant est heureux de participer « pour faire comme les grands », avant de subir ensuite la longueur de la partie.

Mais au-delà de l’agacement, cette envie d’adapter des jeux adultes part d’un constat réel : les dungeons crawlers pour enfants sont chose quasi inexistante et encore plus dans la langue de Molière. C’est assez étonnant, car en plein boom du jeu de société enfant, de tels jeux seraient sans doute bien accueillis. Les jeux d’exploration de donjons se prêtent fort bien aux différents univers et il serait assez simple d’en développer un dans un thème fantasy-zen. Haba a bien une ligne de jeux d’aventure fantasy (Odyssée-Land, Meduris…), mais pas de jeu d’exploration de donjon stricto sensu. Faudrait peut-être souffler à Loki, Space-Cow, Matagot-Kids (ou d’autres !)  de s’intéresser de plus près à ce style de jeu. Honnêtement, si on peut adapter Scythe pour des enfants, alors Descent ne devrait poser aucun souci. Ok, je sais que les Dungeon Crawlers coûtent assez cher, mais je suis sûr qu’on peut trouver un juste milieu.

Bref, en attendant que mon génie marketing soit récupéré par Haba, Gigamic, Iello ou Asmodée, j’ai donc pris quelques marmots sous le bras, une épée, et je suis allé voir s’il y avait moyen de donjoncrauler sans risques avec des enfants. Et la réponse est oui.

“Tu me laisses jouer, papa ?”

J’ai opéré cette mini sélection de jeux existants avec un mot d’ordre important : les enfants DOIVENT jouer. Ce sont eux qui prennent les décisions de leurs personnages, sans qu’un adulte ne vienne les coacher tout au long de la partie. Pour tous ces jeux, un grand marmot a toujours été présent (moi, en fait), mais avec comme consigne de ne s’occuper que de son propre personnage.

Si j’ai tenu mon rôle avec vaillance, j’ai tout mis en œuvre pour traiter mes coéquipiers comme des égaux et non comme des apprentis. J’ai bien évidemment traduit ou lu les éléments de jeux pour ceux qui ne maîtrisaient pas encore la lecture, mais mon objectif était bel et bien de choisir des jeux dans lequel des enfants jouent effectivement. Parce que sinon, honnêtement, c’est pô drôle.

Voici les trésors collectés au cours de ce voyage…

« Première visite dans un Donjon… »

Dungeon !

Avec ses règles simples et rapides, Dungeon ! est un excellent point de départ pour une première virée donjonnesque dans le monde de Donjons & Dragons. Les connaisseurs apercevront même le célèbre Drizzzzzt sur la couverture, ultra stylisée. Dungeon!  est un jeu ultra simple et familial, dans lequel les actions sont les plus basiques qui soient : se déplacer, taper, prendre le trésor, recommencer.

C’est du coop’ ultra accessible aux graphismes façon Scooby-Doo, qui ne traumatiseront personne. Le jeu original existe depuis 1975. Il a connu de nouvelles éditions depuis, mais on reste sur du classique absolu. De mon point de vue, c’est la meilleure porte d’entrée vers le monde fantasy du donjoncrollage, mais il est évident que le jeu ne va pas vous époustoufler par sa mécanique de jeu.

Le défaut, c’est que si le jeu est facile à trouver, il est totalement en anglais. Bon, ce ne sont pas les 2 lignes de textes des règles qui vont vous coller la migraine, mais les plus allergiques iront télécharger une traduction des règles sur boardgamegeek.

Pas de figurines, juste des standees, et un matériel de qualité moyenne, mais le jeu est trouvable pour une vingtaine d’euros.

  • Très accessible
  • L’aventure à partir de 5 – 6 ans
  • Pour 1 à 8 joueurs
  • Édité par en anglais par Wizards of the Coast
  • Le trouver sur Amazon

« On prend la confiance… »

Super Dungeon Explore (2e edition)

Super Dungeon Explore est un jeu qui a souffert de sa première édition, aux règles aussi lourdingues que confuses. L’avantage de la seconde édition, c’est qu’elle est plus lisible et propose un mode coop’ bienvenu. Mais des émanations des premières règles subsistent encore et complexifient parfois des trucs pourtant ultra simples.

La grande force de Super Dungeon Explore, cependant, c’est son graphisme, tout droit sorti d’un jeu vidéo JRPG des années 90, façon Shining in the Darkness. C’est ultra manga, ultra choupi, et on a envie de faire des bisous aux pires méchants tellement ils sont jolis. 

Si vous passez l’écueil des règles, vous découvrirez un jeu plaisant, plutôt simple à jouer finalement, mais assez long. Il sera conseillé de découper vos parties en deux sessions, pour ne pas épuiser les marmots.

En tout cas c’est édité en français chez EDGE, c’est régulièrement soldé, et on trouve un milliard d’extensions.

« La cour des petits grands »

Wrath of Ashardalon

Wrath of Ashardalon est un jeu de la gamme Boardgames D&D, c’est-à-dire une collection de 6 gros jeux axés 100 % coop’ avec un max de figurines, de cartes, de tokens et de tuiles. Cette gamme existe depuis un bon moment et bénéficie, de fait, de toute une série de scénarios supplémentaires et de traductions diverses sur BoardgameGeek. Et si je parle de traductions, c’est bien évidemment parce que le jeu n’existe pas officiellement en français. Pour autant, il est parfaitement jouable avec des marmots de 6 – 8 ans, pour peu qu’on leur traduise les cartes on qu’on s’amuse à imprimer les traductions de chaque élément.

Le tour de jeu est en effet fort simple et dépend du scénario choisi (une dizaine dans la boîte, mais beaucoup plus dispo sur la toile) : on avance, on rajoute un tronçon de donjon qui fait apparaître un monstre, on tue le monstre avec des cartes et un dé, on gagne un trésor, on fait apparaître un nouveau tronçon, etc. Bon, dis comme cela ça ne semble pas ébouriffant, mais en vrai c’est très fun à jouer. Le bestiaire est fourni, le jeu est compatible avec toutes les autres boîtes et il est rapidement possible de se créer ses propres scénarios.

Pourquoi Wrath of Ashardalon plutôt qu’un autre de la gamme, me demanderez-vous ? Tout simplement parce qu’il vaut mieux débuter avec l’un des 3 premiers jeux de la série, aux règles légèrement moins étoffées, et que c’est celui qui propose le bestiaire le plus sympa, avec un GROS dragon en tête de gondole.

« Et si on racontait des histoires ? »

Histoires de peluches

Histoires de peluches est un Dungeon Crawler narratif qui fusionne avec un livre d’histoires. Concrètement, les personnages se déplacent sur les pages du livre et incarnent une bande de jouets, bien décidée à protéger leur propriétaire des assauts d’un univers cauchemardesque. C’est un excellent jeu, entièrement en français, mais dont le ton sombre et mélancolique s’adresse davantage aux 7 – 9 ans qu’aux plus petits.

À chaque page, en effet, les personnages doivent visiter les recoins d’un univers franchement déprimant, et prendre des décisions qui vont influencer la suite de l’histoire. Génial, vraiment, mais pour les plus grands. Et c’est une jolie introduction pour un autre jeu (plus connu) du même auteur : Mice & Mystics.

« Pour un jeu rapide et sans prise de tête »

Pocket Dungeon Quest

Un petit jeu de tuiles, ultra stylisé, dans lequel on dispose 100 tuiles en carré de 10 x 10, afin de former un donjon. Les personnages s’y aventurent alors, à la recherche de 3 artefacts et d’un escalier pour s’enfuir. Les graphismes sont fort mignons, pas anxiogènes pour deux sous, mais le jeu est très très aléatoire et donc très punitif, surtout à 1 ou 2 joueurs. Si la pioche n’est pas de votre côté, vous pouvez en effet morfler sévère, ce qui est toujours un peu frustrant.  

Le concept est sympa, toutefois. On se balade volontiers dans ce donjon totalement aléatoire. Mais le jeu demande clairement un peu de réaménagement afin d’être jouable et agréable pour des enfants (davantage de points de vie, possibilité de stocker plus d’objets…) surtout en solo ou à deux. La règle n’est également pas un modèle de clarté, et c’est en anglais only. Dommage, car il ne faudrait pas grand-chose pour que le jeu soit excellent à jouer avec des marmots de 4 – 5 ans.

  • Rapide et simple à jouer, dès 5 – 6 ans
  • Édité en anglais par Breaking Games
  • Pour 1 à 4 joueurs
  • Le trouver chez Philibert.

« Les rois de la brocante »

 Le Sorcier de la Montagne de Feu

Contrairement à HeroQuest, le jeu mythique de chez MB paru en 1989, il est encore possible de trouver aujourd’hui des exemplaires du Sorcier de la Montagne de Feu en occasion pour quelques euros. 

Tout comme Dungeon !, Le Sorcier de la Montagne de Feu se déroule sur une carte fixe, et non sur des tuiles assemblées. Le jeu est très simple (couloir + monstre + trésor) avec une petite subtilité : il faut reconstituer une combinaison de clés façon Cluedo pour prendre le trésor à la fin.

Basé sur le premier Livre dont vous êtes le héros de Steve Jackson et de Ian Livingstone, ce jeu est sorti en 1986 et fonctionne de la manière classique d’un jeu de l’époque : feuille d’aventure et 2 dés à 6 faces.

Ce n’est pas révolutionnaire, mais si vous le trouvez pour trois francs six sous sur une brocante, ça vous occupera quand même un bon moment.

  • La douce saveur des années 80
  • Édité en français par Gallimard
  • Pour 2 à 5 joueurs
  • A partir de 6 – 7 ans
  • Dispo sur… les brocantes & vides greniers

Épique (et colégramme !)

Puisque nous avons entrebâillé la porte de l’aventure fantasy avec des marmots, aventurons-nous un peu plus loin. On sort du registre des Dungeon Crawlers purs et durs, mais vous verrez que vous ne perdez pas forcément au change, loin de là.

« On ze road again, again »

Talisman Récits Légendaires

Talisman Récits Légendaires ne ressemble pas à un Dungeon Crawler, mais il ne ressemble pas non plus à la célèbre franchise « Talisman », qui a fait les beaux jours de Games Workshop pendant des décennies. Talisman était, pour ceux qui arrivent en route, une sorte de « Monopoly du jeu d’aventure ». Les personnages voyageaient de région en région, piochaient des cartes, affrontaient des monstres et tentaient de rallier le centre du plateau avant leurs adversaires. Accessible et léger, le jeu était sympa pour les marmots : j’y ai passé de longues heures quand j’étais moi-même enfant.

De son côté, Talisman Récits légendaires, est un jeu dans lequel on se choisit un scénario et où l’on constitue une équipe. On se déplace ensuite sur un plateau différent à chaque partie, sur lequel des tokens (différents eux aussi) sont placés face cachée, et révélés lorsque l’on traverse la région concernée. Chaque joueur dispose d’un sac d’actions dans lequel il va piocher à chaque fois qu’il tente quelque chose.

C’est fun, varié, c’est en français, les marmots adorent et ça donne envie de voir débouler des extensions pour découvrir d’autres histoires. Sans doute le jeu le plus immédiatement adapté aux enfants de cette sélection. J’espère juste que Matagot changera les sacs de la version Pegasus Spiele, car ils sont d’une matière assez désagréable qui ne donne pas trop envie de mettre la main dedans (ça gratte !).

  • L’aventure avec un grand A
  • A partir de 6 – 7 ans
  • Edité par Matagot
  • Dispo en français en septembre

« Tu ne passeras paaaas »

My First Castle Panic

Pour rester dans la Fantasy, voici un excellent premier Tower Defense jouable très petit, vers 3 – 4 ans. Les joueurs doivent empêcher une armée d’envahisseurs orques d’entrer dans le château. À chaque tour de jeu, l’un des joueurs joue une carte lui permettant de chasser un ennemi se trouvant sur une case précise. Chaque case est en effet identifiée par un symbole et une couleur. Aux joueurs de savoir coordonner leurs actions pour se montrer les plus efficaces possible. Mais attention, certains ennemis ont des pouvoirs spéciaux (jouer deux fois de suite, aller directement en tête de cortège) qui vont titiller la réactivité des marmots.

C’est en anglais, mais c’est simplissime à comprendre et il n’y a aucun texte sur le jeu. 

« Coordination absolue ! »

Magic Maze Kids

Entre Dungeon Crawler et Puzzle Game, voici un jeu qui a l’avantage d’être totalement dédié aux enfants. Pas de combats, mais de la collecte d’ingrédients magiques dans un ordre aléatoire pour préparer des potions magiques.

On a bien des cases, des héros, des monstres et de la fantasy, mais il est vrai que Magic Maze Kids tient davantage du puzzle game coopératif que du Dungeon Crawler. En effet, chaque joueur ne contrôle pas un personnage, mais un point cardinal. Le but du jeu consiste donc à déplacer tous les personnages, amis et ennemis, afin de faire en sorte que chaque personnage puisse assurer son déplacement et la collecte de l’ingrédient dont il a besoin, sur des passages forcément tortueux.

Le fin du fin, c’est d’y jouer sans se parler, dans un ballet de coordination silencieuse. Très reposant pour les nerfs.

Si le jeu était trop court en termes de contenu, une extension XXL fait désormais un bien fou à la durée de vie.

« Donjon 421 »

Dungeon Roll

Pour se plonger dans un univers fantasy sans avoir à sortir des tuiles, il n’est pas absurde de conserver un exemplaire de Dungeon Roll sous le coude. Dungeon Roll est un jeu de dés façon « stop ou encore », dans lequel les joueurs se créent une équipe d’aventuriers qui descend de plus en plus profondément dans un donjon pour en collecter les trésors, mais qui doit prendre la décision de remonter avant d’être décimée. Il faut en effet sacrifier certains membres de son équipe pour passer les ennemis, et l’ombre du dragon n’est jamais loin. Le truc cool, c’est que les bonus glanés au premier round permettent au joueur d’être bien plus puissant pour les rounds suivants, et donc d’aller plus loin. Au final, le joueur qui ramène le plus d’XP gagne la partie. 

C’est un jeu choupinet et facile à sortir, mais qui souffre d’un gros défaut : pendant qu’un joueur effectue sa descente, les autres n’ont pas grand-chose d’autre à faire que de le regarder et d’espérer qu’il se plante. C’est donc un peu moins longuet en solo.

Ça vaut tout de même l’investissement, ne serait-ce que pour faire une partie rapide de temps en temps, avec une mini boîte à transporter.

 

« Optimisons ! »

One Deck Dungeon

Pour le coup, One Deck Dungeon est bel et bien un Dungeon Crawler, mais présenté sous la forme d’un jeu de cartes. On y retrouve tous les éléments du jeu d’exploration de donjons : des personnages, des couloirs, des portes, des monstres et des trésors, mais uniquement sous la forme d’un jeu de cartes. L’idée ici est d’optimiser son jet de dés en attribuant le résultat à telle ou telle compétence.

Intensément coop’, le jeu s’adresse néanmoins à des marmots un peu grands, on va dire 8 – 10 ans, car la mécanique est un peu plus subtile que celle de jeter deux dés pour savoir si on a gagné. Il faut savoir prendre le risque d’ouvrir certaines portes et avoir la sagesse d’en conserver d’autres fermées, dans un très agréable parcours donjonnesque avec tout le bestiaire habituel : slimes, squelettes and co. Génial, pour faire bosser ses maths.

Fais pas ton timide ! 

Shy Monsters

Shy Monsters est un jeu en français édité par Oz Editions et accessible dès 8 ans pour des parties plutôt courtes (10 à 20 minutes). C’est un jeu pour deux joueurs exclusivement, en mode PVP (1 contre 1). Dans Shy Monsters, un joueur incarne un chevalier et le second un maître de donjon. Le chevalier doit tenter de s’échapper du donjon sans se faire dévorer par les monstres qui peuplent les lieux. L’autre joueur doit concevoir le donjon de façon à tendre des pièges et à réussir à stopper le chevalier avec les monstres.

Le donjon se construit à l’aide de tuiles que l’on positionne face cachée (une tuile « entrée », une tuile « sortie », trois tuiles « couloir » et deux tuiles « monstres » parmi six possible). Il existe différents types de monstres et chaque monstre n’est actif (actif = RIP le chevalier) que selon un positionnement dans le donjon bien précis. Le chevalier de son côté a deux actions pour s’en sortir : sauter par-dessus une tuile pour éviter un éventuel monstre ou attaquer une tuile s’il pense qu’elle cache un gros méchant pas beau.  L’élément clef du jeu tient donc dans la construction du donjon. Le maître du donjon doit disposer les tuiles avec subtilité pour que ses monstres soient efficaces, mais également s’arranger pour ne pas rendre leur présence trop évidente pour l’adversaire !

Ici, pas de trésor, de potion magique ou de personnages multiples mais un unique chevalier versus six monstres. La profondeur de jeu est pourtant incroyable grâce à une excellente mécanique de jeu ! Shy Monsters peut constituer une bonne introduction aux dungeon crawlers pour les marmots. Il introduit de la déduction, du bluff et de la prise de risque entre les deux joueurs autour des exigences de placement propres à chaque monstre. L’ensemble donne un jeu de défi très amusant et rapide jouer, qui peut de plus être emporté partout avec soi grâce à son petit format.

« Va au coin ! »

Dungeon Quest

Je ne résiste pas, pour finir, à l’idée de vous parler de l’un de mes jeux chouchous, que vous pouvez sortir si vous souhaitez être cruel avec vos enfants. En effet, plutôt que 5 minutes au piquet ou qu’une longue page d’écriture, une partie de Dungeon Quest leur remettra sans doute les idées en place.

N’allez pas croire que le jeu est mauvais ou ennuyeux, bien au contraire. Il est tout simplement excellent. Son propos est de visiter un donjon généré aléatoirement pour en extraire le plus d’or possible avant que les portes ne se referment.

Mais DungeonQuest a une particularité étonnante : il est d’une injustice légendaire. Le jeu est méchant, punitif et cruel. Il peut vous éliminer dès le premier tour, sur une simple pioche de carte. Vous pouvez vous retrouver emmuré vivant, tomber dans une fosse ou vous faire massacrer par un monstre avant même d’avoir ramassé votre première pièce d’or.

Idéal avec des enfants, donc, pour les dégoûter à jamais du jeu de plateau et leur apprendre que la vie est décidément bien mayssante.

  • Un excellent jeu pour punir ses proches
  • Pour 1 à 4 joueurs
  • Jouable dès la naissance, pour leur apprendre la vie
  • Édité en français par EDGE!
  • Le trouver… en brocante. 

Voilà, c’est fini pour cette fois ! Il y a évidemment beaucoup d’autres jeux que l’on peut bidouiller pour explorer des donjons avec des marmots, de notre côté on aimerait beaucoup essayer des choses comme Ghostbusters, Room 25 ou Arcadia Quest, histoire de voir. Nul doute que vous nous ferez part de vos chouchous afin qu’on puisse lancer un second chapitre de cette descente dans les profondeurs, armés de nos épées en mousse et impatients de looter des paquets de fraise tagada !

 

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